SIPHON
250. L'n siphon est un tube recourbé à deux branches int-gales qui ««rt à transvaser un liquide d'un vase dans un autre (sans pratiquer Mcnnc ouverture dans leurs parois).
Fonctionnement. — Pour transvaser un liquide d'un vase V dans on vase V où le niveau est plus bas.
un remplit de liquide un tube recourbé 'VED et, les deux extrémités étant boutbws, on retourne lo tube en plongeant I* courte branche dans le vase où le nireim est le plus élevé. En débouchant les deux extrémités, on voit le liquide «'écouler par l'orifice D, tant que cet ofilire est au-dessous du niveau du lilï'de dans le vase supérieur. L'écouiBnenl est d'autant plus rapide que la «iffèrence de hauteur des niveaux dans le»deiu vases est plus grande (fig. I !)2).
EtpUcalion. — .\fin de comprendre comment a lieu l'écoulement, supposons pour un instant que, dans ce tube recourbé dont les deux orinches ont séparément une hauteur inférieure à la hauteur atmosphérique M |I033™ pour l'eau, 76'™ pour le mercure), une cloison 'tnsversale E intercepte la communication en un point quelconque w la partie horizontale. Les deux parties ABE, DCE étant comme Précédemment remplies séparément, le liquide restera suspendu de <^"8<jue côté, au lieu de tomber par son poids; la pression de gauche ^uroilo sur la cloison E sera H — », c'est une pression qui est exerce» «HT le sommet d'un baromètre tronqué dont la hauteur n'est 1"' *; la pression de droite à gauche sera H — (a -f- h). I^ différence
Fig. 192.
COUnS DE PHYSIQUE
est dirigée de gauche à droite; mesurée en hauteur de liquide, est h. En désignant par S la section du tube en E, par Dg le p spécifique du liquide, la différence de pression en dynes est ShDg.
Si l'on vient à 'percer la cloison, l'écoulement a lieu de gauche à droite en vertu de celle différence de pression, la tranche E est remplacée par une autre, et le liquide du vase Y passe en V. La vile^^ d'écoulement diminue avec la différence de hauteur h. ^M
Si les deux branches du siphon ont une hauteur supérieure à H : après avoir retourné le siplion en plongeant ses extrémités dans chacun des vases, la colonne liquide se sépare au sommet du siphon et une colonne de hauteur H reste suspendue au-dessus de chacun des deux vases.
Le siphon peut fonctionner avec une courte branche de longtis^ inférieure à H et une longue branche de longueur supérieure à H>^| grande branche ne reste pas remplie de liquide; il se fait un vide au-dessus de la colonne II qui reste soulevée et le liquide du va supérieur passe à travers ce vide pour rejoindre la colonne H.
Amorcemenl du siphon. — Pour amorcer le siplion, c'esl-à-d pour le remplir du liquide, on plonge la courle branche dans le liquide à transvaser et on aspire à l'autre extrémité. La pression
atmosphérique pousse le liquide dans le tube et l'écoulement a lieu. Si le liquide est corrosif, l'aspiration se fait par un tube latéral en plongeant la courte branche dans le liquide et en bouchant la longue branche (fig. 193).
Quand la section du siphon est petite, il n'est pas nécessaire que la longue branche soit plongée dans le liquide du vase inférieur, mais si le siphon a une forte section, il doit avoir ses deux orifices submergés, sans quoi l'air diviserait la colonne en montant dans la grande branche. ^Ê
Un siphon qui contient de l'air peut continuer à fonctionner si
PESANTEUR
!ÙT peut se loger dans la partie supérieure sans couper la colonne liqniiie. Si le liquide transvasé est de l'eau aérée, l'air se dégage à nicsua- que l'eau s'élève dans le siphon puisque la pression supportée 1"i m diminuant. Cet air accumulé établirait une discontinuité entre !« tlé>ux colonnes et le siphon finirait par s'arrêter. On aspire cet air ■0 moyen d'une pompe disposée à la partie supérieure du siphon.