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INDUCTION D'UN COURANT SUR SON CTRCUTT

1004. En variant d'intensité, un courant exerce une induction non seulement sur un circuit vuisin, mais aussi sur son propre circuit- Cette induction est surtout marquée lorsque le circuit renferme une bobine de fil conducteur enroulé en hélice.

Extracourants de fermeture et d'ouverture. — Un courant, qui commence dans une spire, fait naître par induction dans les spires voisines un courant de sens contraire. L'eiTet est le même que si, pendant la période d'établissement, un courant se relranchail du courant principal et diminuait son intensité. Ce courant se nomme extracourant de fermeture.

A. l'ouverture du circuit, la cessation du courant dans une spire fait naître dans les spires voisines un courant de même sens. L'effc' est le même que si un courant de même sens s'ajoutait au courant principal et augmentait son intensité. Ce courant se nomme ex<r<coDran< d'ouverture.

ÉLECTRICITÉ DYNAMIQUE

L'induction d'un circuit sur lui-même se nomme self-induction "\

'Démonstration expérimentale. — Voici comment on peut mettre en ridencc les courants Je scif-induction ou extra- ^rants.

; L'»5<]uilibre a été établi dans un pont de Wheatjtone (lia. 893), avec ijuatre résistances légales dont ne S est formée d'un fil enroulé sur une bobine, kiguille d'un galvanomètre pla.->' dans le pont se a,intient au zéro pendant le passage permanent courant qui vient de la pile.

f A l'ouverture du circuit en 0, l'aiguille' du galvanomètre est déviée par un extracourant direct qui prenil naissance dans la bobine 8 et parcourt le galvanomètre de D en C. A la fermeture en 0, un extracourant inverse produit une déviation de pj^. 893.

sens contraire.

Les extracourants ne prennent pas seulement naissance & l'ouverture et &

t fermeture du circuit, mais ù toute variation du courant. En apparence, les choses se passent comme si lu bobine qui est le siège de self-induction diminuait de résistance à l'interruption du courant^ et augmentait au contraire de résistance à lu fermeture.

1005. Effets de l'extracourant d'ouverture. — C'est à l'extracourant d'ouverture qu'est dû le renforcement de l'étincelle et de la

commotion a la rupture d'un circuit qui renferme une bobine.

Supposons un circuit comprenant un long til intercalé entre les pôles d'une pile; il so m.i'-' feste d'ordinaire une faible étiu- ■Ule à la rupture. Si l'on enroule le fil sur mw bobine, l'intensité du courunt permanent ne change pas, puisque la résistance du circuit n'a pas varié, cependant l'étincelle qui jaillit à la rupture est beaucoup plus forte que précédemment.

Flg. 894.

' (t) L'analo^a des courants électriques et des courants liquides se poursuit dans lu courants de sell-induction. A partir do l'instant où un courant d'eau est âtohli, il faut on certain temps pour que la vilcBso d'dcoulemeni prenne sa valeur détinitive. Quand rteoulemcnt est brusquement interrompu, le courant ne disparait pas iostantanjment, on choc violent a lieu en vertu de la vitesse acquise.

(2) Dans la frortiun qui exprime l'intensité d'aprôs la loi d'Ohm, il revient on elTet au même de considérer le numérateur (force électromotrice] comme augraenlaol, ou l« ■(dominateur (résistance} comme diminuant.

Le circnit qui renferme la bobine étant fermé, si l'on prend dus les mains les deux extrémités du fil inlerpolaire primilivemenl réunies en I, et si on les écarte brusquement (fig. 894), de façon que le corps de l'opérateur ferme le circuit, on éprouve une commotion bien supérieure à celle qui est ressentie avant l'enroulement du fil.

La self-induction est accrue par les conditions qui favorisent l'in' duction ; aussi l'étincelle et la commotion sont-elles renforcées à la rupture, quand un noyau de fer doux a été introduit dans l'axe de Is bobine.

Expériences de self-induction. — On peut montrer la prodactiofi des courants de self-induction par la disposition suivante (fig. SO.Vi.

Un courant se bi- ^ 5 — furque en A et se

partage entre une lampe à incandescence E el une bobine à novan de fer.

Les résistances sonl réglées pourqnela lampe ne s'illumine que faiblement pendant le passage permanent du courant. Si on ouvre le circuit en 0, la lampe s'éclaire vivement un instant ; cela est dû à un extracouranl direct qui prend naissance dans la bobine et traverse la bobine et lampe.

Le courant permanent étant établi, sans noyau dans la bobine, la lampe brillant d'un faible éclat, la lampe s'éclaire vivement si on introduit brusquement un noyau de fer^ comme si la résistance del^j bobine éprouvait un brusque accroissement. ^B

La bobine contenant le noyau, la lampe peut s'éteindre un instant f quand on retire le noyau, comme si la résistance de la bobine épron- \ vait une brusque diminution.

Fig. 89S.

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