BAROMÈTRES
192. L'expérience de Pascal a fait voir que la colonne de mercure soulevée dans le tube deTorricelli varie avec l'altitude. L'observation a montré en outre que la colonne subit journellement des variations en un môme lieu ; le mercure monte ou descend et parfois d'une façon iKs appréciable, surtout au voisinage des changements de temps. ' Ces variations indiquent des pressions diiïérentes. La mesure des pressions exercées par l'atmosphùre en divers temps et en divers lieax est donc importante.
Cn baromètre est un ttppnreil destiné k mesurer nvec précision la fration atmosphérique.
En un mi-me lieu et h la mé-mc température, les pressions de l'atmosphère sont proportionnelles au.\ hauteurs barométriques ; de lA vient l'usage de représenter, pour la comparaison, la pression •Imosphérique par la hauteur barométrique correspondante.
193. Construction d'un baromètre. — L'appareil de Torricelli OODstriiil avec nn soin spécial constitue le baromètre à cuvette. 11 faut Mtisfaire à plusieurs conditions pour construire un bon baromètre.
1' Il convient d'employer du mercure pur, parce que le mercure nnpur adhère au verre et n'a pas une densité exactement connue.
'^ n faut éviter clans la chambre barométrique toute force élastique
l"! déprimerait la colonne mercurielle ; pour cela, il ne doit pas
Nît«r (l'air interposé entre le mercure et le tube, car cet air gagnerait
lie supérieure du tube. De même, le mercure et le tube devront
'parfaitement secs.
On prend un tube bien propre et bien sec de 7 à 8 millimètres de
[diamètre et de 85 centimètres environ de longueur ; on le ferme à la
k une extrémité et on soude une ampoule B à l'extrémité
te. On verse du mercure sur un tiers de la longueur et on chauffe
[avec précaution sur une grille de tôle inclinée le tube et le liquide à
"ne température voisine de l'ébuUition (fig. 1501; de nombreuses
Bulles se forment et se dégagent ; on verse du mercure chaud dans le
I «acond tiers du tube et on entoure de charbon cette seconde partie
de la colonne ; on opère enfin sur le troisième tiers et on achève de
remplir avec du mercure chaud. La surface du mercure doit paraître continue et brillante sur toute la longueur du tube. Quand tout est refroidi, on détache l'ampoule par un trait de lime, on bouche avec
Fip. !.".0.
le pouce l'extrémité ouverte du baromèlro bien plein et on redre tube en le plongeant dans une cuvelte à mercure. Si l'on incline un peu rapidement le tube de manière à amener son sommet ù une distance verticale du niveau de la cuvede inférieure à la hauteur barométrique, le mercure doit venir frapper un coup sec contre l'extrémité supérieure, s'il n'existe plus dans la chambre barométrique •lie (luide élastique capable d'amortir le choc. D'autre part, en raison <lu vide de la chambre barométrique, si la profondeur de la cuvette permettait d'enfoncer le tube, la difTérence des niveaux du mercure dans le tube barométrique et dans la cuvelte ne changerait pas (187).
194. Baromètre normal. — Le tube ainsi que la cuvette est fixé à une planrhe solidement assujettie contre un mur. Pour lire exactement la distance du sommet de la colonne mercurielle au niveau dans la cuvette, on ailapte à l'une des parois de la cuvelte une potence qui porte un écrou ijans lequel monte ou descend une vis en fer V terminée par deux pointes dont la hauteur a été mesurée à l'avance avec un calhélomèlre'". En tournant la vis, on amène sa pointe inférieure exactement en contact avec le mercure de la cuvette ; l'extrémité de la pointe et son image vue dans le mercure paraissent alors se toucher; on mesure ensuite au cathétomèlre la distance de la pointe supérieure au sommet du mercure dans le tube. On ajoute
(1) Va catliëtoint'tre i)a compuss d'une règle Yerticale divisùe le long de laquelle se déplace une lunette liorizonlale. L.a course de U lunette eoire deux points visés f connaître U distance verticale de ces deux points (84).
PESANTEUR
Fig. 151.
Fig. 152.
à crtle hauteur la distance verticale des deux pointes de la vis.
[.'emploi (lu cathétomètre n'oblige pas à vérifier la verticalité du tube
fig. 151,.
Dans un tube qui a moins de 3 centimètres de diamètre, le mercure affecte
an sommet de la colonne soulevée la
forme d'un ménisque convexe et se lient
un [teu plus bas que dans un tube plus
Urjrt' (1791 . I.a différence entre la b:iii-
Uur observée dans un tube large ilc
} centimètres et dans un tube plus
'Hroit est appelée dépression capillaire. La hauteur barométrique s'ob-
licodro en ajoutant la dépression capillaire à la hauteur observée.
La hauteur obtenue doit subir des [corrertions que nous di-velopperons à
propos (le l'étude des dilatations 313'.
La lempi'ralure du mercure est donnée
|w un tliorniomélre plongé dans un
l«be (Xjntenant du mercure et de même [«liBnèlre que le tube barométrique.
On emploie souvent comme baro- I mètres d'appartement des baromètres [ilont la cuvette offre une partie cylin-
itriquu très large et un fond plan et li"- [fitunlal fig. 152). Le tubebarométriqii' I plonge dans une boule inférieure, l.c |li)»e«u s'étale en une large youlle sur le noii'l plan de la partie cylindrique sans |illeindre les bords verticaux et se main- Itiiiat ainsi à une hauteur très sensiblement invariable. L'échelle |««l verticale et fixe, son zéro correspond au niveau supérieur de la |£ontte dans la cuvette.