Spectres calorifiques des diverses sources. — Les
sources calorifiques non lumineuses, analysées comme la lumière solaire, ne donnent qu'un spectre obscur moins dé^'ié que le rouge. Les corps incandescents émettent en même temps des rayons calorifiques obscurs et des rayons calorifiques lumineux.
Quand on fait passer dans un fil de platine un courant électrique
CHALEUR
ont on augmente graduellement l'intensité, le spectre du fil ne ' pKKDle d'abord que des rayons obscurs caloriliques ; vers 500' le fil devient rouge sombre, et une bande rouge apparaît dans le spectre ; l'éclat du rouge et son action calorifique augmentent quand la température crott, puis de l'orangé apparaît; quand le fil a atteint le blanc, le spectre s'étend jusqu'au violet, et la pile linéaire promenée le long du spectre accuse une répartition de la chaleur analogue à celle du «pectre solaire, c'est-à-dire de la chaleur qui va en décroissant du nage an violet. A mesure que la température s'élève, les radiations obtcores infra-rouges augmentent elles-mêmes d'intensité calori-
POUVOmS DIATHÇRMANES
478. On appelle pouvoir dlathermane d'une substance, sous une «peisseur déterminée et pour une source calorifique donnée, le rappf^rt entre la quantilc de chaleur transmiiie el lu quantité de chaleur ividente.
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479. Détermination des pouvoirs diathermanes. — Pour "•parer les pouvoirs diathermanes des diverses substances, on les
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COUnS DE PHYSIQUE
taille en lames à faces parallèles, de même épaisseur, et on deux mesures suivantes (fig. 322) :
1° On reçoit sur la pile P le rayonnement direct de la soun on note l'impulsion a du galvanomètre.
2° Entre la source S et la pile on interpose une lame L placi licalement sur un support, et on note la nouvelle impulsion
rapport — est le pouvoir diathermane de la lame !..
Les pouvoirs diathermanes dépendent de la nature de la calorifique, de la nature do la substance, et de son épaisseur.
480. Influence de la nature de la source. — L'analyse j prisme nous a montré qu'une source émet des rayons caloriliqu réfrangibilités diflërentes ; k chaque réfrangibililé corresponn une substance donnée an pouvoir diathermane spécial.
Une lame de verre est opaque pour les rayons obscurs peu ) gibles, tels que ceux qui sont émis par un cube à faces Q contenant de l'eau bouillante ; elle se laisse mieux traverser rayons obscurs voisins du rouge lumineux; enfin elle est aussi parente pour la chaleur des rayons calorifiques lumineux qu< leur lumière.
C'est en appliquant les indications précédentes qu'on mainti une température élevée une serre vitrée exposée au midi. La | lumineuse de la chaleur solaire et la partie obscure la plus ré gible traversent les vitres et échauffent les corps qu'elles reni à l'intérieur. Ceux-ci n'énielteiiL (jue des rayons obscurs de réfrangibililé qui ne peuvent plus sortir, s'accumulent dausl'e: et en élèvent la température.
481. Influence de la nature de la substance. — Substî tramspaTentes. — Les substances transparentes laissent pass chaleur lumineuse, mais elles absorbent pour la plupart une QÉ partie de la chaleur obscure. Le verre est opaque pour les ri obscurs peu réfrangibles, l'alun arrête presque toute la ch obscure, l'eau est également athermane pour les rayons obs<4 en est de môme pour les liquides de l'œil, de telle sorte que rétine était sensible aux rayonnements obscurs, ceux-ci ne poun l'impressionner puisqu'ils ne lui parviennent pas. ■
L'aiV sec est diathermane pour la chaleur, les rayons solaîi traversent sans l'échaurTer. Les gaz simples ou leurs mélang
CHALEUB
dialhiTrii.inus, les gaz composés sont au contraire absorbants. Ainsi U mpeur d'eaa arrête dans une grande proportion la chaleur obscure. Celle propriété de la vapeur d'eau joue un rôle important en Méléo- \ nlngie. L'air humide almosphi-rique proli-ge notre globe pendant le I jour contre une insolation trop vive en absorbant une grande partie I des radiations solaires obscures. La chaleur obscure que le sol khiiuffi- émet pendant la nuit est à son tour arrêtée par la vapeur i'eja des couches inférieures de l'atmosphère, et cette action nous préserve d'un refroidissement trop accentué. D'après cela, c'est dans i les contrées les plus sèches (Sahara, Asie centrale) que la températare subit les plus fortes variations. Dans les îles de petite étendue les variations de température sont faibles du jour à la nuit.
Sel gemme. — Le sel gemme, seul, laisse passer la totalité de la Dr incidente; quelle que soit son épaisseur, il en transmet les .Les 0,08 de perte proviennent des réflexions sur les deux faces de Ularne. Le sel gemme se comporte comme une substtince Iranspa- I KDle et incolore pour toutes les radia ti'uns. C'est à cause de celte transparence qu'on emploie une lentille et un prisme de sel gemme pour l'analyse d'un faisceau calorifique, lîn raison de l'absorption pw le verre, le spectre serait beaucoup moins étendu dans la région «loriBque obscure si l'on faisait usage d'une lentille et d'un prisme ii verre.
Snliatanoea non transparentes. — Les substances opaques pour ** lumière le sont aussi pour la chaleur correspondante; l'absorption l*^tend souvent à la chaleur obscure, mais de même que nous avons rencontré des substances transparentes pour la chaleur lumineuse et l*paijues pour la chaleur obscure, certains corps peuvent arrêter la toaleur lumineuse et laisser passer la chaleur obscure. Tel est le FC«8 du tel gemme enfumé, d'une solution d'iode dans le sulfure de i^rbone.
Plaçons à petite distance des charbons d'un arc électrique un
^011 de verre rempli d'eau : la lumière sera concentrée au delà du
■ton en un foyer lumineux où la pile thermo-électrique n'accuse
I" un« faible chaleur. Remplaçons l'eau par une solution d'iode dans
'^'Ufure de carbone, assez concentrée pour paraître opaque. 11 n'y
""3 plus de foyer lumineux, mais une vive concentration de chaleur,
P'ible d'enflammer du fulmicolon noirci.
'interposition de deux lames différentes. — Une lame d'alun ^^ la chaleur lumineuse, une lame de sel gemme enfumée arrête
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COtjnS DS PHYSIQUE
la chaleur obscure ; l'ensemble des deux lames intercepte le rayonrt ment tout entier. L'analogie avec les effets produits en lumière pa les verres colorés est évidente. Un verre coloré en rouge ne Iransme que la lumière rouge, un verre coloré en vert ne transmet que ii lumière verte. Le système des deux verres superposés arrête touteli lumière.
Influence de l'épaissear de la lame absorbante. — La quantité d chaleur qui traverse une lame absorbante décroît à mesure qu l'épaisseur augmente ; toutefois, au delà d'une certaine épaisseur, 1 diminution n'est plus appréciable. Cela tient à l'inégale absorpl par la hime des diverses radiations du faisceau incident.
Concevons, en effet, la lame décomposée en tranches de met épaisseur parallèles à la face d'entrée : un faisceau qui a truver une première tranche arrive à la seconde appauvri des radiations pi absorbables, retenues par la première. La deuxième tranche prodi une nouvelle épuration du faisceau, et l'absorption par les trancl suivantes diminue puisque le faisceau a déjà perdu la plus g; partie des radiations absorbables par la substance.