CLASSIFICATION DES COULEURS
Couleurs simples. — Les couleurs du spectre, c'est-à-dire urs qui proviennent de la décomposition par le prisme de la tolaire ou d'une source lumineuse quelconque ont été appelears simples j)arce qu'un nouveau passage à travers un 0 produit plus de chaugcmcnl de couleur (695}.
703. Couleurs composées. — Une couleur que le prisme décompose en plusieurs couleurs simples est dite composée. Notre obU m distingue pas directement une couleur simple d'une couleur composée. La distinction se fait par le prisme.
Les corps de la nature ont rarement des couleurs simples, c'est-àdire des couleurs que le prisme ne décompose pas.
704. Couleurs complémentaires. — La réunion de toutes les couleurs du spectre solaire dans les proportions où elles y entrent produit du blanc, mais on peut aussi obtenir du blanc en associant dans un rapport convenable deux couleurs seulement du spectre, bien choisies. Deux couleurs simples du spectre capables de donner ainsi du blanc par leur réunion sont dites complémentuires. Le rougt et le vert sont complémentaires, de môme le violet et le jaune, le blei et l'orangé.
On appelle aussi complémentaire* deux couleurs tront' posées dont le taélange donne ^ blanc. Si, dans l'expérience de la *■•" composition de ^ lumière par une le*" tille ou un miro" concave, on s*»P" prime avec une es- Fig. 556. pèce de peigne plu-
sieurs des coulei*'* du spectre, les couleurs conservées donnent par la réunion une certaine teinte colorée qui est composée. Les couleurs supprimées donnent une autre teinte également composée. Ces deux teintes oo^' posées, mélangées, formeraient du blanc puisqu'elles contieal»®"* toutes les couleurs du spectre.
La production des couleurs complémentaires peut encore être r^*" Usée avec sept miroirs concaves montés sur une même règle ^ (fig. 556). On produit un spectre d'une longueur telle qu'il tombe ^^^ chacun des miroirs une portion du spectre correspondant à chac***^® des sept couleurs ; si l'on incline ces miroirs de façon à rasseml*** les sept faisceaux en un point unique A, on obtient de la lum»^*^*
i:xe
OPTIQIE
En dirigeant sur un point les rayons d'une partie des miroirs, m autre point les rayons des autres miroirs, on obtient en )ints des teintes complémentaires'".
Couleurs des corps. — Coloration par transparence . — iileur d'un corps transparent résulte de l'absorption qu'il
sur la lumière qui le traverse. Il est incolore s'il laisse passer lent toutes les couleurs. Il est coloré s'il laisse passer certains
et en absorbe d'autres. Il est noir et ne laisse rien passer si nms qui tombent sur lui appartiennent à des couleurs qu'il ^Plinsi, un verre bleu ou vert paraît noir s'il est regardé à I un verre rouge.
ration par diffusion — Les corps ne sont visibles que par la
Bu'ils diiïusenl.
H la lumière blanche du jour, un corps parait blanc s'il également tous les rayons : il n'est plus visible, et on le dit . 'il absorbe tous les rayons également el complètement ; s'il 9 par diffusion certains rayons simples et en absorbe d'autres, lit coloré de la nuance qui résulte du mélange des rayons
i»t" ^ une lumière colorée, un corps ne paraît coloré que par les rs qu'il diffuse. Une étoffe rouge, recevant un spectre, parait lairée dans le rouge et tout à fait noire dans le vert et le bleu, 3 absorbe ces couleurs et ne les diffuse j)as. lomme, une lumière simple n'est pas modifiée dans sa couleur corps sur lequel elle tombe : son intensité seule varie.