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Développement simultané des deux électricités

des deux électricités ne se développe jamais sans qu'il apparaisse quantité égale de l'autre. Pour le montrer, on frotte l'un cotilru

tire deux disques A et lî, l'un de verre,

Bre de bois recouvert de drap et sou-

ts par des manches isolants. Le verre

hharge d'électricité vitrée, le drap d'v- (^

ricité résineuse (fîg. 617). Après la

hration, chacun des deux disques attire

thalle du pendule élcctri<|ue. Si celle

e a été préalablemenl éleclrisée par

Actavec un bâton de verre frotté, le disque de verre la repousse

Ks que le disque de drap l'attire. Le corps frotté et le corps frottant

I donc chargés d'électricités de signes contraires. Leurs charges

I égales, car si les deux disques sont maintenus en contact et

{entés par leur tranche au pendule électrique, ils n'exercent

àoe attraction sur la balle de sureau.

me des deux électricités ne disparaît jamais sans qu'il disparaisse ime temps une quantité égale de l'autre.

Fig. (117.

B2. État neutre et hypothèse des deux fluides. — Le déve-

fsment simultané des deux électricités en quantités égales sur le s frotté et sur le corps frottant a conduit à l'hypothèse des deux

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fluides. Un corps non éleclrisé ou à l'étal neutre se comporte comme si ses particules contenaient des quantités égales de fluide positif «[ de fluide négatif préexistants et juxtaposés. Le frotlement ne ferait que séparer ces électricités qui occupent respeclivemenl les deai corps.

L'existence matérielle de ces deux fluides n'est pas probable, mai» cette hypothèse facilite l'exposé des phénomènes électriques. Noos sommes d'ailleurs dans l'ignorance absolue de la véritable nature de l'électricité.

763. Hypothèse d'un seul fluide. — On résume encore les phénomènes prt'ccdeiits soua une autre foruii-. Un corps à l'état neutre peut eue siippos»? contenir une certaine qu&ntitc d'électricité. Il parait électrisé s'il » contient plus ou moins qu'à l'état neutre : on le dit élcctrisé posiliveinenl dans le premier cas, négativement dans le second. Sa charge est la dilli-renc* entre la iiuanlité qu'il contient et celle qu'il contiendrait à l'état neutre. An moment de réleclrisalion, la quantité totale d'électricité ne change pns, «^ le gain d'électricité de l'un des deux corps en présence est égal i la perte de l'autre. On admet que le verre frotté avec de la laine prend un excès d'él*^' Iriciti', cet excès est égal à l'électricité que perd Iti laine. Nous avons plu* haut appelé positive cette électricité du verre.

764. Signe de rélectricité développée. — Ce signe dépend de la nature du corps frotté et de celle du corps frottant, ^'oici une liste dans laquelle différents corps sont rangés de telle façon que chac*»" d'eux s'éleclrise positivement s'il est frollé par un des corps qui '^ suivent et négativement s'il est frotté par un de ceux qui le procèdent :

Verre poli, drap de laine, papier, soie, gomme laque, résine, vC'^ dépoli, métaux.

Le verre poli et le verre dépoli frottés avec de la laine prennent <3-«* électricités contraires.

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