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ÉLECTRICITÉ DES ORAGES

{|2. Assimilation des nuages orageux à, des conducteurs Hrisés. — Les orages sont des phénomènes ëleclriques : les ^» orageux se comportent comme des conducteurs électrisûs ; les ^f sont (les traits de feu idenliques aux étincelles des machines Iriques, le tonnerre est le bruit dû à la violente secousse de l'air nélerminent les ëclairs.

lectrisation d'un conducteur par l'influence d'un nuage ora-

t. — L'ék'clrisalion des nuages orageux est démontrée par l'in-

ice qu'ils exercent sur les conducteurs.

|ur réaliser une expérience proposée par Franklin, Dalibard en

; éleva sur un support isolant une barre de fer de 13 mètres de

fiur, terminée en pointe. En passant au-dessus de la pointe, un

p orageux attira l'électricité de nom contraire qui s'écoula et

bssa l'électricité de ini-me nom à la partie iiifiTieure de la barre.

illel, en approcliant de cette extrémité inférieure une lige de

te comniuniqiiiiiil avec le sol, on put en tirer des étincelles.

Irmation des nuages électrisés positifs et négatifs. — L'atmos-

fe se comporte comme si ses régions supérieures renfermaient des Ks électriques positives (8391-

Uir cette raison, les particules d'eau qui forment un nuage par la lensation de la vapeur d'eau atmosphérique s'éleclrisenl par BDce, négativement à la partie supérieure, positivement à la le inférieure (774,. Ce nuage restera chargé négativement s'il est Bn instant en communication avec le sol (775j, soit par contocl (le flanc d'une montagne, soit par une résolution partielle en pluie.

Ce nuage négatif électrise positivement par influence un aulK nuage qui vient à communiquer momentanément avec le sol.

843. Éclairs. — On conçoit que des étincelles ou des écUin puissent jaillir entre deux nuages chargés d'électricités à des potentiels dilTérents et suHlsamment rapprochés, ou entre un nuage électrise et le sol.

La darée de l'éclair est extrêmement courte. Sa longueur peut être très grande, car l'éclair est souvent formé d'une suite de traits lumineux éclatant entre des lambeaux de nuages et reproduit le rubaode feu de l'expérience du tube étincelant (833).

Tant<')l l'éclair est un sillon éblouisxanl, nettement limité sur ses bords et éclairant vivement l'atmosphère et le sol, tantôt il rappeDe les étincelles en zig-zag (jui éclatent entre les pôles éloignés de.* fort*» machines électriques, tantôt c'est une laeur diffuse illuminant subitement le ciel et due à une décharge masquée par des nuages oii produite au-dessous de l'horizon.

844. Tonnerre. — L'éclair et le tonnerre sont .«jH(u/<a;iM, luaisle fracas du lonncrre suit toujours la lumière de l'éclair. La lamiéro de l'éclair franchit en effet en un temps inappréciable l'intervalle qui nous sépare des nuages (603;, tandis que le bruit de la décharge met trois secondes à parcourir un kilomètre (532) et ne nous parvient i* plus souvent qu'après quelques secondes.

Quand une décharge éclate entre plusieurs nuages cons^cul''*' plusieurs détonations ont lieu à la fois, mais nous les percevons successivement, car elles nous arrivent de points d'explosion iuég'a'^' ment distants. De là les redondances du tonnerre. Les échos proJ***' sent aussi des roulements, habituels dans les pays de montagnes.

lyft

de

845. Foudre. — Une décharge entre deux nuages ou entre nuage électrise et le sol s'appelle la foudre. Quand une décharjj^e jft*^' entre un nuage et le sol, on dit que la foudre lomLe. Elle frappe préférence les points les plus saillants du sol, car c'est en ces poi** que s'accumule l'électricité contraire attirée par l'influence du nu-^o^ orageux. Les sommets des montagnes, les éditices élevés, les ci*^®* (les arbres sont les points les plus exposés.

Effets de la foudre. — Ce sont les effets des décharges des b^'-**" ries, mais beaucoup plus puissants : 1° Effets mécani(jues. spéci*'*' ment sur les corps mauvais conducteurs : toitures enlevées, maîs'^'^

ÉLECTRICITÉ 9TATIQDB

PAJRATONNERHES

liées, arbres brisés ; ?• Effets calorifiqnes : incendies allumés, U fondus et volatilisés. Commotions qui renversent les êtres iHes brûlent et parfois les frappent instantanément de mort^''.

S. Paratonnerre à tige. — Principe de la construction. — D présente au collecteur d'une machine électrique en activité une B métallique tenue à la main, il ne jaillit pas d'étincelle : l'élec- S contraire, attirée par le collecteur, s'écoule par la pointe et alise sans bruit l'électricité du collecteur (fig. (>39j. L'électricité Sme nom est repoussée dans le sol par le corps de l'opérateur

Irouve aucune commotion. On conçoit d'après cela le mode ■'un paratonnerre.

FIg. B8U.

Fig. liUO.

fna eooimetiun paut »e produira «ur un Alrn viv«nt SMs qu'il «oit direetemenl C'rd lo pliuiioiiiênc du choc en retour. Iiuugruutis un nuu^c cliargc positivcinenl n itu sol en c''rlai^^ iiuinti; il ilrOMUipo^n par inllntiiico de IV-lortrii'itil uentrc ■ps A r>^|msnnl «ur lo «ul, ntUrn ilo l'Àluctricilé oéfialive, et repuusse um: quuntit^ 'ùloctriisilt^ positivu iluns le sol. Si le iiuagu vient à at décharger en un point I l'éleetricilé ni'gutive aci:uuiul<Ja «ur le eorps .\ en l»cc du nuage rcloiiroe au sol rmiiia uo courant brusque dont lu commotion peut amener la mort.

COUKif DE PHYSIQUE

Description. — Un paratonnerre est une longue tige de fer de :i è 10 mètres terminée à sa partie supérieure par un cùoe de plolioe f ou de cuivre doré à sa surface (pour éviter l'oxydalionl, et installée verticalement sur le faîte de l'édifice à préserver ;fig. 689^. La partie iiifè- Wf.'* rieure du paratonnerre se continue par un conducteur en fer CE inioterrompu qui suit le toit et les murs de 1 édifice pour se rendri> dans un puits S où il se ramifie en plusieurs branches [fig.ti90j.Ce coudai teur est relié sur son trajet aux principales pièces métalliques Je l'édifice, de sorte que l'électricité développée dans ces pièces [wr l'influence du nuage orageux ne détermine pas de décharges latérales avec le conducteur du paratonnerre, mais va s'écouler elle-méiuo \)tt la pointe. Si l'édifice porte plusieurs paratonnerres P et I*', il» sanl reliés entre eux par des tiges métalliques .\C, CD.

La communication avec le sol doit être établie avec le plus grand soin, sinon le paratonnerre devient dangereux.

Effets d'un paxatonnerre. — Un paratonnerre prévient les d^" charges brusques en neutralisant sans bruit l'électricité du uuag^^ i l'écoulement par la pointe se manifeste par une aigrette luraineus* visible dans l'obscurité.

Le paratonnerre exerce, en outre, un eiïet /ircservulif si la fou^i*'* éclate, car la décharge frappera de préférence la tige du [laraloane'*'*'* qui est le point dû l'édifice le plus voisin du nuage, le nicilN conducteur et le plus éleclrisé.

Ou admet que la surface garantie à la base du paratonnerre est cercle dont le rayon est double de la hauteur de la tige ; on cal«? d'après celle règle l'écarlemenl de deux paratonnerres.

Fia. ti'j).

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