DÉPERDITION DE L'ÉLECTRICITÉ
Fig. «30.
8. Pression èlectrostatiqne. — Sur un conducteur élcclriaé en e'qui-
, l'électriciti.' d'un ôl(>ment supernciel tel que ab est soumise & l'action
) force résnltante exercée par les diverses charges du champ élcc-
e. Cette force ne peut être ijue
laie à l'élément. Si, en elTet, elle
; une direction oblique telle ijuc 1/°
636), on pourrait la décomposer en
: oomposantea, l'une normale In,
re I( tangente à la surface ; A cause
extrême mobilité des masses Olec-
es sur un conducteur, la composante
intielle déplacerait l'électricité de
D6ni; or cela ne peut avoir lieu
[ue l'équilibre est établi. La force
t«n^e doit être de plus dirigée vers l'extérieur du cimdui-teur. puisque
ne s'opposerait au mouvement vers l'intérieur et ijue l'éiiuitilire a lieu.
I résistance opposée par le milieu isolant qui entoure le conducteur
Sclie la charité de l'élément ab de quitter la surface. On rci'ûnnait que
i»pre**iondu gaz extérieur qui maintient l'électricité à la surface d'un
I, car si l'on introduit sous la cloche d'une machine pneumatique une
K isolée sulTisamment électrisée et si l'tiii fait le vide, on constate
> avoir rendu l'air que la sphère a perdu la plus grande partie de sa
force qui pousse réleciricite vers l'extérieur sur un centimètre carré de tfacc s'appelle pression électrostatique : elle agit contre la pression l|)hérique. On dt'montre que la pression électrostatique en un point proportionnellement au carré de la denstté électrique en ce point.
6. Rôle des pointes. — Sur une pointe, sur una arête d'im électrisé, la densité est extrt^memcnt grande CTTl).
fps électrisé terminé en pointe. — Un corps électrisé terminé inte perd rapidement sa cliargc : les particules d'air et les as de poussière en suspension prennent par contact la même ricité que le conducteur et la dissipent, car ils sont d'autant vivement repoussés <{ue la densité à la pointe est plus forte ; on à la main un vent électrique qui semble s'échapper de la pointe; mme d'une bougie peut être courbée dans le sens du courant et même éteinte [fig. 637). De même que l'air est repoussé par pointe, une pointe est aussi repoussée par l'air : elle se met en
mouvement si elle est mobile et se meut en sens inverse da vent électrique. Cela se démontre avec le tourniquet électrique (fig. 63^. C'est une petite chape mobile sur un axe vertical ; elle porte six %8
Fig. «37.
Fig. 638.
de laiton formant les rayons d'un cercle, recourbées dans le même sens et pointues à leur extrémité. Placé sur une machine électrique
Fig. 03!».
en fonctionnement, cet appareil se met à tourner rapidement en sent inverse de la direction de ses pointes.
Pointe présentée à un corps électrisé. — On décharge comi
Fig. 640.
ÉLBCTRICtTÉ STATIQUE
; un conducteur électrisé en lui présentant une pointe commun!it avec le sol. L'électricité de la pointe est décomposée par lence; si le conducteur est positif, l'électricité négative s'écoule
pointe et va neutraliser le conducteur [fîg. 639). Celte décharge iccompagnée d'un vent électrique qui s'échappe de la pointe
640). Si le conducteur termine par une pointe est isolé, il se fge par influence de la même électricité que le corps électrisé tel il est présenté.
Explication par la pression électrostatique des attractions es répulsions des conducteurs électrisés. — Soient deux conduclayant des charges opposées (Bg. CAi): en vertu du phénomène d'innucncc, AcctricitOs contraires s'accumulent sur les faces en regard, et les densités
Fig. 8 il.
riques y sont beaucoup plus grandes que sur les faces opposées. Les ''^ I électrostatiques sont donc nolublenient plus grandes sur les faces d et entiainent les deux conducteurs l'un vers l'autre s'ils sont Des. A une petite distance, les pressions électrostatiques pourront sur-
r la pression du gaz interposé et établir une conimunicntion pas.sagCre
les deux conducteurs : la réunion des deux LMeclricilés opposées est
ipagnée d'un trait lumineux et bruyant ou étincelle. IcH deux conducteurs sont chargés d'électricité de même signe (fig. 642), ensile» les plus fortes sont sur les faces opposées et les pressions éleo-
tiqucs agissent de manière à éloigner les deux conducteurs.
)1. Étincelle. — Lorsque la distance de deux corps électrisés
lu contraire sur leurs parties voisines est siillisamnient petite,
faction mutuelle des deux électriciti-s peut vaincre la résistance
'air, et on voit se produire un trait de feu avec tm bruil sec : c'est
celle électrique. Elle entraîne des particules des corj)s eiilre
els elle jaillit et rend l'air lumineux sur sou trajet.
COUnS DE PBVSIQUB
Une étincelle courte a la forme d'un trait lumineux [fig. G43), d'i tant plus épais que les quantités d'électricité mises en jeu soot pl^ considérables.
l'ig. 613.
Si la distance augmente, le trait devient grêle, moins brillanl, tj forme d'un zig-zag et se ramifie (fig. 6i4).
Si l'on approche d'un corps électrisê un conducteur à VèUil neuh de l'électricité de nom contraire à celle de l'inducteur se dévc!o[ipe sur la partie de l'induit qui regarde l'inducteur, et une étincelle pcat
Fig. Uii.
Jaillir entre les électricités contraires, ûans le cas oii le conductS' approché du corps éleclrisé est isolé, des charges égales de l'indt»*^ teur et de l'induit se neutralisent, et le conducteur induit ne gar*' plus après l'étincelle que de l'électricilé du même signe que celle ** l'inducteur. Si le conducteur approché du corps électrisê communici ^ avec le sol, le corps électrisê est déchargé après l'étincelle.
L'électricilé qui s'écoule par une pointe offre dans l'obscurité o-^ lueur violacée qui change d'aspect avec le signe de l'électricité qui perd. Une pointe positive paraît entourée d'une aigrette quis'él»1 assez loin de la pointe; une pointe négative se termine par un /W'^ lumineux brillant. ^H
Lorsqu'une étincelle éclate entre deux conducteurs séparés ^E une substance isolante solide, il y a rupture de l'isolant sur le trtai de l'étincelle. Cette décharge à travers l'isolant, accompagnée d'él celle, est appelée décharge disruplive.
ELBCTRICITË STATIQUE
(iii.'i
L'étincelle prend le nom d'e/Jïuve quand elle jaillit dans le vide, ou à la pression ordinaire entre de larges surfaces isolantes.
792. Conservation de l'électricité. — Un corps électrisé res- . terail indélinimcnl électrisé, et son électricité se conserverait, tant que [1*00 ne viendrait pas à la neutraliser par une électricité de signe [contraire, en quantité égale. Si, sur un conducteur isolé, l'électricité ' paraît disparaître d'elle-même, plus ou moins vite, cela tient à un
isolement imparfait; on réussit, en effet, à réduire d'autant plus la I déperdition que l'isolement est rendu plus parfait.
793. Déperdition de l'électricité. — Un conducteur électrisé et isolé, perd lentement son électricité, même lorsqu'il ne présente que des surfaces arrondies et finit par revenir à l'état neutre. La déperdition a lieu par le support, par le gaz ambiant et par la lumière.
Certains supports isolants se laissent peu à peu pénétrer par l'électricité, surtout si la charge du conducteur isolé est forte; la perle est toutefois négligeable si le support isolant est long et fin,
La cause la plus importante de déperdition par les supports est Vhumidité qui les recouvre, car cette couche d'humidité établit une communication superficielle entre le conducteur et le sol. C'est ainsi <]ue les supports de verre isolent mal parce qu'ils attirent l'humidité. Pour cette raison, on doit dessécher ratmos])hère qui entoure les 'Ppareils ; les expériences de Coulomb étaient faites dans une balance "û torsion contenant des fragments de chaux vive. L'éljonile attire rooins l'humidité que le verre et constitue un meilleur isolant.
1-e soufre et ]& paraffine ne sont pas hygrométriques, et, comme ils ©firent d'ailleurs par leur substance une résistance extrêmement 8''ande à la propagation de l'électricité, ils forment d'excellents '"Pports isolants.
L'air sec et en repos est un isolant presque parfait ; l'air humide t***ïo moins bien.
^ l'action de l'isolantet du gaz ambiant il convient d'ajouter l'action
^ la lumière. I.a lumière rouge est sans action, les radiations vio-
^teg et ultra-violettes sont les plus actives. La décharge est rapide
^» toutes les surfaces métalliques à la lumière de l'arc voltaïque et
** l'étincelle électrique, surtout si elles sont électrisées négativement.
*^ conducteur fraîchement poli de zinc, de cadmium et surtout d'alu-
***iium perd presque instantanément sa charge négative à la lumière
'^•©ire ; la déperdition est encore rapide à la lumière diffuse du jour.
636 COUHS DE PHYSIQUE