‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 238 sur 325 · EL · texte numérisé non relu

EL

uation fera connaître (f.

br voir de loin, le presbyte n'a besoin d'aucun verre.

^Svaiuation des distances. — Un seul des deux yeux suffit poiupn; si l'on regarde avec les deux yeux un mCme point, on dirige vers* toi les axes visuels des deux yeux. L'axe visuel est la liane qui jouit le !>tN>er>'6 iit la [lanie la plus sensible de la rétine {tacite jaune), cette

Fig. 18;..

passe par le centre optique et diUére peu de l'axe optique du système r^'ent de i'<£il. La distance d'un point A est d'autant plus petite que k J.\J' des axes visuels (fig 585) est plus grand. La conscience do la (tur de cet angle peut dépendre de l'elTort exige pour faire converger lux axes visuels, elTurt exercé par les organes mis en jeu, par exemjile tucles de l'oeil. C^uand lui objet éloigné change de distance, l'angle des •xes varie très peu et l'apiiréciation du changement de distance devient Itiiie.

ht Jugeons de la grandeur des objets par leur diamètre apparent leur des images rétiniennes) et par leur dislance (évaluation inconside l'angle des axes visuels).

L Appréciation dn relier. — Quand on regarde un objet avec un il, surtout un objet que l'on voit pour la première fois, il semble plat n le serait un dessin : lu vue bimulioiiée avec les deux yeux permet clcr le relief. En voici la raison.

Les deux iroa$(es rétiniennes d'une figure plane d'un objet éloigni' «onl très sensiblement identiques. Mais si l'objet est à trois dimensions et r»jiproche, les deux images diffèrent un peu entre elles, l'œil droit voyant on peu plus do la partie droite de l'objet et l'œil gauche un peu plus de la partie gauche. On s'en rend compte en fixant successivement de l'œil droit et de l'oeil gauche, sans déplacer la tète, un objet & contours bien arrêtés, tel qu'un dé à jouer (fig. 586). La sensation du relief résulte de la légère dilTèrence des images formées dans les deux yeux et de l'impression due à la vision simultanée de ces deux images dissymétriques.

Le stéréoscope de Wheatstonc confirme cette hypothèse. On place en a et en o' deux photographies d'un mémo objet qui ont été prises par deux appareils placés côte à cote comme le seraient les deux yeux; ces photographies sont disposées l'une près de l'autre dans le stéréoscope (fig. 587), un prisme C, interposé entre elles, et

^iS

«■tP»*-

Fig. 586.

Fig. i87

chaque oeil dévie légèrement les rayons partis de chacune et superpose le image en d. On regarde chacune des images avec l'œil correspondant cl simultanéité des impressions donne lieu 6. une vive sensation du relief.

735. Persistance des impressions sur la rétine. — Une sensati^S lumineuse persiste un certain temps après que l'ubjet qui l'u produite a t^^B paru. C'est pour cela que nous voyons sous l'apparence d'une ligne lu^^^ neuse un point brillant qui se meut avec rapidité. La longueur de cette 11^^^ lumineuse est le chemin parcouru par le point lumineux pendant la dti^^^

ordinaire de la persistance, sensiblement jjr de seconde. Il est nécesst*»-^

d'autre part que la lumière agisse sur la rétine pendant im certain te«^^^ pour que la sensation atteigne son maximum et la durée de ce maximum \ d'autant plus grande que la lumière est plus intense.

La sensation des couleurs persiste aussi bien que celle de la forme objets. Nous en avons vu un exemple dans l'expérience du ditque à leeU colorés à propos de la recomposition de la lumière blanche (701).

OPTIQUE

Page 1