INDUCTION PAR L,R8 COURANTS
1002. Soient deux conducteurs parallèles Bet B' (fig.886). Le premier B est intercalé dans un circuit inducteur qui renferme une pile P et un interrupteur ij ; le second B' appartient à un circuit induit fermé sur lui-même sans pile et comprenant un galvanomètre G.
ÉLECTRICITÉ DYNAMIQUE
[l. Indactlon par fermeture ou ouverture. — Quand on établit courant dans le conducteur B en fermant son circuit, un courant
Fig. 886.
durée très courte circule dans B' en sens inverse du courant Inducteur. Ce courant inverse est appelé courant induit de fermeture.
L'aiguille du galvanomètre n'est déviée que momentanément; elle revient au zéro et demeure fixe aussi longtemps que le courant reste établi sans changement en B.
Si l'on interrompt le courant inducteur, l'aiguille du galvanomètre
tit déviée de nouveau dans le circuit B'. Ce courant induit de rupture, e durée très courte, est direct, ou de même sens que le courant iducteur.
Fig. 887.
ii«
{Les phénomènes sont aisés à produire avec des circuits inducteur l induit formés chacun d'un fil très long, recouvert de soie et enroulés sur une même bobine B' (fig. 887). Dans la figure 888, 1 circuit de la pile communique par les bornes A et B à la bobine
inductrice, le fîl de la bobine induite est relié au galvanoiuètra par les bornes C et 0. Les courants induits croissent avec l'intensité du courant inducteur et avec la longueur des fils enroulés sur la bobine,
II. Induction par accroissement ou diminution d'intensité. — Si le circuit inducteur comprend une résistance que l'on peut faire varier rapidement, il se produit dans le circait induit un couranl inverse quand on augmente l'intensité du courant inductear, on coarant direct quand on diminue son intensité.
Le premier groupe d'expériences était un cas particulier du second; en effet, fermer un courant inducteur, c'est faire croître son intensité à partir de zéro ; l'ouvrir, c'est réduire son intensité à zéro.
IIL Induction par approche ou éloignement. — Le coarso] inducteur étant établi, si l'on éloigne la bobine induite, elle devient le
siège d'un courant induit direct qoi dure aussi longtemps que le mouvement d'éloignement. Par le rapprochement des bobines, la bobine induite devient le siège d'un courant induit inverse qui dure aussi lonj^emps que le mouvement de rapprochement. L'ei* périence se fait soit avec une bobine b qui s'engage dans une autre de plas f^rand diamètre B (fig. 889), soit a' deux spirales plates.
L'aiguille du galvanomètre se mi Fig, gg9, tient au zéro tant que la distance
deux bobines demeure constante.
En résumé, tout courant qui commence, augmente (Tintensili on s'approche fait nattre dans un circuit voisin parallèle un courant induit inverse du sien.
Tout courant qui finit, diminue d'intensité ou s'éloigne fait na dans un circuit parallèle un courant induit direct.
INDUCTION PAR LES AtMAJTTS
1003. Puisqu'un aimant se comporte comme un solénoîde, l'indue^ tion par les aimants résulte de l'induction par les courants.
ÉLECTRICITÉ DYNAMIQUE
Induction par approche on éloignement. — A l'intérieur
bobine creuse reliée à un galva-
tre, introduisons par son pôle sud
ilënolde communiquant avec une
a bobine est alors parcourue par
uranl induit inverse de celui
solénoîde (fig. 890). Un courant
uit direct y prend naissance quand
retire le solénoîde. C'est ce quo
18 avons constaté plus haut.
[Remplaçons le solénoîde par un ai-
mt. Si l'aimant est introduit dans
bobine par son pôle sud, le cou-
at induit a le même sens qu'avec le
le sud d'un solénoîde, il est inverse
s courants parliculaires de l'uimant
rig. 800.
Bl). On a un courant induit direct en éloignant l'aimant
II. Induction par aimantation ou désaimantation. — Un tarant induit prend encore Naissance dans une bobine quand on mante un noyau de fer oux qui occupe son axe ; 3 courant induit est inerse des courants du oyan. L'aimantation du lOyau peut être produite m approchant de son exrémité un des pôles d'un limant (fij,'. 891). On a un courant induit direct si on fait disparaître l'aimantation du noyau en éloignant l'aimanl.
On peut encore produire l'aimantation d'un noyau de fer doux en le logeant dans une bobine à deux
Hg. 8Ui.
[fils, dont l'un sera parcouru par un courant et jouera le rôle d'hélice magnétisante, et dont l'autre servira de fil induit. Les courants particolaires du fer doux et ceux de l'hélice magnétisante qui l'entoure
sont de môme sens; ils ajoutent leurs effets inductears sur la Lobioe induite.
Relativement au courant de l'hélice magnétisante, les courante
induits sont directs à l'ouverture, inverses à la fermeture ; on conslale
qu'auec le noyau de fer doux intérieur les courants induits sont btin-
coup plus intenses que ceux qui sont dus à l'action de l'hélice induc-
f. trice seule.
III. Induction par variation d'an aimant. — Un aimant a été placé dans l'axe d'une !>obine qui joue le rôle de bobine induite et est reliée à un ^galvanomètre. Si l'on approche du pfAe un conlacl de fer doux C, celui-ci s'aimante et renforce par réaction les pôles de i'aimanl. De là un courant induit inverse dans U ^'8- 892- bobine {C^. «92). Si l'on éloij^e le contoct
de fer doux, un courant induit direct circule dans la bobine.