‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 73 sur 325 · Calcul complet de la pression. — Nous avons calculé la · texte numérisé non relu

Calcul complet de la pression. — Nous avons calculé la

pression sur la cloison E en supposant que la pression extérieure

élnit la même en A et en D ; le calcul doit être modifié si le milieu

lambisAat a une densité toile qu'on ne puisse négliger la variation de

I j»rcs8ion de A en D (fig. 192).

Su|)posons le siphon et les deux

rases V et V contenant un liquide de

Idensiti^d et plongés dans un lluide de

; densités (fig. 194), la pression en E de

iclip à droite sera :

P -f iZfj — aJg

•t de droite à guucbe :

P+(l+h]Zif-{a + h)dg.

' est la pression atmosphérique sur '* 'urfare du liquide de densité 5 ; la "i/fcreiice des deux pressions sera :

Fig. tU4.

•^ ^ - ô, le liquide du siphon s'écoule du vase supérieur vers r'nf'é rieur.

" ^= 8, il n'y a pas d'écoulement.

^ î, l'écoulement a lieu en sens inverse.

^^2. Fontaine intermittente. — L'appareil qui porte ce nom P''*^^çnle des intermittences qui se produisent par le fonctionnement "''^**ie do l'appareil. Il se compose d'un ballon en verre B fermé à sa P°*^ie supérieure par un bouchon de verre R usé à l'émeri et garni à ** J)arlje inférieure d'une monture en cuivre C munie de trois ou ^'*^tro tubulures étroites. La monture est traversée en son centre par "'^ tube droit ouvert à ses deux extrémités. Ce tube droit s'élève jus-

COURS DE PHTSIQDE

îifoH

qu'au haut du ballon et se termine inférieurement dans une cuvelte

en cuivre A percée en son centre d'un petit oriûoe (fig. lO.'j).

Fonclionnement. — On remplit le ballon d'eati aux trois quarts et on le bouche. L'air intérieur communiquant avec l'air extérieur, l'eau s'écoule par son poids par les ajutages en C, l'eau écoulée s'accumule peu à peu dans la cuvette et couvre l'extrémité inférieure du tube si Tori^^ débite moins d'eau que la somme des orifices des ajutages. Lorsq^ la communication n'a plus lieu ea^| l'air extérieur et la partie supérieure du globe, l'air augmente de volume dans le ballon par suite de l'écoulement, sa force élastique intériei^| diminue et l'écoulement s'arrèw quand la pression extérieure faiL équilibre à la force élastique in^f rieure accrue de la pression du liquide. A ce moment l'eau s'est élevée dans le tube droit jusqu'à une ^ „,^ hauteur égale à la hauteur du liquide dans le baliou

Jj? \^^^ au-dessus des orifices C. Mais peu a peu la cuvette se vide, le liquide dégage de nouveau l'extrémité inférieure du tube, l'air rentre alors dans l'intérieur du globe, et l'écoulement recommence, pour cesser encore après quelques instants, pour la même raison que précédemment. ^

ttg. I9S.

Fig. 196.

253. Pipette. — C'est un tube droit en verre ou en métal, ouvert aux deux bouts, elUIé à la partie inférieure. On plonge la pipette dans un liquide par son extrémité effîlée, l'orifice supérieur étant dfl vert. Le liquide pénètre à l'intérieur et atteint Te niveau extérieur. On ferme avec le doigt l'orifice supérieure! on sort l'appareil du liquide. Il s'écoule un peu de liquide, mais comme l'extrémité inférieure est trop petite pour que l'air puisse

PESANTB0R

twr en divisant la colonne, l'air intérieur diminue de force élastique puisque son volume augmente, et l'écoulement cesse quand la pres- »ion L'xlérieure fait équilibre à la pression du gaz intérieur accrue de la pression du liquide resté {ûg. 196j.

Si l'on rend l'air en soulevant le doigt, l'écoulement se reproduit; si l'on rebouche l'orilice avec le doigt, quelques gouttes s'écoulent «score, mais l'air intérieur se raréfie de nouveau et l'écoulement «'irréte.

254. Loi de Torricelli sur l'ëcoulement des liquides. — Quand un lH|uido posant s'ecoulu à travers un orifice percé dons une paroi très mince, hrilcsic a h sortie de l'orifice est la même que celle que prendrait un corps pcmt loubant dans le vide de la hauteur h i[\ii sépare l'orifice de la surface liki». Celte vitesse est donc représentée par v = \'2gh (99).

Avec le siphon, la vitesse d'ôcoidement n'est pas constante, car la diffémic« deii niveaux dans les deux vases varie si ces deux vases V et V n'cnt

tU même section, ce qui est le cas ordinaire (fig. 102). > ubiiciit un to)ulcment constiuit uvuc lu vase de Mariette.

255. Vase de Mariotte (fig. 197). — Un vase de Mariotte consiste en BU fï«<. rempli Je liquide et dont le bouchon est traverse par un tube t ouvert dciu bouts, Sur une paroi latérale du C«l pratiquée une ouverture A qui pinncl IV'coulcinent du liquide. Le flacon «Ml d'abord entièrement plein ain.HÎ que le BW, li on ouvre A, le liquide s'écoide V^w la pression intérieure en A est su- P*nciire u la pression atmosphérique de tuuw la hauteur Aa, le tube t se vide. La rtcisc d'éfoulement diminue très vite.

Loiw|uc le tube est vidé, si nous considéf>M le plan CD qui passe par l'extrémité ùféfieuri.' du tube t, la pression est en tous '*» ("linis (le ce plan égale il la [)res8ion itmoi,[ihcnque qui s'exerce par le tube vide; ' *<^<»'leKitrit se produit encore, car la pres- «100 en A exercée de l'intérieur est égale a * prcMion atmosphérique accrue de la pf*»»»!! de la CJ.ilonnc liquide de hauteur h «onipri«r i-ntre le plan CD et l'orifice. Tint qu'il rente du liquide dans le vase au-dessus de CD, la vitesse d'écou- Itoiwu rcitc cOTUtante et égale à y'2y/». La vitesse décroit dés (|ue, par suite ! "''^wuU'mcnl, le niveau du liquide est descendu au-dessous de CD.

Un Tau varier la vitesse d'écoidcment en enfonçant plus ou moins le tube f.

Fig. 197.

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