Huile de casse
1276. Si on employait trois prismes partiels, le prisme se produirait des spectres beaucoup plus petits, qu*OD désignai le nom de spectres tertiaires , etc.
1277. On peut facilement conclure de ce que nous ai (1256) qu'il serait toujours possible d*achromaiiser un quelque grand que soit son angle réfringent , à Faide d'un prisme de même matière ou de matière différente , dont pourrait être aussi petit qu*on voudrait, en présentant ce prisme au premier sous un angle convenable. En effet , en varier Tinclinaison du second prisme, on pourra toujours une dispersion égale à celle du premier , car la dispersion aogV te avec la déviation , et comme dans un même prisme, oq' des prismes de la même substance, la dispersion ne crcitll proportionnellement à la déviation , Tachromaiisme laissera M jours subsister une certaine déviation.
1278. Quand on emploie deux prismes , on ne détermiiNl les angles réfringents de manière à compenser les dévialioai rayons qui forment les limites extrêmes du spectre , parce qulbn trop peji lumineux pour que leur compensation soit importnl on compense les rayons qui ont le plus d'éclat, tels que les xvfi
LSNTILLES AGUBOMATIQUES. S&5
et F ifig^l^f^)^ qui appartiennent à Torangé et au vert. Si on ployait trois prismes, ce serait les rayons C^ Fei G qu*il fauit achromatiser.
[970. Des UfliiUês aehromaiiquet. Nous avons déjà dit que y lod un faisceau de lumière blanche était réfracté à travers une lille y les rayons de difTérentes couleurs formaient leurs foyers à t y dans Tordre violet , indigo. ., rouge, h partir de la lentille ; les illes achromatiques sont celles qui réunissent tous ces foyers un même point. On construit les lentilles achromatiques comme prismes achromatiques , en réunissant plusieurs lentilles de re douées de pouvoirs dispersifs difTérents ; on les forme ordi^ renient de fliut- glass et de crown-glass. Il en est des lentilles iHBe des prismes : on ne pourrait réellement parvenir à un achro* complet qu'en employant une infinité de lentilles différenmais ordinairement on en emploie deux dont on détermine les de manière à achromatiser les rayons rouges et les rayons Quand on en emploie trois, ce sont les rayons CjFeiG 78^) que Ton réunit: alors Tachromatisme est aussi parfait peut le désirer. Lorsqu'on emploie seulement deux lentilles, it facilement déterminer leur courbure au moyen.de la forxeofermée dans Tarticle suivant.
Al [fy, 790} un rayon incident» ab le rayon réfracté dans la première len- 1 A/* Il direction du rayon émergent dans Tair, bc le rayon réfracté dans la se* !, et cP" le rayon émergent. P* est le foyer conjugué, de P par rapport è lentille, P* et P"" sont également des foyers conjurés relativement à la lentiUe : car, si un rayon incident partait du point P^\ il traverserait la len- 1 la direction eb , et émergerait dans une direction teUe, que si un rayon ar- )4aii8 celte direction il tiiaverserait la lentille suivant 6c, et cette direction est jpmeDt celle de bP\ Ainsi, en désignant par n^ çt n\ les indices d'an même ||p(mr la substance de la première et de la seconde lentilles, on aura
^ ajoutant les deux premières équations , U viendra
autre rayoD inddent dont les indices seraient Rr et n'r t on aurait
Zk6 LUMIÈRE.
Si on pose p"=p'\ , il vient ;= ^ ; et, eu substituant pour a, a*, i
leurs valeurs, on trouve
"" (H + H*) (n,-«r)— il («% — «%)•
et, quand 7?s=/{*, il vient
n («\ — nV )
2( Hv — Hr ) — ( n\ — »l'r )*
Dans tous les cas, la valeur de /!'* étant indépendante de 79, rachromatisall quelle que soit la position du point lumineux. \
1880. Ahsorption de la lumière par les milieux transpta^ Il n'existe aucun milieu dont la transparence soit parfaite ; toi| sorbent une fraction plus ou moins grande de la lumière traverse. L'air, qui est le plus transparent de tous les corpSfl complélen^ent la lumière d'un grand nombre d'étoiles , qui^ viennent visibles que quand on s'élève sur de hantes mool on sait aussi que la transparence de l'eau et du verre diMÎj mesure que leur épaisseur augmente. Il est également ti*ès| ble qu'il n'existe point non plus de corps complètement o| et que, si on pouvait former avec tous les corps des lai sammcnt minces', elles seraient transparentes : car l'or en^ très minces est perméable à la lumière; cette lumière ne pf^ pas de celle qui passe à travers les interstices que I'ob:! rait supposer dans les lames d'or très mince , car cette M est colorée en vert. L'absorption de la lumière par lés é transparents n'affecte pas'de la même manière tous les r dont se compose la lumière blanche, car la lumière qui i versé un milieu transparent est toujours colorée. Cdh < traversé une grande épaisseur d*air est bleue ; celle qui a U se nue lame de verre ordinaire , d'une épaisseur suIBmI ime teinte verte plus ou moins foncée ; enfin il existe nii nombre de corps qui ne laissent passer que certains rayM lorés.
La diminution d'intensité que la lumière homogène é|MI traversant les corps diaphanes provient des réflexions à bipi
ABSO&PTION. ZUl
H à la seconde surface , et de Tabsorpiion. D*uprès Bougucr, umière qui traverse perpendiculairement une plaque de verre répaisseur des glaces ordinaires éprouve par ces irois causes nies une diminulion de 0,1 , et la perte due à la réflexion sur la Diière surface est d'environ 0,03.
181. Pour expliquer les différents phénomènes d'absorption dont nous venons aller, on a admis qa^un même milieu avait un pouvoir absorbant variable avec la ear des rayons , et que, si on divisait le corps en lames très minces d'égale épais- , un rayon quelconque, en traversant une quelconque de ces tranches, était tou- • réduit à la même fraction de son intensité à rentrée de la tranche : il résulte néoessai- Bit de cette dernière supposition que Tintensité d'un rayon qui a traversé un milieu tauie en progression géométrique quand Tépaisseur augmente en progression arith- Iqiie V et que, si on désigne par t Tintensité du rayon incident, par a le rapport it cotre rintensité du rayon à la sortie et à Feutrée d'une mèm tranche, dont est prise pour unité, ia* représentera l'intensité du rayon émergent qui une épaisseur égale à e. Cette formule satisfait complètement aux observés. D'abord on a reconnu que , quaud l'épaisseur des milieux Aminue , leur teinte s'affaiblit , et ils deviennent tout à fait incolores leur épaisseur est très petite ; cette circonstance est indiquée par la formule : »lle oesO, l'intensité du rayon transmis est indépendante de sa teinte. En se- [ttea, on a reconnu que la teinte des milieux colorés , dont on fait croître it l'épaisseur, augmente d'abord très rapidement et ensuite très peu; ^!e, en renfermant un liquide coloré entre deux lames de verre très peu in- \f Ams Taréte même du prisme liquide la teinte est blanche, elle se fonce raqandon s'éloigne du sommet du prisme, mais à une certaine distance la ite d'une manière presque insensible. La formule précédente s'accorde tab bien avec ce mode de variations. Enfin cette même formule explique de teintes de certains milieux quand on augmente leur épaisseur ; par !, les verres et les liquides jaunes sous une|?etite épaisseur deviennent rouges répaisseur est très grande, une dissolution d'bydrochlorale de chrome passe . .jgmentation d'épaisseur du vert au rouge. Pour expliquer ce phénomène il suf- Mhnettre que les corps qui prennent successivement deux teintes différentes lais- Fpasser ces rayons en plus grande proportion que tous les autres, et que les coeffih( de transmission sont en sens contraire des intensités de ces rayons dans la luïç blanche ; par exemple , pour les corps jaunes qui devieuucnt rouges sous une «fe épaisseur, il faut admettre que, si t et a, f et a', représentent les quantités Ogaes pour les rayons jaunes et les rayons rouges, on a t > t* et a -< a' : alors ^joDS jaunes pourront être dominants pour les petites épaisseurs, et à une cerb limite ce seront les rayons rouges.
bSS9* L'JUTpothèse que nous venons d'exposer, et qui est connue depuis long- {|9, est identique avec la théorie de la propagation de la chaleur rayonnante à laiic M» Diot a été conduit par la comparaison des résultats des expériences de M. Mel-* C481): aind, enconsenant la même notation, nous aurons pour l'intensité dufaisà émergent exactement la même formule.
fefe parlant du calorique rayonnant nous avons admis que les pouvoirs réfléchissants I Vbicidenoe perpendiculaire étaient les mêmes pour tons les corps diathermanef et
Zl\S LUMIERE.
pour tous les rayons, attendu que les expériences n^ont douié que desdiiëreiioestnf petites pour ne pas être attribuées aux erreurs des cxpérienoes mêiMt. Mabpouh lumière, il est bien démontré, ainsi que nous le verrons plus loin, qnellntensilé à rayon réfléchi sous Tincidence perpendiculaire est égale à l'intensité du rajoa inciért multipliée par le carré du rapport den — iàn-)-l,n étant Findice de léfradioi è ce rayon : ainsi l'intensité du rayon réfléchi varie d*un rayon à un autie, k hiéM dans des limites peu étendues pour un même corps, mais qui sont différentes omt les différents corps ; alors la formule générale de Tintensilé du rayon émergent est
Z[i-^R) (l-il')iae ou 2 |-i-(^y]'ùi.;
il est même très probable qu*il en est ainsi pour le calorique rayonnant»
1 285. L^analogie déjà si remarquable entre la lunûère et le calorique rayonnit' le devient encore davantage en calculant la quantité de lumière émergente h trufitf pne lame de verre dont Tindioe est 3/2 : on trouve 0,921 , le mâne ddffire qd n* présente la quantité de chaleur émise après les deux réflexions k la première et àh; ,^
deaxième surfoces.
It
ir
1284. Lorsqu'on augmente 1 épaisseur d'un verre coloré, oij diminue toujours davantage Ib nombre des rayons de diiïéreol teintes qui le traversent ; mais on peut obtenir plus facilement teintes parfaitement homogènes en employant plusieurs verres, exemple , un verre bleu d'azur et. un verre rouge d'une coul( pleine ne laissent passer que le rouge extrême; en ajoutant à deux verres un verre vert, on obtient une opacité complète.
iiSS. Lorsqu'on place un verre coloré dans un faisceau rayons solaires qui sort d'un pi*isme de verre blanc , et qu'on l'œil derrière le verre j on n'aperçoit qu'un certain nombre de tes séparées par des bandes noires , correspondantes aux rayi absorbés parle verre.
iS86. Il existe un grand nombre de cristaux qui jouissent de b' singulière propriété d'absorber inégalement la lumière, ou d'avoir des teintes différentes dans différentes directions. Nous reviendroM plus tard sur cet objet.
1887. L'absorption inégale des rayons de différentes couleon par les corps fournit une explication très probable des couleurs dei corps , en admettant qu'une certaine partie de la lumière qu1U réfléchissent a été à une certaine profondeur très petite^ mais sirflisante pour que Tinégalité d'absorption ait donné aux rayooi réfléchis une certaine teinte. D'après ce que nous avons dit préoé" demment sur la transparence des corps opaques quand ils sont réduits en lames très minces , cette explication leur est applicable» comme aux corps transparents.
yisioR. 3&9
t lumière des corps opaques renferme toujours une certaine tlilë de lumière blanche , qu'on peut diminuer à volonté en faiëprouver à cette lumière une série de réflexions successives es mêmes corps. Par exemple, en plaçant deux lames de cuilarallèlement , et recevant la lumière après un nombre croissant ^flexions, elle prend une teinte rouge de plus en plus foncée.
§ IL De la vision.
B8. Structure de Fœil. L'organe de la vision chez Thomme ste en un globe ovoïde, environné d*un coussin de graisse, et dans une cavité osseuse du crâne. Les paupières sont destinées re<x)uvrir d'une couche liquide qui se renouvelle à mesure que Mration la fait disparaître ; les cils qui bordent les paupières ^ent à rinlroduction des petites poussières qui blesseraient ^oa terniraient sa surface; les sourcils qui couronucnt Torbite 'destinés à détourner la sueur qui s'écoule souvent du front. fo\ye de Tœil est formé d'une enveloppe extérieure , blanche et 1^ dans la partie postérieure , et transparente dans la partie Iteurc : la partie opaque JEDFB (fig. 791 ) porte le nom de miifue ou de cornue opaque; Taulrc partie /4B porte le nom mmie transparente. La cornée opaque est recouverte intérieutfune membrane désignée sous le nom de choroïde; éilù idnite d'une liqueur noire d'une teinte très foncée. Le nerf pénètre dans l'œil à côté de Taxe vers le nez , et s'élit au fond de l'œil sur la choroïde en une membrane mince gris blanchâtre, qu'on nomme ré?Vt/ie/ la rétine est percée, ; la direction de l'axe de l'œiJ , d'un très petit oriflce , qui laisse bproide à nu. Derrière la cornée transparente se trouve une le circulaire opaque , de couleur variable , désignée sous le I HHiriê; elle est percée d'une ouverture circulaire qui porte le \epiqnlle; l'ouverture de la pupille peut se conti*acter et se *• Derrière la pupille est placé un corps lenticulaire CC, d'uitière solide et transparente, désigné sous le nom de cristal- ,il paraît immobile. EnGn , l'espace compris entre la cornée irente et le cristallin est rempli d'une liqueur désignée sous d'humeur aqueuse , et l'espace compris entre le cristallin fond de Tœil est occupé par une matière gélatineuse qui porto ^ A* humeur vitrée; ces deux humeurs sont d'une transpai*en< NrCaite.
1289. Marche des rayons dans VœiL Les rayons qni viennent frapper la cornée transparente la traversent en se rapprochant ; ki rayons d'une trop grande obliquité sont rejetés par riris ; ccoxqi sont admis parla pupille se rapprochent encore en traversant kl cristallin , et vont former sur la rétine une image renversée ds objets extérieurs. Ces images peuvent facilement se reconoalircnl prenant un œil de bœuf extrait peu de temps après sa mort : amii"] cissant postérieurement la sclérotique , et la plaçant entre Toeili un objet éclairé, on aperçoit par transparence ^'image renver du corps éclairé. On peut faire cette expérience d'une manière pi simple sur les yeux des animaux albinos : car, la liqueur noire del choroïde n'exisUjtiit pas, et la sclérotique étant transparente, aperçoit immédiatement l'image.
On pense généralement que c'est l'image formée sur la rélinei est la cause de la sensation; mais il existe plusieurs faits diffi( ment conciliables avec cette supposition. i« Lorsque l'image se me sur la base du nerf optique, elle n'est point perceptible;! quand l'image se forme dans l'axe même de l'œil , c'est alors qoij sensation est la plus nette; et cependant l'image, si elle est petite , correspond à l'orifice de la rétine , et se fait alors snrj choroïde. Il paraîtrait d'après cela que l'image se forme sorl choroïde , et que cette membrane, modifiée d'une certaine mani agit ensuite sur la ré âne ; la structure de l'œil de la sèche celte dernière hypothèse bien plus probable encore. Dans ce lusque un enduit membraneux est interposé entre la rétine et meur vitrée , de manière que les images ne peuvent pas sefc sur la rétine , mais seulement sur la membrane qui la n Pour reconnaître qu'un objet disparaît quand son image se fo sur la base du nerf optique , il faut placer sur une feuille de trois taches circulaires sur la même ligne horizontale , et éloi| de 2 pouces. On ferme un œil , on regarde la tache centrale, et( s'éloigne , de manière que l'axe de l'œil soit perpendiculaire aa] pier, à une dislance de 10 à 12 pouces : l'image de l'objet le éloigné du nez disparaît, tandis que celles des deux autres toujours visibles.
Nous rapporterons un phénomène assez remarquable, qui'] déduit bien facilement de la marche des rayons dans l'œil. L<^qu'on place très près de l'œil une carte percée d'un petit tro»,* entre l'œil et le trou une tête d'épingle, on aperçoit l'ombre m* versée de l'épingle. Cet efTet résuite de ce que la lumière éttanée
visiosr. 381
>rojeUe sur la rétine Fombro droite de l'épingle , attendu celte distance le foyer est derrière la lentille : alors l'objet nversé.
I«es images que l'on obtient au moyen des lentilles ordit deux imperfections , qui n'existent point dans les images arment sur la rétine : Tune vient de ce que les bords des ae concentrent pas les rayons rigoureusement au même ; ceux qui sont voisins du centre (on la désigne sous le nom iion de sphéricité) , l'autre provient de ce que les rayons sûtes couleurs, ayant des réfrangibilités différentes , forfoyers distincts : ou la désigne sous le nom d! aberration ngibilité. De la première il résulte que les images doivent •eu diffuses; et de la seconde, qu'elles doivent être termides franges irisées, à cause des différences de position ;es de différentes couleurs : il faut donc admettre que les le l'œil sont disposées de manière à faire disparaître ces ms. On admet assez généralement que l'aberration de é est en grande partie compensée par l'iris qui intercepte is trop obliques, parla structure du cristallin, qui fait conmsiblement au même point les rayons qui le travei*sàpl9 et ' la courbure de la rétine. Quant à l'aberration de ^(ranon peut comprendre qu'elle soit sensiblement nulle, par 1 que les rayons parcourent des chemins trop petits pour ibjels soient terminés par des franges colorées d'une étenréciable.
Distance de la vision distincte. L œil perçoit des ima- Dctes à toutes les distances ; mais les objets doivent être plus grands qu'ils sont plus éloignés , parce qu'alors le î netteté des contours ne déforme pas sensiblement les imas quand les objets ont de petites dimensions , comme les 38 d'un livre , ils ne peuvent être vus qu'à une distance lée , ou du moins quand leur distance^est comprise entre \ limites : cette dislance porte le nom de distancé de la listincte. On peut facilement reconnaître et mesurer cette en prenant une règle noire de 0",80 de longueur, au milaquelle on a tendu un fil de soie très blanche : en plaçant » l'extrémité de la règle et un peu au dessus , le fil semble par deux lignes qui se croisent. C'est au point de croisse* e la vision est distincte ; souvent le fil parait d'un diamètre dans une certaine étendue qui fixe alors les limites de la
25â LUMIÈRE.
vision distincte. La distance de la vision distincte pour les tris petits objets est d*environ 10 à 11 pouces.
Jusqu'ici on a vainement cherché à rendre compte de la tjriaiion de la vision distincte. On sait que, quand une leotii forme une image derrière elle, la distance de Fimage à la teltille varie avec celle de Tobjet à la lentille : ainsi Fimage qui sefoK me derrière le cristallin se trouve à des distances variables avec II distance de Tobjet; et cependant ,^ pour que la vision soit nette,! semble que cette image doit se former sur la rétine , et pour on a fait un giand nombre d'hypothèses. On a supposé que le be de Tœil s'aplatissait quand les objets s'éloignaient; mais Téi due du mouvement qu'il devrait éprouverafait renoncera cette poihèse. On a supposé ensuite que c'était la cornée transparente s'aplatissait ; mais, les images observées par réflexion sur cette m brane lorsqu'on voit de prèset de loin n'éprouvant pas de variali on a encore rejeté cette hypothèse. On a ensuite supposé que le stallin éprouvait des variations de courbure; mais les perso chez lesquelles le cristallin a disparu par suite de Topération de cataracte voyant distinctement à différentes dislances au moyen dî seukvcrre lenticulaire, on a encore été obligé d'abandonner explication. On a prétendu que la cause de la variation delà \\ distincte provenait uniquement de la variation de l'ouverture de pupille ; la pupille s'ouvre pour les objets éloignés, et se re pour les objets voisins. Le cristallin étant formé de couches centriques, de densités et de courbures décroissantes à partir centre , on admettait que les rayons qui traversaient le crisi près du centre étaient plus convergents que ceux qui le travei près des bords , c'est le contraire dans les lentilles home Alors, lorsqu'un objet était placé près de Tœil, la pupille se mait pour n'admettre que les rayons les plus convergents, les très ayant leurs fovers au delà de la rétine ; et quand l'objet très éloigné , la pupille s'ouvrait pour admettre les rayons qui versaient le cristallin près des bords, et qui venaient convei^er la rétine; et on disait que les rayons plus voisins du centre, a; leur foyer en avant de la rétine , ne produisaient sur elle qn' effet insensible à cause de leur divergence et de leur plus faible ir tensité. Celle hypothèse était appuyée sur ce fait, qu'on peutvfl* des objets placés très près de Tœil en les observant à u-averstf petit trou ; mais il y a à cette dernière hypolhèse une objection dé* dsive ; on voit aussi nettement des objets très éloignés enlesre-
SINSATIOlf DE LA LUMIERE. 35S
int à travers un trou d*épin{;lc percé dans une carte qu'à Toeil Indu , on a prétendu que ia netteté de la vision à différentes aces provenait non pas de c^ que le foyer était toujours sur la e, mais de ce que ia variation quVprouvait la distance focale assez petite pour que Tiinage formée sur la rétine conservât letteté suffisante ; et on a appuyé cette hypothèse sur ce qui ose dans les lentilles ordinaires lorsqu'on reçoit l'image sur un 1 : une petite variation dans la position de l'écran , Tobjet resiannobile, ou une variation dans la position de l'objet, l'écran iDt fixe, ne change pas sensiblement la netteté de l'image. t il faudrait s'assurer de l'étendue de ia variation de la dîstanncale dans l'œil lorsque l'objet éprouve les variations de dilie dans lesquelles la vision ne cesse pas d'être distincte, et reiMtoe que dans retendue de ces variations l'image ne cesse pas ik nette. Cette hypothèse acquerrait un certaine probabilité psapposait que l'œil est disposé pour voir nettement à de très lies distances : car on pourrait admettre que le rétrécissement kpopille produit la netteté de la vision à des distances plus pe- ^ Tout cela n'est pas très satisfaisant, et il faut avouer que l'eide la netteté de la vision à des distances si différentes est à trouver.
Sensation de la lumière. Tout ce que nous savons sur la
•e borne à ce qu'il se forme sur la rétine une image renver-
objets extérieurs. Mais cette image n'est que la cause de la
; la modification quelconque qu'éprouve la rétine se trans-
cerveau par le nerf optique , et c'est là qu'a réellement lien
Ltion. Lorsqu'on regarde avec un œil, l'objet est vu dans la
lion do cône de lumière incident, et à la distance du sommet
^oAne. Il parait que le mouvement instinctif de la pupille, pour
le foyer sur la rétine, fait apprécier l'inclinaison des rayons
ite. Quand on regarde avec les deux yeux , l'estimation de la
se fait principalement par l'angle des axes des yeux : aussi,
fjce cas , l'appréciation de la distance est beaucoup plus exac-
lis elle cesse de l'être quand Tobjet est très éloigné , parce
les axes sont presque parallèles. Quant au jugement que
portons sur ia grandeur absolue des corps, il résulte de leur
apparent, c'est-à-dire de l'angle formé par les rayons qui
it dé leurs extrémités, et de l'idée de leur distance.
[u'on fixe l'œil successivement sur deux objets qui restent le diamp de la vision , les objets ne changent pas de place ; il IL ^ SS
résulte de là que Tœil tourne autour du centre optique. On conçoit facilement que, quoique les images formées au fond de l'œil soient renversées, nous voyons les objets droits : car chaque point estvB dans la direction de la ligne qui passe par ce point et le centre optique, et ce centi*e est en avant de la rétine.
Les deux images qui' se forment dans les deux yeax ne donnent qu'une seule sensation , parce que les nerfs optiques se réunissent en p;::nétrant dans le cerveau; mais il faut cependatit que les images soient placés sur des points correspondants des deux rétines: autrement elles deviennent distinctes toutes deux. Cest ce que Fûd peut facilement vérifier en pressant un œil avec l^doigt pour le dé* ranger de sa position.
iS95. Durée de la sensation. La sensation dans Tœil n*est poist instantanée , elle a une certaine durée : on le démontre par une ei* périencc bien simple. Lorsqu'on fait tourner rapidement un morceau de bois dont une des extrémités est incandescente , on aperçoit une ligne lumineuse continue. On pourrait même se servir de œC appareil pour mesurer la durée de la sensation, ou du moins h durée pendant laquelle la sensation reste sensiblement constante, il sufGrait de faire varier 4a vitesse de rotation , jusqu'à ce qu on aperçût un cercle complet d'une teinte uniforme. La mesunr de la durée de la sensation peut s'effectuer d'une manière plus exacte au moyen de l'appareil suivant, dû à M. Aimé. Imaginons deux cercles de carton , montés sur le même axe , et se mouvait en sens contraire avec des vitesses égales ; supposons que le pit" mier soit percé d'un grand nombre d'ouvertures égales et égal»' ment espacées , et que le second soit percé d'un seul ori6ce:si, l'œil étant placé sur l'axe de rotation , l'appareil reçoit un large faisceau de lumière parallèle à l'axe de rotation , la rotation étant d'abord très lente , Torifice unique du cercle qui se trouve en avant paraîtra éclairé aux. époques des coïncidences avec les orifices di premier cercle ; mais , quand la vitesse aura dépassé une certaine limite , la première apparition subsistera avec la suivante, ou les deux suivantes , si la durée de la sensation est égale à l'ifftervalle de temps qui sépare deux apparitions , ou au double de cet intervalle. Ainsi quand on aura obtenu un nombre queiconqne d'apparitions simultanées , les vitesses de rotation et le nombre des orifices du premier disque conduiront facilement à une valeur approximative de la durée de la sensation. M. Plateau a trouvé par ces différentes méthodes i^ que la durée totale des impressMit