AIMANTS
848. Certains échantillons d'un oxyde de fer naturel de formule Fe^O'' ont la propriété permanente d'attirer le fer. Ce sont des aimanb naturels (pierres d'aimant).
La cause de cette propriété est appelée magnétisme <'^ Les aimants artificiels sont des barreaux d'acier trempé auxquels on communique la même propriété permanente d'attirer le fer.
Substances magnétiques. — Le fer n'est pas la seule substance attirable par l'aimant ou magnétique; après aa viennent le nickel, le cobalt, puis à un degré biffl moindre, le manganèse, le chrome, etc. Une substance non magnétique, comme le cuivre, n'est pus attirable par l'aimant.
Pendule magnéticpie. — Pour mettre en évidence les attractions magnétiques on peut e"*' ployer une petite balle de fer b suspendue à l «• trémitc d'un fil flexible (fig. 692). A l'approche d'un aimant, ce pendule est dévié de la vertical* ~~ "^=^ en h'. L'attraction par l'aimant augmente qo*""* F'K- «'1-' sa dislance à la balle de fer diminue; le pendue*
peut être entraîné justju'au contact et adhérer à l'aimant.
(1) Du nom de Magnésie, ville d'Asie Mineure, aux environs de laquelle Us trouvaient la pierre d'aimant.
MA6NÉT!SMB
raction a lieu dans le vide comme dans l'air; elle se produit travers les substances non magnétiques, telles que le papier, le verre, le cuivre, le zinc, l'eau''', etc.
FÔles magrnétiques. — En présentant successivement au
! les ilifTérentes parties d'un aimant, on reconnaît que deux
opposées appelées /j^'i/w exercent une action plus forte. Entre
Fig. 693.
t se trouve une région moyenne sans action appréciable ou Sur un aimant d'acier ayant la forme d'un cylindre allongé, ts d'action maximum sont voisins des extrémités de l'axe géole du cylindre.
stence des pôles et de la région moyenne est encore rendue m roulant un aimant dans la limaille de fer : elle adhère en e houppes autour de deux centres voisins des extrémités vers I so dirige l'altracliou, elle ne s'attache pas à la région e (fig. G93).
Orientation d'un barreau aimanté par la Terre. —
on suspend en son milieu un
aimanté à un Til sans torsion,
d'un petit étricr de papier, de u'il ne puisse se déplacer que . plan horizontal, le barreau se
peu près dii nord an sud.
e sert souvent d'Higuillea ai- ■■ ou lames d'acier taillées en
très allongé et reposant par un »det ou chape en agate sur un ertical très aigu (fig. 694) ; le B suspension est choisi de telle le l'aiguille reste horizontale. Avec cette forme de losange
Fig. fl9t.
00 ioterpoBS une plaque de fer sulEsummcal épaisic entre le pendule et l'ai- >eDdulo n'ont pins attiré, le fer se comporte coumo uo écran magnétique.
allongé la ligne des pôles coïncide sensiblement avec la ligne des pointes.
851. Distinction des pôles. — Si, après avoir noirci l'extrémité qui se dirige vers le nord, on dérange l'aimant de sa position d'éqni* libre et même si on le retourne, on voit que c'est toujours l'extrémité noircie qui revient au nord. On appelle pôle nord cette extrémité, l'autre extrémité est le pôle sud. Bien que les deux pôles attirent également la limaille, ils ne sont pas identiques puisqu'ils prennent des directions opposées.