Mesure des hauteurs par le baromètre. — Soit h la
différence des colonnes barométriques aux deux stations A et B ; si la ilensilé de l'air compris entre ces stations est supposée constante, ce qu'on peut admettre pour des hauteurs qui ne dépassent pas une centaine de mètres, les hauteurs de mercure et d'air A et H qui exercent une mi'me pression sont en raison inverse des densités
u,(Kit29:<
0,130 1 '203 densité de l'air ou masse (poids en grammes) d'un centî^ mètre cube d'air.
(1) Les reliefs el îps creni do la surface tmgmenlent In flexion en diminuiint la réaction élastique aux di^forinations, ils n'ont pas pour ohjet d'accroitre l'étenilue de la surfaiio pressée, car la pression de l'atinospbùre ne dépend que de la projection horizontale de la surface presséo.
PESANTEUR
Quaml les hauteurs à évaluer sont plus considérables, cette pro-
portioo ne peut plus être admise, car la densilt- de l'air di-croîl ([uand
ODa'élcve; une formule spéciale, due à Laplace, exprime alors la
I distance verticale des deux stations en fonction de la dilTérence des
colonnes barométriques et des températures aux deux stations.
201. Variations barométriques. — Si l'on observe le baro- |ni«tre entre les tropiques, on voit la hauteur de la colonne de mercure éprouver des variations régulières et présenter chaque jour deux nia:(in}ums et deux minimums. Dans nos climats, l'écart entre le maximum et le minimum est faible (à peine I millimètre à Paris), les maximums ont lieu vers dix heures du matin et dix heures du soir, les minimums vers quatre heures du matin et quatre heures du soir.
Les variations diurnes régulières sont souvent masquées par des
nrialions accidentelles liées aux circonstances atmosphériques. Habi-
^tnellement le baromètre baisse brusquement à l'approche des tem-
set Se relève par les temps calmes et sereins. Dans nos régions,
te plus souvent le temps se met au beau si le baromètre monte peu à
pcoetse met à la pluie si le baromètre baisse graduellement.
AppUcfttions. — t* Cniculer la pression exorcéo par l'atiuusplière xur une surface 1^ I etniimùtre carré, lor«que la hauteur baromélriquu est 7D centimètres, en un lieu « l'tcceli>r>tiun est 9tl0.6g. Densitù du mercure t3,b3(i.
" Qullo r>l la pression supportée par la membrane il'un rré^e-vessie de 4 coDti- ■**'•'')» rayon, loraque le vide u éle fait à 2 centimètres? Hauteur barométrique 7fi. '' (Jucllc e<it la hauteur i de lu culonue d'air qui à 0" et ii la pression 7fi exerce la ■■'■• preiMoii qu'un» culonno de t centimètre de mercure? La densité de lair a û" ut à k;<tMioii 7A est 0,001293.
^m ^' Qsell» Serait la hauteur de l'atmosphère en un lieu où le baromètre marque 76 si ^^Milr ittil uoo densité const.iote et «i ij ne variait pas avec l'altitude? ^^LJfili* hauteur barométrique est 16 au bas de la tour EilTt-l : i^uoUe sera-l-elle au ^HBh,a la hauteur de .'lOU mètres? Densité de l'air, O.OiiU.
^^^*l* htulpiir barométrique étant de 70 centimùlD^s. quelle est la pression exercés (w r«iiii,itphAra sur la surface du corps humain qu'on supposera exprimée en mètres ■*p«r 1,8?
^ Ooslla e>t la densité d'une bulle qui s'élève dons un tube barométrique li une hau- 'il( II métrés 68, lorsqu'un baromètre A mercure voisin marque 7G? f Le diamt'Ire d'un tub>r barométrique est de '.' centimètres; la cuvette est lirculuire, ■ dliaétre est do 4 centimètres? De quelle hauteur x s'élèvera la niveau dans la ae le baromètre baissera de 'j millimétrés?
hémisphères de Magdelmur;,; de à centimètres dg rayon, on a fait le vide tl r«ntimètre. On a lixé au sol l'hémisphère inférieur, quel elTort du traction Ki-riar |>our séparer l'hémisphère supérieur, la pression extérieure étant do irlni»?
•U« <loll élra la capacité d'un vase contcoant 3" d'air i 0", pour qoo cet air prassioD de ÙOO grammes par centimètre carré Y Densité do l'air, 0,OUIÏ.
lOG
GOMPRESSIBILITË DES FLUIDES
C01CPRESSIBII.ITÂ DES LIQUIDES
202. Un liquide, tel que le mercure, comprimé dans un vase clos éprouve une très faible diminution de volume, proportionnelle i l'accroissement de pression.
On nomme coefficient de compressibilité la diminution de volumi de l'unité de volume du liquide pour un accroissement de pressioi égal au poids d'une atmosphère. Ce coefficient est égal à :
pour le mercure,
pour l'eau.
La réaction d'un liquide ou sa force élastique résulte de l'état de compression où il se trouve, elle est égale à la pression à laquelle elle fait équilibre et se mesure comme elle par un poids (en dynes).
Supposons le liquide renfermé dans un cylindre ÀB ; une pression étant exercée à la partie supérieure du cylindre, la force élastique en A est, & l'état d'équilibre, égale à la pression exercée directement sur le liquide; en B, la pression et la force élastique ont pour valeur la pression exercée en A augmentée du poids d'une colonne de liquide de hauteur AB (fîg. 162).
Quand on cesse la compression, le liquide revient & son volume primitif, il reprend en A ime force élastique égale à la pression atmosphérique; en B, sa force élastique est égale à la pression atmosphérique accrue de la pression de la colonne liquide de hauteur AB.
La force élastique d'un liquide devient inférieure à la pression atmosphérique si l'on fait le vide au-dessus de lui.
La densité d'un liquide croit avec sa force élastique, mais dans de très faibles proportions, puisque la variation de volume est très petite.
Fig. IGï.
PESANTBtm