Elévation du point d'ébullition avee la pression
Si la pression dépasse 7(j centimètres, i! faut élever la température du liquide au-dessus du point d'ébullition normal pour atteindre une force élastique maximum supérieure à 76 centimètres.
Dans la graduation des thermomètres, on doit tenir compte dés variations avec la pression du point d'ébullition de l'eau pour la détermination précise du point 100 (281). Le niveau où s'arrête le
CHALEUR
are dans la vapeur d'eau bouillanle ne représente en effet le
Oral JIMl (|ite si la pression extérieure est 76 centimètres. Si elle est
iHèri'nlc, lu table des forces élastiques maximum fait connaître la
npérature qui correspond à la pression observée. A 100", une dif-
«rence de 27 inillimëlres dans la pression correspond à une variation
Id'environ 1" et on admet, sans erreur appréciable, que pour de plus
lf«lils écarts, il y a proportionnalité.
L'md n'entrerait en i-liullilion qu'à 120", si on exerçait à la surface Ilibpe une pression de 2 atmosph<;res.
384. Influence de la profondeur du liquide sur la tempé- I rature d'ébullition. — Puisque la vapeur, pour se former, doit 1 lïoir uuu forcé élastique au moins égale à la pression qui s'exerce I Wï elle, cett».' pression croît à l'intérieur du liquide avec la distance
MDivean libre ; la température marquée par un thermomètre pendant Llcbulliiion augmentera donc avec la profondeur à laquelle le IherinoiBelrcDsi plongé.
U différence entre le point d'ébullition de l'eau à la surface et dans linlépieur d'un vase atteint 1" à une profondeur d'environ 37 centi- "iflres. La force élastique de la vapeur d'eau fait en effet équilibre à 11* colonne de mercure de 70 centimètres à 100" et à une colonne de p8-)-2,7 à loi"; cet accroissement de force élastique correspond à ■Wbnteur d'eau 3,7 . 13,6 = 36,72,
385. Influence de la pureté du liquide. — Les solutions Mlioes out un point d'ébullition plus élevé que l'eau pure : l'eau
* «Inrée de chlorure de sodium bout à 108", 5, l'eau saturée de ' thlorarede calcium à I79",5.
'^ point d'ébullition de l'eau s'élève donc quand elle lient en ' WKoliition des substances étrangères. Il s'agit de la température '••un thermomètre plongé dans le liquide, car la température delà
*'P*ur au-dessus de la surface libre est toujours 100" sous la pres-
386. Influence de la présence d'un gaz. — Pour que l'ébull'iliuii ail |j^.y à la température à laquelle la force élastique de la *P*ur est égale a la pression qui surmonte le liquide, il est néces- *^. qu'il y ait des gaz dans le liquide, sinon le point d'ébullition "'*V6. Les bulles d'air adhérentes aux parois du vase se comportent «mine des noyaux de formation des bulles de vapeur. Dans un ballon
lavé à l'acide 8ulfur
le point rtl
de verre soi^eusement
de l'eau est île I" ou 2" plus élevé que dans un vase de métal
parois retiennent mieux l'air à leur surface.
Dans l'eau absolvmenl purgée de gaz, VéhulUlion n'a lien difficilement. On fait un mélange en proportions convenabh de lin et d'essence de girofle ayant un peu au-dessus de densité égale à celle de l'eau; en introduisant des gouttes d' ce liquide, elles forment des sphères qui y restent suspenc se mélanger avec lui. On a pu élever leur température jusi sans qu'il y eût ébuUition. Si on vient à les toucher avec une de verre, une violente vaporisation a lieu instantanément, quantité d'air ailhérente au verre fournissant à la vapeur le elle a besoin pour se former.
Lorsque dans un ballon de verre lavé à l'acide sulfurique bouillir de l'eau assez longtemps pour chasser tout l'air, l't a lieu au-dessus de 100". L'cbullition cesse quand on retire du feu, bien tjue la température soit encore supérieure à i( l'ébullilion se reproduit avec violence si l'on y fait passer uï électrique qui produit des bulles de gaz en décompost (fig. 263). L'ébullilion cesse quand on interrompt le cou: opère plus simplement en projetant dans l'eau une limaille m
Figr. îtsa.
Fig. 26t.
qui apporte avec elle de l'air adhérent à sa surface. Cette perd sa propriété de provoquer l'ébullition si l'air qu'elle ra été dégagé par une ébullition très prolongée.
L'ébuUition se reproduit encore si, au lieu de projeter de 1« dans l'eau du ballon, on y descend une petite cloche de verw sée, formée à l'extrémité d'un tube de verre t étranglé à (fig. 264) et contenant un peu d'air. C'est exclusivement à l'e de la petite cloche i' que se produisent les bulles de vapeur et
CHALEUR 263
huiles entraîne avec elle une très petite quantité de gaz. Une L,i<e «l'air extrômement faible sullil pour entretenir i'ébuUilion à tOO^ pendant un temps très long. LûbuUilion cesse si on retire la cloche.
Niius voyons en défmilive que si une atmosphère j^aïeuse manque à Tinté» rieur du liqnide, l'éliullition peut être retardée. On peut donc dire que la inii|x>raturc d'cbuilition normale d'un liquide est la température minimum ibupielle le corps (icut exister à l'état de vapeur aous la pression normale. L'fiii liquide est nécessaire auiJcssous de cette température.
InOnence de la viscosité du liquide. — La résistance qu'une Tapeur éprouve pour écarter les molécules, croît avec la cohésion du liquide. L'ëbullition de certains liquides visqueux, tels qne l'acide «ulfurique, est accompagnée de soubresauts.