AIMANTATION PAR INFLUENCE
[860. Champ magnétique. — On appelle c/i.«ni/»mdiyn^fiV/He d'un aant ou d'un système d'aimants la portion de l'espace dans laquelle jissenl les forces maqnéliques qu'ils exercent. Comme ces forces décroissent très vite ipiand la distance augmente (855]i un champ ■agnétique est pratiquement limité.
M 861. Aimantation du fer dotix. — Une substance magnétique placée dans un champ magnétique devient un aimant. Ainsi un Qlorceau de fer pur ou fer doux, placé à une petite distance d'un
Fig. 701.
lant, sur son prolongement, attire immédiatement la limaille à ses ftxtrémités, c'est-à-dire devient un aimaiit offrant une région moyenne et deux pôles (tig. 701). En approchant une petite aiguille aimantée, on reconnaît que le fer doux offre des pôles en a et b, et que les pôles en
irard /> et A sont de noms contraires et s'attirent. Le fer doux a h
704 COLHS DE PHYSIQUE
pourra a^ir sur un autre barreau de fer doux placé à sa suite qui s'aimantera comme lui et dans le même sens, mais moins foriement. Si les barreaux approchés sont en fer pur, leur aimantation par influence se produit instanUsèment, mais elle cesse aussi dès qu'on éJoipie l'aimant AB, sans que ab garde rien de ses propriétés attractives.
Dans l'attraction d'une substance magnéliipe par un aimant, l'attraction ne s'exerce qu'entre deux aimants puisque la substance magnétique s'aimante au moment de son attraction. ^Ê
L'aimantation par influence d'un barreau 17 aujj;mente quand la distance diminue, et si l'attraction des deux pôles en regard sur A et* wt' supérieure au poids du fer a, celui-ci rate iat^M pendu au barreau A. On suspendra de même àï^l un autre barreau plus petit ;i', et ainsi de suite en Hg. 7ui. formant une chaîne magnétique (fig. 702). j
862. Aimantation de l'acier. — Un barreau d'acier placé en prolongement de l'aimant AI3 s'aimante moins rapidement et inoii» énergiquement que le fer doux, mais il conserve une portion notable de son magnétisme après que l'influence a cessé. Son magnêUm rémanent est considérable.
Force coercitlve. — Les variations dans le degré d'aimantation des diverses variétés de fer sont attribuées à une résistance des molécules il l'orientation, appelée force coercilive. Très faible dans le fer doux, la force coercitive est beaucoup plus forte dans le fer combine avec quelques corps étrangers tels que le carbone, le chrome en faibles proportions. La force coercilive de l'acier (fer et carbooajM devient maximum quand il a été chaufTé au rouge vif et /rem/'éso»^ par un refroidissement brusque, soit par une compression énergiqi* pendant le refroidissement.
MÉTHODES D'AIHANTATION
863. Les aimants industriels sont en acier trempé. Un barre* d'acier soumis à l'influence magnétique d'un aimant, ou simple'"'"'
MAGNÉTISME
itîon de ]a Terre, prend une faible aimantation ; les mok^cules anient par influence, leurs axes magnétiques s'orientent paraient à la force magnétique. L'aimanlalion permanente est accrue idant l'influence le barreau est soumis a des chocs, à des vibra-
Ëes frictions. Les anciennes méthodes d'aimantation par les ont des méthodes de friction.
itatlon par la simple touche (fig. 703j. — La simple touche ste à frotter un barreau d'acier A'B' avec un pule d'aimant B
Fig 7u;i.
(xemple im piMe sud) d'unf ♦> xtrémité à l'autre, lovjours dans le ' sens. Ce pùle sud détermine un pûle nord à l'extrémilc dont il ^e à la fin de chaque friction. *
nantation par la touche séparée (fîf^. 704). — Au milieu du
ta à aimanter on applique les pâles opposés de deux barreaux
les écarte simultancmeni,
lans un sens, l'autre en
ontraire jusqu'aux extré-
; là, on enlève les deux
lux, on les reporte au
i et on les écarte de non- ^
en elTectuant toujours le
cernent dans le même
)our chaque barreau. Un pûle A développe un pnle contraire à
^mité qui se trouve en contact avec lui à ht fin de chaque
aanls mobiles sont inclinés d'environ 30" sur le barreau à
Kig. ;ii'..
Fig. 70i.
lier, et on augmente leur elTet en faisant reposer pendant l'aiitîoD les extrémités du barreau à aimanter sur des pôles fixes Bment contraires à ceux qu'on va développer.
Après un certain nombre de frictions avec de forts aimanU, le magnétisme ne croit plus.
Quand l'aimantation par friction est mal faite, un barreau peut présenter plus de deux pûles. On appelle points consétjuenU cespiles supplémentaires. Dans un barreau présentant des points conséquenli, deux pôles consécutifs sont toujours de signes contraires (fig. 705),
864. Aimantation par les courants. — Les courants élec triques produisent îles champs magnétiques et servent à former des aimants très réguliers et très puissants. Nous étudierons enek* Iricilé dynamique ce procédé d'aimantation (995).
865. Aimantation maximum et aimantation permanente. — Un certain nombre de frictions avec de forts aimants ou éleclrO' aimants donnent à un barreau d'acier son aimantation maxima Après l'aimantation, le magnétisme du barreau diminue prof^res^ sivemeiil jusqu'à un état permanent. A cet état, le barreuu est liil aimanté à saturation. Un acier conserve une fraction d'autant plus grande de son aimantation maximum qu'il a été plus forlemcol trempé.
Variations de raJmantation avec la température. — L'aiioanlstion d'un aimant diminue quand la température s'élève, mais repreuJ sa valeur par le refroidissement. Cependant, à une température élevée, l'aimant jverd entièrement son aiinanlalion.
Le fer doux au rouge cesse aussi d'être attiré par un aimant.
■euJ
Faisceaux magnétiques. — L'observation ayant fait voir qn l'aimantation ne pénètre qu'à une petite profondeur, on obtieol '« aimants puissants en formant des faisceaux de lames d'acier qud aimante séparément cl qu'on superpose ensuite. Les pôles de m^H nom sont engagés ensemble dans une pièce de fer doux qui s'aimnolj par influence et constitue le pôle correspondant du faisceau. Souv« on courbe les lames pour donner au faisceau la forme d'un fw I cheval.
DIAMAGNÉTISMB
866. Substances paramagnétiques et diamagnétiques. — T>i^i corps sont sensibles & l'action des aimants jniwaaJiJs. Ceitiiins c^jrps W"
MAGNÉTISME
, sont attirés et dits magnétiques ou paramagnétiqitet, d'autres, ) le bismuth, sont repoussés et dits diamagnétiques. p61e attire une boule de fer parce qu'il y fait naître deux pôles et qu'un s nom contraire apparaît à la partie la plus Voisine. Une balle de bis- »t repoussée, comme si le pôle de l'aimant faisait naître dans la partie ! du bismuth un pôle de même nom qui est repoussé.
Fig. 700.
Fig. 707.
corps magnétiiiuus et diamagnétiques se reconnaissent à un autre ire. Un petit barreau magnétique suspendu horizontalement en son entre les deux pôles d'un fort aimant en fer à cheval prend la dirccc la ligne des pôles (ùg. 706) ; chaque pôle de l'aimant fait en effet dans la partie voisine du barreau un pôle de nom contraire, et il y a ion du N sur s et de S sur n, ce qui explique la déviation axiale. Un arrcau de bismuth suspendu de même horizontalement en son milieu te perpendiculairement à la ligne des pôles (fig. 707), car lorsifuc lo h s'écarte de cette direction, lu pôle dont il ss'approche fait naître . partie voisine du liisinuth un pôle de même nom qu'il repousse.