Actions réciproques des pôles de deux aimants
De l'extrémité nord d'un aimant suspendu à un fil de soie (fig.
695), ou d'une aiguille mobile sur un pivot, approchons le pôle nord d'une autre aiguille aimantée : les deux pôles nord se repoussent vivement, les deni pôles sud mis en regard se repoussent également, mais on pôle nord attire un pôle sud.
Donc, les pôles de même nom se repoussent et les pôles de nomi
contraires s'attirent.
Fig. 09Ô.
853. Aimants brisés. — On pourrait s'attendre à obtenir un aimant à un seul pôle en brisant un barreau aimanté ; or les deux
Fig. 690.
fragments plongés dans la limaille se comportent comme deux aim»»» complets offrant chacun deux pôles et une région neutre. Le* P^
MAGNÉTISME
mt de noms contraires. Chacun des deux frap^ments peutftre r subdivisé par la rupture en deux nouveaux aimants (fig. ô96). ochanl les fragments ainsi séparés el en mettant en rontact de noms contraires, on forme une chaîne dont les pôles interréunissent, et l'aimant primitif est reproduit.
ne
lypothése sur la constitution des aimants. — En it sur l'expérience précédente, on peut considérer un aimant ide très petite section comme formé d'une infinité de pelits
lae irei
Fig. 8«7
tarliculaircs Ab, ah',,i"h"... dont les pôles nord sont dirigés rémité nord et les pôles sud vers l'extrémité sud (fig. 697). \ intermédiaires se neutralisent, et les extrémités polaires seules une action extérieure. L'aimant agit donc comme s'il ùl aux deux pôles extrêmes.
(de l'action de la Terre sur un aimant nous permettra hypothèse précédente à un aimant quelconque.
>ois des actions magnétiques. — L'étude des actions I des pôles luagiiéliques pri'sente quelque dilTiculté parce le peut étudier Mo/cnicn/ ruclion de deux pôles; toutefois, il en présence deux tiges d'acier aimantées, de grande lone très petite section, ayant deux extrémités très voisines et lutrcs très éloignées, Coulomb a pu ne tenir compte que de deux pôles voisins et constater que l'action mutuelle de S varie en raison inverse du carré de leur distance. les d'aimant, agissant sutiressivemenl sur un même pôle, distance, sont dits égaux s'ils exercent une même action, le pôle double un pôle exerçant une action double, pôle triple cerçant une action triple. L'action èlani, par définition, pro- De aux quantités demugnélisiiieouaiix masses magnétiques, utaellc de deux masses magnétiques jx et ^', distantes de d, ■entée par
(primé en dynes, den centimètres.
856. Unité de magnétisme. — Si l'on prend pour aniti de magnétisme une quantité qui exercerait dAns l'air sur une quantité égale placée à un centimètre de distance une force égale à une dpe,
K=l, etF = !^;
(1. et [x' sont dans cette dernière relation exprimés en unités de magnétisme.
Supposons un pôle nord et un pôle sud exerçant séparément, à la même distance, une action de même grandeur sur un même pôle ; leur actiun est nulle si on les réunit en un même point. On est par là amené à attribuer les signes + et — aux masses magnétiques nord et sud. On convient de doniier le signé + aux masses magnéti({ucs nord. Si les masses sont de raèmc signe, la force est répulsive, et F positif; la force F est négative pour une attraction.
D'une faron générale, des masses électriques réunies s'ajoutent. En effet, quand on réunit deux pôles ii et |i' en un même point, on reconnaît que \'ktion qu'ils exercent sur un autre pôle est proportionnelle à (i + (i' si lesdeui pôles sont de même nom, et à (i — (i' s'ils sont de noms contraires.