Baromètre de Fortin. — Le baromètre normal que nous
L'etion» de décrire n'est pas Iransportable ; le baromètre de Fortin
oint à une grande précision l'avantage de ne pas exiger une instal-
ilioQ fixe. 11 se compose d'un tube de verre plongé dans une cuvette
' k fond mobile.
COUnS DE PHYSIOUE
Cuvelfe [fig. 153). — La cnvotte est un vase cylindrique de verr-« compris entre deux anneaux de buis, elle a pour fond un sac de pea^»! de chamois dont le milieu est supporté par l'extrémité d'une vis. Celt ^ vis V traverse un manchon métallique relié par des liges minces a-*-» cylindre protecteur du tube barométrique T. En soulevant ou ex3 abaissant avec la vis le fond de la cuveltc, on amène la surface d«J« mercure en contact avec une pointe en ivoire v qui pénùtre par 1^ couvercle de la cuvette et sert de point de départ à une graduatior» tracée sur le cylindre métallique qui renferme le tube. A chaque observation, on soulève le fond mobile Jusqu'à ce que la pointe d'ivoire paraisse en contact immédiat avec son image, vue par réflexion sur le mercure.
Tuhe harométrifjue et curseur. — Le lube barométrique, effilé par le bas, passe à travers une tubulure que porte le couvercle de la cuvette ; il est fixé à celte tubulure par une peau de chamois dont la perméabilité laisse lair extérieur exercer sa pression sur le mercure, sans que celui-ci puisse s'échapper au dehors. L'étui métallique qui entoure le tube est entaillé de deux fentes longitudinales parallèles, opposées l'une à l'autre, laissant voir i S>i^l! le verre du tube et le ménisque du mercure. La graihiation qui part de la pointe d'ivoire est tracée sur le 5 3 4^W i^nrd de l'une des fentes. Un curseur se déplace par un
' [iij,''non et une crémaillère le long de la gaine métallique el porte un vernior avec lequel on apprécie les
, fractions de millimètre. On fait en sorte que le plan de deux écliancrures opposées du curseur <lont les bords sont dans un même plan horizontal contienne le plan tangenl au sommet du ménisque dans le lube. Le rayon visuel qui passe par les arêtes des deux bords paraît alors tangent au sommet du ménisque. Dans la ligure 154, le zéro du vernior est compris entre la division 7G0 ella division 7G1, la première division du vernier qui coïncide avec une division de la règle
Ffg. 154.
est la 3*. Le vernier étant au -rr-, la lecture sera 760 mil-
limètres T- de millimètre.
Suspension du baromètre. — On peut simplement suspendre le
PESANTEUR
titromètre contre un mur comme un fîl à plomb, par l'anneau qui
surruonlesa gaine. La ligne qui joint lo centre de gravité au point de
inspension se place verticalement. Comme le centre de gravité de
l'instrument se trouve sur l'axe du
tube et de la gaine métallique, cet
«e se trouve vertical et il en est de
m^nii» lie l'échelle divisée qai a. le
mime axe. La longueur mesurée
représente bien alors la hauteur de
la colfinne comprise entre les deux
plans borizontaux qui passent par
le niveau dans le tube et parle ni-
Teau dans la cuvette. En voyage,
on fixe le baromètre à un trépied
i l'aide d'une suspension dite ù la
Canlan. qui soutient la gaine rlu I tobeellui permet de tourner libre-
iMDt autour de deux axes croisés
rtchnjalairement na' et /j/i' pas- I tant par le contre de la section du
«•Tlindre ffig. 155) et de prendre de iloi-mjnie un'^ position rigoureu-
Kment verticale sous l'aclion de
%.!/i^iS-
Fl(f. \y.<.
Flg. «;i6.
La suspension est portée par un trépied en bois dont les Qches peuvent se rapprocher pour former une canne creuse qui tH d'tHui pendant le transport du baromètre (fig. 150).
TrtnMfKtrt de l'inslrument. — On relève avec la vis le fond de la
tvellc, l'air qui surmonte la cuvette est chassé à travers la peau de
bamois qui fixe le tube à la cuvette : on fait remonter le mercure de
I cnvette jusqu'à ce qu'on éprouve une légère résistance. Le tube est
ïon» rempli jusqu'au sommet. On peut retourner le baromètre et le
déplacer sans que le mercure produise de choc capable de briser le tube et sans avoir à craindre de rentrée d'air.
196. Baromètre à, slpbon. — C'est un baromètre dont la cuvelt.* n'est plus indépendante du tube. Il est formé d un tube de verre recourbé à deux branches parallèles et inégales : la plus courte est ouverte, l'autre est fermée et sa longueur atteint environ 1 mètre - L'appareil étant horizontal, on remplit la grande branche de mercure pur et sec jusqu'à la courbure du tube, avec toutes les précautions indiquées dans la construction du baromètre à cuvette, on redresse ensuite lentement l'appareil sans laisser rentrer d'air, la petite branche en bas ; le mercure baisse dans la grande branche, monte dans la petite jusqu'à ce que la différence des niveaux du mercure dans les deux branches fasse équilibre à la pression atmosphérique qui agit en m. Une échelle divisée en millimètres, dont le zéro est placé vers le milieu du tube, porte une graduation ascendante vers C et une graduation descendante vers /;i. La somme des deux lectures h -f- h' représente la pression atmosphérique ''' (Cg. 157).