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Traité élémentaire de Physique

cilement constater Tactioa des aimaDts dans ces difTéreotes circonstances en suspendant un fil de fer par son milieu à un fil de soie, et lui préseniant à distance, et derrière un corps quelconque, un aimant naturel , ou en plaçant ce petilappareil sous une cloche dans laquelle on fait le vide.

La propriété des aimants d'attirer le fer a été connue des Grecs. C'est même du nom grec des aimants (fmfni) que dérive le nom de magnéti$m$ , que porte l'ensemble des phénomènes dont il s'agit. Les premières notions qui nous ont été transmises sur le magnétisme viennent de Pythagore; mais il paraît que ces connaissances remontent chez les Chinois à une époque beaucoup plus reculée.

708. Pôles. En observant un aimant après qu*il a été roulé dans la limaille de fer, on trouve que ce métal ne s'est pas fixé unirormémeut sur sa surface, et qu'il s'est plus particulièrement ramasié autour de deux points opposés, où la vertu magnétique paraît principalement résider, et qu'on a désignés sous le nom de pôles. En présentant successivement les différents points d'un aimant à Faiguille de*fer dont nous venons de parler , on reconnaît de même que le maximum d'attraction a lieu vers les extrémités. A partir des pôles , l'action va en s'affaiblissant à mesure qu'on s'approche du centre de l'aimant, où l'action est nulle ; la ligne de la surface de l'aimant où l'action magnétique est insensible porte quelquefois le nom à^ ligne neutre.

709. Si l'on suspend un aimant naturel par un fil , de manière que la ligne qui passe par les pôles soit horizontale (/7^* A53), on remarque que , l'aimant étant libre , la ligne des pôles se dirige à peu près parallèlement au méridien ; si on la dérange de cette position , elle y revient en faisant des oscillations plus ou moins nombreuses.

800. Lorsqu'on approche deux aimants dont l'un est suspendu comme nous venons de le dire , on observe qu'un même pôle de l'un d'eux attire un des pôles du second aimant et repousse l'autre ; que les pôles qui se repoussent sont ceux qui se dirigent naturellement ou tous deux vers le nord , ou tous deux vers le sud , et que ceux qui s'attirent sont au contraire ceux qui dans chaque aimant isolé se tournent vers des points opposés de l'espace. Il résulte de là que dans les aimants les pôles de même nature se repoussent , et que ceux de nature différente s'attirent. On peut expliquer la tendance de la ligne des j^ôles d'un aimant ù se diriger parallèlement au méridien

en regardant la terre comme on aimant dont les pôles magnëtiqnes sont situés Fub dans Thémisphère boréal, l'autre dans rhémisphère austral. Le pôle boréal d'un aimant sera alors celui qui se tourne vers le sud, et son pôle austral celui qui se dirige vers le nord.

801. Lorsqu'on brise un aimant naturel en deux parties, de manière que dans chacune d'elles se trouve un des pôles de Fainiant entier, chacune d'elles acquiert un nouveau pôle opposé au premier ; et en général , quand on brise un aimant naturel en un nombre quelconque de parties, chaque fragment devient un aimant complet possédant deux pôles.

802. Communication de la vertu magnétique. Lorsqu'on ploD* ge un aimant dans de la limaille de fer, les parcelles de fer qu'U entraîne sont placées les unes à la suite des autres (fi g. 45&). Ge Êiit ne peut s'expliquer qu'en admettant que chaque parcelle de fer devient magnétique par son contact direct avec l'aimant ou avec la parcelle métallique qui la précède. C'est d'ailleurs ce que l'on peut vérifier en suspendant à un aimant un petit fil de fer doux (fig. ft55;: son extrémité libre acquiert un pôle de même nature que celui de l'aimant auquel Tautre extrémité est fixée, et peut soutenir un second fil de fer qui présente les mêmes phénomènes ; mais chacnii de ces fils ne reste magnétique qu'autant qu'il est fixé à l'aimant; aussiiot qu'il en est détaché , il cesse d'attirer le fer. Ce fait est encore rendu plus évident par les expériences suivantes.

Si l'on prend deux lames d'acier /4B et A'B' (fig. 456) égales et également aimantées, et si on suspend un fil de fer doux a6 à l'une déciles , en approchant l'autre par un pôle contraire, quand la di-* stance devient très petite , le (\l ab se détache et tombe, parce que les deux pôles contraires des aimants produisent sur l'extrémité du fil de fer des effets opposés qui se détruisent. Si les lames avaient une grande épaisseur, il faudrait évidemment que la lame supérieur re fût plus puissante que l'autre pour que le même effet fût produit. Il est facile de voir que , si la force du barreau supérieur excédait de beaucoup celle du barreau inférieur , le fil pourrait être soutenu par l'action du barreau supérieur.

Si on suspend deux fils de fer doux ab et a^h* (Jig. hhl^ a dem fils de soie et qu'on les approche d'un aimant , ils s'écartent quand ils n'en sont plus qu'à une petite distance.

803. Un aimant naturel agit aussi sur l'acier, la fonte de fer , on sur le fer uni avec une petite quantité de phosphore, d'arsenic on d'étain. Ces corps acquièrent plus difficilement la faculté magnéli*

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