ACTIONS SECONDAIRES
es éléments séparés exercent fréquerci ment sur les électrodes ilectrolyte des réactions qu'on appelle secondaires. Voici temples.
Recomposition du sulfate de cuivre entre des électrodes de radical SO* isolé à l'électrode positive se complète aux ["eau à laquelle il emprunte H* pour former SOMl' tandis rêne de l'eau se dégage. Si le métal de l'éleolrode positive me, c'est en dissolvant du cuivre et en reformant du sulfate que SO* se complète; il n'y a plus alors de dégagement I. le cuivre de l'électrode positive appelée électrode soluble Bn quantité égale au cuivre déposé à l'électrode négative. tmposilion de l'eau acidulée peut aussi s'expliquer par une :x>ndaire. Quand on remplit un voltamètre d'eau distillée ent pure, le courant ne passe pas et il ne se dégage pas de ■etrodes; l'eau rigoureusement pure n'est donc pas un élec- ^sl un isolant comme l'alcool, la benzine. Dans un volta- BU acidulée par l'acide sulfurique, SO*H* parait décomposé feant en M* qui va an pôle négatif (électrode de sortie) et « au piMe positif (électrode d'entrée). Au pAle positif, SO^ M)*II* en prenant H' à l'eau et l'oxygène de l'eau se
sasition d'un sel alcalin. — Une 'solution de sulfate de soude
^16 dans un tube en U contenant es de platine. Lorsque le coue, SO* se rend a» pôle positif et lète en prenant IP à l'eau et on
tO ; Na' va au pôle né^^atif cl y aussi l'eau, prend l'oxy^ïène et hydrogène. Il se déga^'e par coule l'oxygène au pôle positif et de )ne au pôle né;;atif : en définitive, ^ulfurique apparaît à l'électrode
■de la soude à l'électrode néga- ^
on n versé du tournesol rose dans """
ranclie du tube en l), on voit le ^''f '*"•
tournesol rougir autour de l'électrode positive et bleuir autour ilo l'électrode négative.
Four se convaincre que la décomposition n'a pas lieu réellemeDt eo acide et base, mais en SO^ et Na* comme pour un sulfate méUllique, on fait plonger dans une solution de sulfate de soude ud tube recourbé B contenant du mercure auquel aboutit une électrode néfcative de platine (fig. 781). L'électrode positive est une lame de plallne A plongée dans la solution. Le sodium mis en liberté forme avec le mercure en B un amalgame qui ne prendrait pas naissance s'il ne s'y rendait que de la soude. On peut séparer le sodium du mercure par distillation dans un courant de ^az inerte.
POLARISATION DES ÈLECTBODBS
fK L"
Kig. 7H'J.
946. Formons un circuit comprenant. une pile P, un voltamètre V
et un galvanomètre G. Un fil conducteur réunit transversalement deoi
points du circuit. Le circuit peutflre
interrompu soit en 0, soit en 0'|fig-
1» O est fermé, O' est ouvert; il y »
décomposition dans le voltamètre, et
l'aiguille du galvanomètre est déviée
dans un sens.
2° Après une décomposition *"
quelques instants, on ouvre 0 et "^
ferme 0'; la pile n'agit plus; pourt'-*^
l'aiguille du galvanomètre est encore déviée, mais en sens contr*. *
Le voltamètre donne eu elTet naissance à un courant icourant aec ""
* Ce
daire), de sens opposé au courant de la pile [courant primAire]^
courant du voltamètre diminue peu à peu, puis cesse.
Un voltamètre qui a été traversé par un courant se comporte d^ -°
comme une source d'électricité : il a pris deux pôles. En effet, si
relie aux plateaux d'un électroscope condensateur (fig. 734) les d '^^
électrodes du vollanièlrc après que le courant y a passé, il y a eh^^*'''
de l'électroscope, l'électrode hydrogène est négative comme l'e " ''■'^
trode zinc d'un élément de pile, l'électrode oxygène est positive. ^^
électrodes du voltamètre sont dites polarisées, elles offrent-^ *"
effet, une différence de potentiel comme les deux pôles d'un élér^ti^"'
ÎLECTRîCÎTfi D7HAIIIQDE
le pile. Celte diiïérence de potentiel ayit comme force électromotrice cl produit un courant secondaire dans un circuit fermé.
La force électromotrice E' du voltamètre est opposée à la force électroraolrice E de la pile et s'en retranche pendant le passage du courant primaire (O fermé et 0' ouvert). La force électromotrice liŒcace est E — E', et l'iulensité du courant qui traverse le volta-
ttre a pour valeur :
résistance totale du circuit (pile, voltamètre, galvanomètre, fils de mmuaication].
947. Calcul d'ane force électromotrice de polarisation. — L'exis- Hnce d'une force électromotrice de polarisation résulte de la chute de poten- Vel qui accompagne un travail électrique.
Admettons, en généralisant la loi des ciïet thermiques (933), qu'un travail du courant, quoiqu'il soit, a lieu par une chute d'électricitt- d'un potentiel supérieur à un potentiel inférieur; le travail de décompusition d'un Bctroljle sera représenté (comme un travail thermique) par EQ = E'U, désignant la chute correspondante de potentiel et Q = U la quantité Félectriciic qui passe pour accomplir le travail.
1 Représentons d'autre part par W la chaleur do décomposition (en calories) rUn équivalent d'un élecirolyte; le travail correspondant de décomposition ta en joules l,17\V.
i Puisque, dans un circuit électrlciùe, le travail de décomposition pour un iivalent est toujours produit par 906(X) coulomhs, quel que soit l'électro- JXe, la hauteur de chute U', devra varier avec W, puisqu'on doit avoir :
E'96eOO=4,17W
Dans le cas da l'eau. W = 34 &D0,
jPour qu'il y ait électrolyse, la force électromotrice E de la pile qui four-
|t le courant ne jieut pas être inférieure i li'. La force électromotrice E d'un tmenl est le travail en joules que produit un coulonih on traversant le circuit de cet élément. La fm-ce électromotrice E' d'un appareil a décomposition
H le travail eu joules que doit produire un coulomb en le traversant pour
Be la décomposition ait lieu.
E doit donc être supérieur à E'. Pour cette raison, un seul élément Daniell 1 = l',1) ne peut décomposer l'eau (E' = l'49), mais un seul élément Bunsen ITit (E = l\9).
Pendant le passage du courant, le liquide du voltamètre offre par lui- Éme une résistance qui donne lieu à une chute de potentiel é indépendante I la chute de polarisation E'. C'est la somme E' + e' qu'indique un électro-
COURS DB PRT81QUB
mètre si les deux paires de quadrants communiquent avec les deux bomu du voltamètre pendant le passage du courant.
948. Résistance d'une solution saline. — La décomposition d'un mI entre deux (îlectrodes de même métal que le sel ne donne lieu à aucun iravjil. puisque la solution conserve sa richesse, le métal dissous à l'électrode postive ayant le m6me poids que le métal déposé k l'électrode négative r945);
Fig. 783.
il n'y a pas dans ce cas de force électroraotrice de polarisation. Tout travail se réduit à vaincre la résistance du liquide.
D'après cela, on pourra mesurer la résistance r d'une lolution saline inl calée entre deux électrodes de mê»ie métal C et C que le sel par méthodes employées pour les métaux eux-mêmes. Si la solution est plaa dans un vase cylindrique ou pri.smniique A (fig. 783) dont la longueur eU
section sont aisées tk évaluer, la relation r = p - permettra de calcolea
résistance spéciGque f (résistance en ohms d'un centimètre cube d(B solution).