APPLICATIONS DE L'ÉLECTROLYSE
949. Préparation des métaux alcalins. — Les alcalis et— = ' oxydes terreux passùrenl pour indécomposables jusqu'au momen — -toù Davy appliqua le courant de la pile à la décomposition de la pot=&=asse et isola ainsi le potanium.
ÉLECTRICtTK DYNAMIQUE
Décomposition de la potasse. — Un fragment P d'hydrate de potasse humide est place sur une lame de platine AB communiquant avec le pôle positif d'une forte pile (fig. 784) ; dans une cavité creusée k la partie supérieure de la potasse et contenant du mercure M, on plonge un Hl de platine N relié au pâle négatif de la pile.
Fig. 'n\.
Le circuit étant fermé, il se dégflge de l'oxygène sur l'électrode positive de platine. I.e potassium mis en liberté à l'électrode négative s'allie au mercure avec lequel il forme un amalgame. Cet amalgame donne le potassium par distillation du mercure.
On obtient le calcium, le magnésium, l'aluminium en employant comme électrolytes les chlorures de ces métaux rendus conducteurs
rr fusion et en y plongeant des électrodes de charbon. 950. Galvanoplastie. — La galvanoplastie a pour objet de déposer par électrolyse sur une surface servant de moule une couche
Ide cuivre. Nous allons supposer qu'il s'agit de reproduire le relief l'un objet.
Préparation d'un moule. — On forme un moule en creux de l'objet À reproduire : avec du plâtre, du soufre, de la cire ou mieux de la ^utla-percha ramollie dans do l'eau tiède et appliquée avec [jression Sur l'objet. On détache le moule après refroidissement et on le rend conducteur du courant en l'endoisant avec une brosse fine d'une couche de plombagine en foudre impalpable.
DépAt de enivre sur le moule.
— On suspend le moule M dans vn bain saturé de sulfate de cuivre, légèrement acidulé par de l'acide sulfurique et on le relie mélalliquement au [tôle n gatif d'une pile ; une plaque de enivre E qui plonge dans le bain communique avec le pôle
positif (le la pile (fig. 785). Le circuit étant fermé, le sulfate e&t décomposé, le cuivre se dépose sur le moule à la cathode et le l'ecouvre dans tous ses détails, tandis que l'acide sulfurique el l'oxygène vont dissoudre sur l'électrode aoluLle (anode] un poids égal à celui du dép^>t (945). Le bain reste ainsi saturé, malgré le dépôt qui se fait sur le moule, et le courant est constant. Un courant trop fort donne un dépôt pulvérulent et cassant, un courant trop faible donne an dépdt cristallin. L'épaisseur du dépôt est proportionnelle à la durée de l'opération; on le détache quand il est assez épais.
3 1'' 5 Un coulomb met en liberté -,.-' de cuivre. La masse de cuivre
déposée en une heure par un courant d'un ampère est
= i«'iy.
Appareil simple. — On donne le nom d'appareil simple & une disposition qui n'est autre qu'une pile de Daniell. Dans une cuve en verre conienw' une solution «le sulfate de cuivre maintenue saturée par des rri&taux. on pi»-** plusieurs vases poreux renfermant chacun de l'eau acidulée et une lame ^'-' zinc. Lps lames de zinc réunies par une tringle forment le pôle négatif de
pile. Elles sont reliées par un fil conducteur à une autre tringle soutei»^ les moules plongés dans le sulfate de cuivre. Le coTjrant va dans la pile? ^inc au moule qui forme la cathode sur laquelle le cuivre se dépose.
Applications industrielles de la galvanoplastie. — Ces applicaliC^^ sont nombreuses. C'est ainsi que pour préserver de l'oxydation candélabres et les ornements en fonte des voies publiques, on recouvre d'une couche île cuivre.
Les bois gravés ne supporteraient pas longtemps sans déformalS^ ~^ la pression i^es tirages : on les remplace par des clichés galvaniq^^ "* obtenus en cuivrant un moule du dessin gravé ; ces clichés s^ ■^ plus résistants et l'on peut d'ailleurs les renouveler. Les clicl^'^ galvaniques servent aussi pour le tirage des timbres-poste.
950. Dorure, argenture, nickelage. — On a recours à l'él i trolyse pour déposer une mince couche adhérente d'un métal prêci» (or, argent) ou peu oxydable (nickel) sur un mét*d altérable.
La pièce à recouvrir est d'abord chauffée fortement pour détri^^^^"* les matières grasses qui peuvent la recouvrir, décapée en la plong^s^s*"' chaude dans un acide qui dissout l'oxyde, puis lavée à l'eau et séc — -^^ dans de la sciure de bois chaude.
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ELECTRICITE DYNAMIQUE
Elle est eDsnite suspendue à la cathode dans un bain à réaction alcaline. Pour la dorure et l'argenture, ce bain est du cyanure d'or ou d'argent dissous dans du cyanure de potassium ; pour le nickelage, c'est une dissoluLinn de sulfate double de nickel et d'ammoniaque. L'anode est une électrode soluble du métal à déposer.
Au sortir du bain, la pièce est mate; on lui donne du brillant par le brunissage, c'est-à-dire par le frottement avec une pierre d'agate arrondie, sertie dans un manche en bois.
1951. Électrométallurgie. — La préparation industrielle de rtains métaux est obtenue par l'éleclrolyse. On prépare l'aluminium en électrolysant du Uuorure double d'aluminium et de sodium en
tision.
Affinage du cuivre. — L'éleclrolyse peut être appliquée à la réparation des métaux purs. Pour obtenir du cuivre pur, on prend comme électrode positive dans un bain de sulfate de cuivre une plaque de cuivre contenant plus de 95 pour 100 de cuivre et, par le courant on transporte le mêlai sur une électrode négative formée d'une lame mince de cuivre pur. Les métaux étrangers tombent au fond du bain. On prépare ainsi de larges plaques de cuivre très pur.
I 952. Zinc amalgamé. — Le zinc est celui des métaux usuels
■u'on emploie avec le plus d'avantage comme métal négatif dans les piles. Mais le zinc commercial est attaqué par l'eau acidulée mâme à circuit oucerl ; il contient en effet des métaux étrangers, tels que le plomb, l'arsenic, et il se forme à sa surface des couples locaux. Chaque grain moins attaquable que le zinc devient en effet le prtle positif d'un élément et le zinc voisin le pdlc négatif; de là une usure du zinc et une transformation sur place, en pure perte, d'énergie chi-
■lique en chaleur.
Le zinc amalgamé, comme le zinc pur, se dissout diflîciloment dans l'eau acidulée, et l'usure à circuit ouvert est presque nulle; il n'y a
■lors dépense de zinc qu'à circuit fermé, et il ne se dégage pas d'hy-
WÈroqène sur le zinc.