VISION
"26. Description de l'œil [Rg. 572). — L'œil, organe de la «n, a la Turnie d'un f,'lobe sphéroïdnl, d'environ 23 millimètres de Diélre, mobile sous l'influence de muscles dans une cavité du crâne lelée orbite. Les mi- * de l'œil sont enve- >és par une memle blanche, très rente S, la sclérotû/ue, \ue, sauf sur lii partie ieurc où elle devient ir/kfe transparente C cornée Iranspapréscnle une cournotablomcnt plus Qoncée que celle du du globe oculaire.
Asclérotiquecsldouinléineuremenl, sauf nvanl, d'une mem- Be vasculaire très ice Ch, la choroïde. Le pigment noir qui tapisse la face interne
choroïde convertit le fond do l'œU en une chambre noire. Ine membrane verticale, colorée à sa face antérieure et opaque, I,
Fig. 572.
l'iris, adhérant par son périmètre extérieur aux prolongemeiiU antérieurs de la choroïde, partage l'œil en deux coiupartimenU inégaux. Ce diaphragme, de nature muscalaire, est percé d'une ouverture centrale et circulaire /) de 3 à 4 millimètres, appelée pupille. C'est par la pupille que la lumière pénètre dans la chambre noire de l'œil.
Un liquide incolore, Vhumeur aqueuse S., ayant à peu près, l'oratn* la cornée transparente, le même indice de réfraction que l'eau, occiip* l'espace compris entre la cornée et l'iris [chambre antérieure).
Immédiatement derrière l'iris, est placé le cristallin, lenliXÏ* biconvexe L, transparente, élastique, plus réfringent* que l'hume «J*" aqueuse, et ayant sa face antérieure moins bombée queIapo9lérieiic~«-
En arrière du cristallin, Vhumeur vitrée V remplit le fond de l'c^^" [chambre postérieure). C'est une masse transparente, gélatineux»-® dont l'indice de réfraction est très peu supérieur à celui de l'hum» '^o.' aqueuse.
Le fond de l'œil, opposé à la cornée transparente, est tapissé im rieurement par la rétine R. membrane mince, translucide sur vivant, épanouissement des fibres du nerf optique. Le nerf opliqu» perfore la sclérotique et se rend dans la masse cérébrale par ii. ouverture percée au fond de l'orbite. Tout rayon qui tombe sur partie sensible de la rétine donne lieu à une impression de lumi transmise au cerveau par le nerf optique.
La partie la plus sensible Je la rétine est appelée tache jn (2 millimètres de diamètre environ) ; elle présente en son centre i petite dépression J appelée fosse centrale; à cûté de la tache jaune trouve un disque {papille) qui est la terminaison du nerf optique L-^ et dont la couleur blanche contraste avec le fond rouge de la choroI«c3
le
la
727. Rôle optique de l'œil. — Dans son ensemble, l'œil p^ être assimilé à une chambre noire dont l'ouverture est la pupilles dont l'écran est la rétine. La sensation d'où résulte la vision d objet accompagne la production de son image sur la rétine par" système convergent de l'œil.
Les milieux de l'œil, cornée et humeur aqueuse, cristallin, co*^f^ vitré et rétine sont terminés par des surfaces sensiblement ï/jA^ny «'^ centrées sur un même axe, l'axe du cristiiUin. L'ouverture delà pu|> »*^
(t) I.a coupe de l'ceil de la figare 57! pasM par le railien de la tache jaune et le de lu lutpille.
OPTIQUE
be laisse passer que des rayons centraux ou voisins de l'axe, rayons parallèles à l'axe du cristallin, tombant sur la cornée, rendus convergents par l'humeur aqueuse, plus convergents core par le cristallin et vont frapper la rétine. On constate expérinientalement que ce système convergent ilonnc d'un objet placé eu «vanl (le l'œil une image réelle et renversée sur la rétine (fig. 57.'^).
L'expérience se fait avec un œil de bœur dont la cornée transpa- '^nto est tournée vers l'objet AB et dont la sclérotique a été assez
Ki(f. 573.
noie extérieurement avec un rasoir pour devenir translucide. On t se dessiner sur le fond une image A'B' réelle, renversée, plus ■lie que l'objet. Les lignes qui joignent les images à leurs points îneux passent toutes par un même poinl C voisin de la face postera du cristallin et se comportant comme le centre optique d'une tille.
iC système optique de i'uiil est un fyslème convergent aij.int un '^^ntre optique .lîlué anr l'axe principal du cristallin'^^ et dnni le
tyer principal postérieur tomhe sur la rétine dans les conditions oyennes.
L.'iris en se contractant diminue l'ouverture de la pupille. I^s '*'*'«tions d'ouverture de la pupille, automatiques, proportionnent à '* sensibilité de la rétine la quantité de lumière qui passe. Il est aisé ''^ constater que la pupille se dilate dans l'obscurité et se contracte *'*'*s l'influence d'une vive lumière.
*^tl réduit. — En appliquant les principes de la théorie des lentilles T***«ae8, on reconnaît qu'avec les indices de réfraction, les épaisseurs et les
'') L» théorie des lentilles inrinimcnt miaces ne peut pas rendre compte des condi-
^** «lu (s ri>rmction à travers les inilieiix do l'œil : il s'agit ici de lentiltti épaine» re«e-
^' 4m rayons voisins du leur axe principal commun.
V~'^ tysièine conver|(Gnl de r<rll .sépara deux nailiiiux inégalement riffringunts, l'un
.'*t l'indice de l'air ut situd en uvant de la cornée, l'autre ayant senslbleiueul l'indice
, * «au ot forniii par rbuniuur vitrtie. Cu ^ystitmc présente un (bycr principal antérieur
^, **** (bycr principal postérieur. Ce dernier eut le point de concours dos rayons paral-
^** 4 l'axe venant Uo l'extériour
564 COUBS DE PHYSIQUE
courbures de ses diverses parties, le système convergent de l'oBil peut être remplacé avec une exactitude suffisante par une surface sphérique unique ayant son centre au centre optique de l'œil et séparant deux milieux inégalement réfringents (fig. 574), l'un ayant l'indice de l'air et situé du coté de la con-
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Fig. a74. Fig. 575.
vexité, l'autre ayant l'indice de l'eau et situé du côté de la concavité de la surface. Le rayon R de cette surface sphérique fictive est un peu supérieur à 5 millimètres. L'oeil ainsi simplifié s'appelle œil réduit; La surface M de l'œil réduit est à 2""°' de la surface de la cornée transparente, oM =î"', «C = T»"" (ûg. 575).
L'expérience démontre différents faits que nous admettrons : ]
1" La production d'une image rétinienne est indispensable à la vision.
2» La vision nette d'un objet et de ses contours exige que la rétine soit le plan conjugué de l'objet par rapport au système convergent de l'œil. Le coa« convergent qui aboutit à l'imiige doit avoir son sommet sur la rétine.
3° Les détails d'un objet sont d'autant plus visibles que le diamètre app^ rent de l'objet vu du centre optique est plus grand ou que l'image rétinien*»-* est plus grande.
4» Quoique l'image d'un objet se dessine sur chacune des deux rétine *i nous ne percevons qu'une image, les impressions se superposant po'«-^ donner une sensation unique.
728. Image rétinienne. — Dans l'œil normal, la rétine occupa*® la place du plan focal postérieur du système convergent et l'imag d'un objet très éloigné se dessine sur la rétine.
Fig. 070.
Pour obtenir l'image d'un objet, il suffit pratiquement de joind au centre optique les différents points de l'objet et de prolonger 1^^* axes secondaires jusqu'à la rétine.
La distance du centre optique C à la rétine est 15"°°"; on démonte "
■que le rapport de grandeur de l'image rétinienne à l'objet t^ = tî i
D distance de l'objet au centre optique, D = </-|- 7, «/dislance de l'objet à la cornée transparente ; la distance de la surface antérieure [de locil au centre optique (Gg. 576) est égale à 7"""'.
Fig. 177.
La grandeur de l'image réliuienne est proportionnelle au diamètre jppiirenl de l'objet vu du centre optique : elle est d'autant plus petite •jue l'objet nb est plus éloigné ^fig. 577).