‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 47 sur 325 · losa^e · texte numérisé non relu

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Fig. r.7.

et le poids en dynes à Paris :

cette pression est dite de une atmosphère.

Les hauteurs de différents liquides qui exerceraient sur une mêi surface s une pression égale à la pression atmosphérique doivent et en raixon ini'ersc de leurs densités (177), d'après l'équation

shDg — sh'D'g

h' D ou ^-=j5,

Par conséquent, la hauteur h' de la colonne d'eau qui mesurerait

PESANTEUR

AD

ce

'pression atmosphérique sera h' — jp-, où D = 13,6, et D' = 1

ail 7G. 13,6= tOSS-^.G ou lO^SS. La vérification a été faite par Pajcal avec un long tuyau de verre fermé par le haut où la colonne |»oaievée était supérieure à 10 mètres.

Si la hauteur «lu tube est inférieure à 10"33 dans le cas de l'eau

i«76cenliraèlres dans le cas du mercure), le liquide soulevé remplit

I complètement le tube et exerce contre le haut du tube une pression

d aoUiDt plus forte que la dilTérence entre ICSS et la hauteur du tube

, est plus grande.

190. Expérience du Puy-de-Dôme. — Si c'est bien le poids de t air qui maintient soulevé le mercure dans le baromètre, la hauteur de la colonne doit tMre plus faible quand on s'élève dans l'atmosphère pniequ'oQ laisse au-dessous de soi des couches d'air qui ne pressent plus sur le mercure de la cuvette. Sur les indications de Pascal, l'eipt-rieni'c du tube de Torricelli fut faite en m(?me temps au bas et •u nomiuet du Puy-de-Dôme ; la colonne liarométn'que fui Irouvée noindrt en haal qu'en Las et la différence de hauteur dépassa 8 centimètres.

Pïsial avait constaté déjà qu'en haut de la tour Saint-Jacques la Muteiirde la colonne de mercure était inférieure de i^^S k sa hauteur •«bas cjp la tour. La densité du mercure étant égale à 13,59 et celle il* l'air à 0,001293, il faut une variation d'environ 100 mètres dans lïllituile pour produire une variation de 1 centimètre dans la hauteur womélrifjae, d'après la proportion :

x = in5"35.

Ce» (xpvriences de Pascal démontrent complètement que c'est ' '''*'i à la pression do Tnir ([u'il faut attribuer les eiïels rapportés |jaique-l;, il l'Itorreur du vide. Il n'y avait pas do raison en effet pour [•fie la nature n'eût pas la même horreur du vide à différents degrés [^'«lliludo.

191. Effets de la pression atmosphérique. — L'existence de '• pression atmosphérique passe habituellement inaperçue parce que '<» pressions exercées sur un objet placé dans l'air s'équilibrent

COURS DE PHVBIQCK

sensiblement^". On démontre limporlance de cette pression par diverses expériences.

Crève-vessie. — On applique sur la platine d'une machine pneumatique le bord bien dressé d'un cylindre de verre fermé à son ouverture supérieure par une vessie tendue |^ solidement fixée sur le pourtour (fîg. 148]. ^Ê membrane pressée par l'air intérieur et par l'air extérieur supporte la même pression sur les deux faces el reste plane. Si l'on fait le vide sous la membrane, l'air extérieur exerce sur la face externe une pression qui va en croissant el creuse la membrane jusqu'au moment où eJJt éclate avec bruit. On peut varier l'expérienH en plaçant la membrane dans une direction vef< ticale ou inclinée ; on montre ainsi que la pression almosphéri<j s'exerce sur toutes les surfaces, quelle que soit leur orientation.

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