RÉFRACTION DB LA CHALEUR
474. Les lois géométriques de la réfraction de la chaleur sont celles de la réfraction de la lumière (loi du plan d'incidence et loi des sinus (648). Ces lois conduisent aux mêmes conséquences que dans le cas de la lumière : concentration de la chaleur par ime lentille convergente, déviation et décomposition de la chaleur par un prisme.
475. Décomposition de la chaleur solaire par un prisme. — Avec une lentille convergente en sel gemme (481) on projette sur-
CHALEUn
un écran l'image nette S' d'une fente fine S éclairée par les rayons >laires. Avant de former cette image, les rayons qui sortent de la ïnlîlle sont reçus par un prisme en sel gemme dont larôle réfringente it parallèle à la fente (fîg. 318) ; ce prisme, au minimum de déviation,
Fig. 318.
décompose l'image de la fente en l'allongeant perpendiculairement à son ar<Me (693)- Dans ce spectre lumineux, où le rouge est le moina dévié et le violet le plus dévié (fig. 318), on promène nnepile Ihermo-
Jâ
If
-T^vvi-
Fig. 319.
Fig. 330.
"fcirique linéaire, formée d'une ligne de soudures parallèle à la lenie éclairante et à l'aréle réfringente du prisme et assez étroite P^W n'admettre qu'une très petite partie du faisceau dispersé (fig. 319).
COnaS DE PHYSIQUE
Une fente à bords mobiles F, commandée par une vis v, fait varier largeur du faisceau reçu par la pile. La pile linéaire est montée sur la règle mobile R du banc de Melloni et est amenée à recevoir successivement les diverses couleurs du spectre (Gg. 320).
Dans le violet la pile n'accuse que très peu de chaleur; la chaleur augmente à mesure qu'on se rapproche du rouge et persiste dans la partie obscure jusqu'à une certaine distance en deçà du rouge.
476. Distribution de la chaleur dans un spectre prisma. tique solaire. — Si nous portons sur une ligne horizontale une longueur égale à l'étendue du spectre calorifique obtenu avec ua prisme et une lentille de sel gemme, et si sur cette droite nous élevons des perpendiculaires proportionnelles aux impulsions observées dans les positions successives de la pile thermo-électrique, les
extrémités de ces ordonnées figurent la distribution de la chaleur le long du spectre : très faibles dans le violet, les intensités augmentent à mesure qu'on s'approche du rouge, et elles sont plvs fortes dans U partie obscure que dans la partie lumineuse. La courbe offre un maximum accentué M dans la partie obscure (7241 infra-rouge (fig. 321). La chaleur ne disparaît que loin du rouge. Un faisceau solaire comprend donc des rHtjonn calorifiques décomposables comme les rayons lumineux en un spectre. Ce spectre offre des rayons de même réfrangibililé que les rayons lumineux, et en outre des rayons obscurs moins déviés et par conséquent moins réfrangibles.