‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 270 sur 325 · I. Les jarres sont · texte numérisé non relu

I. Les jarres sont

Osées dans une

le de bois dont le

!, revêtu d'une le d'étain, relie lt> es des bouteilles a C poignées métalta fixées aux pade la caisse. Les itures internes n'en forment (|u'une ; il en est de même des ilures externes. Une machine à influence permet de charger rapi- «Di une batlerie; on relie l'anneau du collecteur à l'un des pôles be des poignées extérieures à l'autre pôle et au sol. Un olectros- I à cadran K placé sur l'armature interne fait connaître à tout Inl l'excès de potentiel de l'armature interne sur le sol (fig. 672) ; X ainsi aisé do se mettre en garde contre la rupture qui a lieu si

Kig. 072.

l'attraction des électricités contraires qui imprègnent les deux faces dune lame isolante devient trop forte.

Une batterie est composée d'armatures internes qui n'exercent pas d'influence les unes sur les autres, parce qu'elles sont enveloppées par des armatures externes qui servent d'écrans ; pour cette raison, sa capacité est égale à la somme des capacités des bouteilles ; si 1m bouteilles sont de même verre et de même épaisseur, la capacité est proportionnelle à la surface totale des armatures. Avec n bouteilles identiques, de capacité c, la capacité totale sera ne; une charge au potentiel v exigera une quantité d'électricité ncv. Plus les jarres sont grandes et nombreuses, plus il faut de temps pour charger la batterie.

Condensateurs de grande capacité. — Les condensateurs industriels sont formés de feuilles d'étain alternant avec des feuilles de mica ou de papier paraiFiné (fîg. 673) : les feuilles d'étain d'ordre pair

Fig. «73.

a communiquent ensemble d'un côté en A et forment l'une des armatures ; les feuilles d'ordre impair b débordent de l'autre côté, et son» réunies pour former l'autre armature qui aboutit en B. Cette disposition permet de réaliser une 1res grande capacité sous ai» p«'*' volume.

831. Énergrle d'un condensateur. — Si l'on réunit par ^ conducteur les deux armatures d'un condensateur chargé, il y * décharge, c'est-à-dire égalisation des potentiels des deux armatup^*" Cette décharge donne lieu dans les corps qu'elle traverse à diver^® manifestations d'énergie. Un condensateur a donc acquis par la cha*"^ une énergie potentielle qui disparaît par la décharge.

Cette énergie potentielle est égale à la somme des travaux qu'^^ effectue en s'annulant.

L'énergie d'un condensateur est égale à la somme des énergie» ** ses deux armatures (812).

jQr =^ HCf *.

ins par r le potentiel du (îollecteur, par c sa capacité. I I

Iq collecteur est -Qi'=;^c«*, puisque Q = cti; le potenkdenseur étant nul, le relatif à son énergie est ^ ^

barge d'une batterie est

Ii par suite son énergie

Condensateurs en cascade

). — Dans oc modo d'associaréunit l'armature interne i, einière à l'un des pôles d'une 8, l'armature externe e, de lièrc à l'arniatiire interne f, iuxièmc, l'armature externe leuxième à l'armature interne troisième, l'armature externe ' au sol et au deuxième pôle ttUfce. Supposons toutes les !8 identiques, de capacitif c.

I charge, une quantité d'élec- , au potentiel v, occupe l'arinterne de l.i première; elle 82) deux charges — cet + q 5t l'î («1 et i-2 sont au môme 1 «)); en passant suri;, q in- Jct + q sur e-j et ij (e, et f, n(me potentiel l'â) : q passant — gct + 7 sur Cj et t,...

Fig. U74.

V — it| est la dilTérence de potentiel entre t| el «i »i — 0. — entre i. et e.,

tij — Pj — entre tj et «|.

ittrgea des n bouteilles successives seront :

? = «(«> — Pi) « = f ("i — «'«) ? = e (Vj — Pj)

\ équations (a), en raison de l'égalité des charges et de l'égalité p, les diiïèrcnces v — l'i, l'i — »»... sont égales entre elles. Cette

disposition des bouteilles s'appelle dùposition en cascade parce qu'il jr a chute de potentiel d'une bouteille à la suivante.

ti„ = 0 puisque la dernière armature communique avec le sol. » = i) — I), 4- 1), — «s -f- fjj — rj... + «i, , — p..

La différence de potentiel v étant répartie sur n épaisseurs de verre, dou pouvons faire supporter à ce système une différence de potentiel n (ois plus forte qu'à une batterie.

Ajoutons les équations (a) :

nq = cv oa a s= - v

La seule armature qui donne un terme pour l'énergie du système eat I* première :

Les autres armatures ne produisent aucun travail à la décharge ; en det, «, et L forment un conducteur soumis k l'influence dont la charge totale est nulle, de même e» et ij... : les termes qui correspondent à leurs énergies sont nuls; la dernière armature ne donne rien parce que son potentid est nul.

EFFETS DES DÉCHAHOES ÉI^CTRIQUES

L'énergie dépensée dans la charge des conducteurs électrisés et des condensateurs se manifeste dans la décharge par divers effets : eff^ lumineux, effets calorifiques, effets chimiques, effets micaniq^fi effets physiologiques. |

833. Effets lumineux. — L'étincelle électrique est un phénoi»^ | lumineux qui accompagne le passage de t électricité à travers un »*** lant entre deux conducteurs offrant une différence de potentiel so®* santé. Si l'on approche le doigt ou un conducteur arrondi commo**' quant avec le sol du cylindre d'une machine électrique en activité, °° en fait jaillir des étincelles de plusieurs centimètres de longueur.

Distance explosive. — La longueur de l'étincelle ou la disl0^ explosive croît avec la différence de potentiel des deux conductc*'^ entre lesquels elle éclate. La distance explosive se mesure avec ^ micromètre à étincelles, appareil formé de deux sphères métallitj'' portées par des pieds isolants et dont la distance peut être variée mesurée. Tant qu'elle est petite, la distance explosive est proport»^

F.LECTBICITE 8TATIQ0E

lérence de potenliol des deux boules. Elle croit ensuite I la différence de potentiel.

ces de rétincelle. — Si elle est courte et produite entre

leurs de grande capacité, l'étincelle a la forme d'un trait

pais (Gg. 6i3) ; le trait devient élroil, sinueux et ramifié

ice augmente et si la capacité des conducteurs diminue

►ans tous les cas, quelle que soit la cupaci'lé des conduc-

lesquels l'étincelle éclate, une même Jislance explosive

toujours à la même différence de potentiel.

lié qui se perd par une pointe oiïre dans l'obscurité une

iée : comme nous l'avons vu à pro[ios de la machine de

cette lueur chanpfe de forme avec le signe de l'électricité

Ces lueurs prennent le nom à.'efjluves quand elles s'éta-

I lieu dans les gaz raréfiés ou quelquefois à la pression

Ire de larges surfaces isolantes.

l'une étincelle est excessivement courte. Pendant le temps ne étincelle d'une machine de Wimshurst en activité, les Itain semblent immobiles.

t&celants. — On obtient un grand nombre d'élin-

ne seule décharge en mullipliant les solutions de % conducteur traversé. Les tubes étincelants sont !e verre à l'intérieur desquels sont collés en spi- 4ts losanges d'étain dont les pointes sont très i et en regard (fig. 675). Le tube est terminé à ses lilés par deux pii'-ces métalliques A et B que l'on inx pôles d'une machine électrique ou aux deux d'un condensateur. Des étincelles éclatent entre

BB successifs des losanges en donnant la senligne lumineuse continue. L'expérience se fait

ité.

^ans un gaz raréflë. — La distance explosive lent plus longue dans l'air raréfié que dans l'air, 'obtient plus alors une étincelle, mais une ellluvc. ilrique, qui sert à l'étude de l'étincelle dans le globe ovoïde de verre, porté sur un pied de iversé à ses extrémités par deux tiges métal- Srminent des boules; l'une des tiges est mobile Ite à cuir. Après avoir fait le vide dans l'œuf Fig. B7.>

COURS DE PlIVSIQl'L

électrique, si l'on dirige une déchar^'e par les deux tiges, une g«rU violacée apparaît entre les deux boules intérieures (fig. 67(j).

Les gaz offrent une résistance minimuin as passage de l'électricité pour une pression de quelques millimètres de mercure. Au-dessous de cette pression, la résistance augmente très vile. L'étincelle ne passe plus quand la raréfaction est très grande. Le meilleur isolant est un vide parfait.

Couleur de l'étincelle. — L'ellluve prend diverses couleurs dans les gaz raréfiés : elle est violette dans l'azote, rouge sombre dans l'by» drogène, verte dans l'acide carljoniijue. L'cdluvc, examinée au microscope, offre les bandes caractéristiques des gaz. Dans l'air, à la pression •ordinaire, l'éclat et la couleur de l'étincelli- J^ pendent des particules arrachées aux conducteur» et portées à l'incandescence parla décharj,'e.

Fig. 670.

834. £ffets calorifiques. — Inflammation. — L'étincelle qi» accompagne une décharge est capable de |)roduire l'inflammation <« corps combustibles. On verse dans une capsule métallique coramao'' quant avec le sol de l'éther ou de l'alcool légèrement chauffé el on approche du liquide le bouton dune bouteille de Leyde tenue i« 1* main : le mélange d'air et de vapeur do la surface s'enflamme. CiloQS encore l'inllammation du coton poudre et l'inflammation de la poudre- Pour cette dernière, il convient de retarder la décharge en interealaD' un médiocre conducteur tel qu'un cordon mouillé, car à travers ^ conducteur métallique la décharge serait si brusque qu'elle ne fera'* que disperser la poudre sans l'enflammer.

L'étincelle sert aussi à enflammer des mélanges gazeux tels qa'tio ^ mélange d'hydrogène et d'oXÎ"

gène. C'est ainsi qu'on réal»»® habituellement la synlhètc ot l'eau dans l'eudiomélre. Le /»**" tolel de Valu est une autre forio* do la my?me expérience. Un vasc métallique A contenant un mélange d'air et de gaz d'éclairag*»

porte latéralement une lubu-

Pig. C77.

Fig. r,78.

ÉLECTniCITÉ STATIQUE

I dans laquelle est mastiqué un tube de verre (fig. 677] ; ce tube traversé par une ti>^e métallique D qui se termine en E à une ite distance de la paroi opposée (fig. GTS). On enflamme le mélange eux en faisant jaillir une étincelle électrique dans l'intervalle de la Bctdela paroi. Le vif (ié>ragement de chaleur qui accompagne la iduction de vapeur d'eau donne lieu à une grande expansion de gaz 1 une projection du bouchon B qui ferme le vase.

Ichauffement des conducteurs. — Daus son passage à travers les iducteurs qu'elle parcourt la décharge dégage de la chaleur. La Jeur dégagée ne .te distribue pas également dans les divers conducfi, maisproporlionnetlemenl ii lu résistance qu'ils oITronl au passage 'électricité ; un conducteur de petite section qui n'oiïre à la décharge no passage insulTisanl s'échaufTe plus qu'un gros fil à travers lequel irculation est plus libre.

! le circuit de décharge, au lieu d'être unique, offre plusieurs citennna à eiricite qui s'écuulc entre les deux armatures, la ruute suivie n'est pas ours celle qui parait lu plus conductrice et on peut \'oir dans certains cas Ictririti^ franchir un intervalle d'air au lieu de suivre un 111 métallique. :|ilion<imîïnes de self induction, en électricité dynamique, font connaître («lise de ces préférences souvent uLservécs dans lu chute de la foudre 86) et au premier abord, inattendues.

Ixcitateur universel. — Cet appareil, destiné à diriger la décharge

le batterie dans diverses sub-

tees. comprend deux tiges iné-

ques A et B, mobiles autour de

rnières et supportées par des

is isolants (lig. 671)). A leurs

lémités en regard, ces tiges

1 terminées par des boules, et

leurs extrémités opposées elles

i reliées, au moyeu de tringles

le chaînes, aux armatures du condensateur. Une tablette T peut

rir à recevoir les cor[>s sur lesquels on veut opérer.

n fil métallique fin dh, tendu entre les deux boules, peutétre fondu

la décharge. On laisse dans le circuit un intervalle d'air à travers

lel ou efTecluc la décharge avec un excitateur à manches de verre

acpérience du portrait de Franklin. — Cette expérience a pour A la volatilisation d'une feuille d'or très mince. Les tiges de cilateur sont en contact avec deux feuilles d'élain sur les bords

l'ig. ii;;i.

desquelles est appliquée la feuille d'or. Un carton mince décoapé représentant le portrait de Franklin, est posé sur la feuille d'or el recouvert par un tissu de soie blanche. Pour assurer le contacl, le

Kig. G(t().

tout est fortement pressé entre des feuilles de carton et deux plaBcheltes. En raison de la résistance électrique relativement plus forte de la très mince feuille d'or qui sépare les deux feuilles d'étain, lapine

vV^s.

Vig. (.(il.

grande partie de la chaleur développée par la décharge d'une bnlte'*^ s'y dégage, la chaleur développée dans le reste du circuit do la <**' charge est négligeable, les particules de la feuille d'or volatilisée aO^^ projetées, traversent les vides des découpures et impriment le portr^^ sur la soie blanche en s'y condensant (Hg. 681).

835. Mesure de Tënergie d'une décharge. — Lorsque les bnino''*'

de l'exciiiiteur et les conducteurs employés pour les décharges des batter*"' sont des tiges métalliiiufs de forte section, réohauffement des fondiicte*'" est insignifiant, l'énccgrie de la diloharge se dépense dans l'étincelle qui *^ vive et bruyante; mais si un lil sufTisomment fin est intercalé dans un oir*?"'' dont les autres parties sont des conducteurs de gros diamètre, c'est dans '^ ni que se dégage la presque totalité de la chaleur de la déchar^. L'étinc^''''

ÉLECTRICITÉ STATIQDE

rend alors elle-même qu'une faible partie de la chaleur totale, et l'échaufmt du fil permet de calculer avec une exactitude sufllsante l'énergie de

charge.

Ikr

momitre à air (fig. 682). — L'échauffemcnt d'une fine spirale de fil de Itine 8e mesure au moyen d'un tliermomùtre à air dans le réservoir R Hicl 1« spirale f est tendue. Les deux tubulures A et B auxquelles est

Fig. U82.

jettic la spirale sont munies de bornes destinées à recevoir les conduc- I* lie lu liitlterie qui sert à proilulre lu décharge. L'air dilaté par l'écLauf- •ai (lu lil pousse une colonne d'un lii|uido coloré dans un iuIk- thermolïiquc incliné. D'après ruchuuiremcnt de l'air intérieur, on détermine le Birc W de calories dégagées, on en déduit l'énergie de lo décharge JW tt lu nombre 4,17, éi(uivalent mécanique de la calorie en joules). B vérifie que l'onergic de la décharge est proportionnelle au carré de In Mité d'électricité de In décharge, et en raison inverse de lu capacité de lu Ihc (ou du nomhre des bouteilles si elles sont identiques), conformément

tprcssiou théorique (811)

httexlle niicfomètrique. — On compare les ipiantités d'clertricité des dé-

fes a l'aide d'une bouteille microniétri(|ue (bou-

t de Lane). C'est une bouteille dont l'arnialure

hke communique avec une petite sphère qu'une

bioroniétrique permet d'approclier in volonté du

On de l'armature intérieure (lig. G83).

^ batterie est posée sur uu support isolant; son

Pteur coM)munique avec l'un des pôles de la

K, son armature extérieure est reliée au buuton

> bouteille miorométriquc. L'nrmature externe de

Ki

COnnS DE PHYSIQUE

celle-ci conimunic]uc avec le deuxième pôle Hc la source. La tiatterip ei U bouteille de Lanesont ainsi associées en cascade (832). L'électricité de mèa nom que la charge du collecteur est repnussée dans la iiouteille micran trique, et une étincelle éclate entre les deux boules de relle-ci quMd IT distance qui les sépare est la dislance explosive correspondant •> ieurdilliirence de potentiel.

Le nombre des étinoelles de la bouteille raicromélrique mesure U quiolit d'électricité qui passe sur le collecteur de la batterie.

La bouteille inicrométrique peut être employée pour mesurer le i d'une machine éleclriquet'L

836. Effets chimiques. — L'aigrette et l'elTIuve éleclriqai transforment l'oxygène en ozone dont on reconnaît l'odeur quand o^ fait fonctionner une machine à influence.

ParrcfTi'l ca]orifi(]uc d'une série d'étincelles on décompose le ammoniac et on double son volume. Une semblable décomposition» lieu pour d'autres gaz composés.

im^

FIg. 084.

(1) Pour do très petites charges, Vileclroscope à feuiUet d'or (fig. 029) peut hacti"""* comme une bouteille micrumtUriquo. Le Iwutnu do l'iïlpclroscopc est réuni » I» «oun»; ^ uno dos feuilles est attirée par un bouton a qui coniinunique uvec le sol et se iécbUVi chacune des décharges correspond à une même charge de l'éloclroscope.

ÉLECTniCITÉ STATigUE

LV'lectricil»- des décharges produit les effets d'électrolyae du courant la pile (939), mais avec une bien moindre énergie.

837. Kffets mécaniques. — Les elTets mécaniques proviennent î!) obstacles apportés au passage de l'éleclricitc et se produisent irloul quand la décharge rencontre des corps mauvais conducteurs.

faut rapporter à un vif ébranlement produit sur l'air le bruit qui ccompagne une éliiicclle ; citons encore la projection latérale des agments fondus lors de la fusion d'un fin fil de fer par la décharge 'une batterie.

Si l'on fait passer la décharge d'une batterie dans un fil dp fer 1res,

FT centimètre de longueur tendu entre les extrémités des liges

t d'un excitateur et plongé dans un vase de verre rempli d'eau, le

st rompu, l'ébranlement de l'eau se transmet au vase et le brise

i l'on fait passer une décharge entre deux pointes métalliques qui

ipreunentune lame de verre (fig. 685), une feuille de carton (fig. 686),

rerre et le carton sont percés.

fâ8. Effets physiologiques. — Une faible étincelle fait éprouver sensation de légère piqàre quand elle éclate entre un corps élecfé et lu peau. Une forte étincelle donne lieu à une commotion.

*ommolion par ane décharge de condensateur. — Si l'on touche une main la panse et avec l'autre main le bouton d'une bouteille Leyde chargée, la décharge a lieu en raison de la bonne conductité du corps humain et communique une secousse au poignet, au de, à l'épaule ; elle peut mùme produire un fort ébranlement dans «itrine.

formant un cercle de personnes qui se tiennent la main, une

commotion se fait sentir à tout€ la chaîne au moment où, la premj tenant la panse, la dernière vient à toucher le boaton d'uuc boul«!l de Leyde.

L'effet physiologique dépend de l'énergie électrique de ladécha c'est-à-dire de la cliute de potentiel et de la masse électrique. On | impunément tirer des étincelles de 20 centimètres d'une machii électrique de faible débit, tandis qu'une étincelle d'un centimètre ( venant d'une batterie fortement chargée est dangereuse.

La commotion d'une bonne batterie est foudroyante pour un pig

Électrixali'on sur un tabouret isolant. — Quand une persoB placée sur un tabouret isolant est mise en communication ati l'un des collecteurs d'une machine électrique, elle s'électrise comme lui et prend le même potentiel électrique; l'électricité s'écoule forme d'aigrettes faisant dresser les cheveux et le duvet de la |K {bain statique).

On localise l'écoulement en approchant une pointe métallique reli au sol. La pointe subit une décomposition par influence, l'éleclrinM qui s'en échappe passe à l'air environnant qui est repoussé et produit sur les régions voisines du corps une impression de souffle {vent ih triijue, fig. C4Û).

Lorsque la pointe est mousse, il s'en échappe des niyrettes déterminent sur la peau une sensation de picotement.

Les aigrettes fout place à une série d'élincelles si l'on approclie i*** boule. Kn promenant sur les vêtements une houle de métaloudel reliée au sol, on obtient une succession rapide d'élincelles courtes rougisseni la peau et donnent lieu à une sensation de chaleur (/ric^*" électrique).

Applications'. — I* tlui- splii-ru conductrice de SO ccntimôtres d« rayon oit < tri.sco au poloiiliel 200. On lui fait partager »u cimrgo avec le cuUoct«ur d'une boul de Leyilo (condenseur au sol) do capacilù inconnue. Le potentiel lombo ik 20. Qua' la capacité c de la lioutoillo de Lcydu?

2' Un condensateur de capacité lu est ]>arté uu potentiel 30. Quelle est ni qupi travail u-t-un d<<poasi.' pour le charger?

'■i' Soit un ouuilcDsalour de cupacitc- 10 000 chargé uu potentiel 14; on le décbt liellcuienl, le potentiel tomtic à ô. Quelle est la chaleur produite ]>ar la déduirai (ouïe l'éuerpio est convertie en clialeurï

i' Une liooteille do Leyde partage sa charge avec deux autre« de même cap Quelle aéra l'énergie de la charge d'une bouteille après ce partage'^

5' Soit un condensateur dont la capacité est 8000; on le décharge à travers un Bj tallique dont la capacité calorilique est égale ii O.OUOG ; ce fil est porté liS 10° à Quelle était la diiïéronco de potentiel ti des unniilures avant la décharge, en tupp^^ qoe toute la chaleur de la charge s'est dégagée dans le lil?

6* Quatre bouteilles de Leyde uni chacune 3 décimètre» c.irrés de surbcc, "^" d'épaisseur de verre. Quelle est la capacité de lu Laiterie qu'on formerait avoo r«^ teilles? Pouvoir inducteur du verre, -i.

ÉLBCTRICITÉ STATIQUE

Sis bonteitlM de Leyds, dUpoitées en batterie, préientent chacune nne nurfoce do ecatJmHres carrés. Le verre est épuis de 2 milliinètres et a un pouvoir inducteur

a 3. QukIIo ehar);o peut-on dunni'r à ta batterie avec une source dont les deux leleun ont une difTérence de potentiel égale i 300? ' On ronMruit un condensateur avec des feuilles d'dtain et du papier paraffiné de

I niillimitre d'epaiswur', le papier paraflintî ayaut un pouvoir inducteur spécifique

là '.'. Uuelle surface S devra-l-on donner au condensateur pour quu sa capacité soit Il <^ (elle d'une sphère de 1 JOO mètres de rayon?

pOui'll(< «it la densité électrique à la surface d'une spbiTe de 5 centimètres de rayon polenliol do la sphère est de 20 000 volts?

Ob forme une batterie de G bouteilles de Lcydc; chacune des bouteilles présente

de 450 centimètres carrés, lo verre a une épaisseur de } millimètres et uo

acteur »pcciliquo égal à 3. Quel sera en microbrads la capacité de la batte-

qncllo «ora sa charge en coulombs avec une source dont les deux collecteurs ont

hiUrtnev du potentiel égale à 300 en unités électrostatiques?

i* Quel est le rayon d'une sphère dont la capacité est de ( raicrofarad?

I* La capacité d'un conducteur est — — do microfarad : quel potontiel en volts faut-

I donner pour que son énergie soit éqAivalente à 1 calorie ?

r Un condensateur de 10 microfarads est chargé sous une différcnea de poteutial da

lirolts. Quelle est son énergie?

y Un condensateur dont la capacité est d'un microfarad est mis en communication

Enne de «es armatures avec le sol et par l'autre avec une mncbino de Ramâdcn au liel do tiOOO volts. On décharge le condensateur k travers un SI niétalliquo ayant ongaeor da deux mètres, un diamètre de r de millimètre, une densité 7 et une

knr spèrifiiiue 0,0!l. Quelle sera l'élévation 6 do température du (il en admettant que I l'énergie de la décharge s'est transformée en chaleur dans le lil ? t Dne machine électrique fait H tours pur seconde. Il lui faut "0 tours pour établir jUTérence do potentiel de 10 OOll volts entre les deux arniaturos d'uue butlcrie dont ipocité est I microfarad. Quel est le travail convarti un énergie électrique en une hle (i»r cette machine?

ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE

18. L'atmosphère est un champ électrique. — L'n conducteur l't a l'état iiL'utrL-, place J.ins ruliiiosplK'rc par un tciiip.s serein, s'éli'C-

n^X'i'iveitieiit du côte du ciel, et positivement du cotii du sol. Son Miol est positif, supOrieur à celui du sol. L'nlinosphcTC est donc un Ip électrique pui.si|u'un conducteur y subit une inriiienoc <''lectric|iie; ce jtp peut (tr>.- considère} comme produit par des masses posilives situées

grande hauteur.

iO. Potentiel en tin point de Tatmosphëre. — On peut définir le litiol en \tti point di' l'uttnii.-'jilifrc lu puti'nticl d'une petite sphère itiolée (e en ce point (806). Si l'un reliuit cette sphère À un lilcclroscope pour rinincr son potentiel, le syslùmi' condiioteur formé par la sphère et l'éleobopc prendrait un potentiel inlermfdiaire outre les potentiels de l'air à

ses deux extrémités (806), mais ce ne serait pas le potentiel au point de l'air où se trouve le centre de la sphère.

841. Recherche du potentiel en un point. — ioParuncondueteurm , pointe. — En remplaçant la sphère de l'électroscope

à l'état neutre par une pointe eOIlée (fig. 687), oa obtient le potentiel de l'air & l'extrémité même de la pointe. En efTet, l'électricité positive de l'atmoiphère agit sur le conducteur, et, s'il y a une différence de potentiel entre la pointe et l'air qui l'entoure, cette difTérence donne lieu à une décomposition électrique. De là un écoulement d'électricité par la pointe, qui s'arrête quand l'équilibre est établi *''. Â ce moment, la divergence des feuilles de l'électroscope ne varie plus et mesure le potentiel d» conducteur qui est égal à celui de la pointe et à celai de l'air qui est en contact avec la pointe.

2» Par un écoulement d'eau. — Comme on ne peut réaliser une pointe parfaite, il y a toujours, «i moment où la divergence des feuilles de l'électroscope ne varie plus, une petite différence de potentiel entre la pointe et l'air qui la baigne. Pour cette ■ raison, on préfère employer un vase rempli d'eau, isolé et laissant écouler par un tube très mince un filet d'eau qui se divise en gouttelettes («g. 688).

Kig. 68;

Fig. 6m.

(1) L'i'coulcmcnt d'électricité ne cesse que lorsque le comlucteur relié i la pffî**, pris le potentiel de la pointe ; cela ne pourra avoir lieu si le condoclear commi**** avec le sol et un flux d'électricité, très faible mais continu, parcourt alors le conda*'**

ÉLBCTRICITÉ STATIQUE

«le potentiel de l'air au point a où une première goutte so sépare de c, et soit II' le potentiel de la masse d'eau. Supposons o' > v; ou vertu Jtte différence de putentiel et de la dOooriiposilion électrique ijui eu Rc, il y aura mouvement d'électricité positive vers l'extérieur, et les les enipurierùut de l'électricité positive en se détachant, ce ipii dimi- M le potentiel de la masse d'eau. Le potentiel du liquide restera consnuand il sera devenu égal à c, et la déi'ialion de l'électroscope qui lui |l(ié^(ii' le coiiduclfur C ne variera plus : elle fera connaître le potentiel

l potentiel de Pair est positif ; lorsque te temps est serein, il croit à peu [propurtionnelleraent à l'altitude. Par définition, le potentiel du sol est

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