VARIATIO.VS DE LA DÉCLINAISON
sant à un couple , il ne peut être détruit que par un couple opposé ; ce qui exigerait que l'aimant fàt à une très-grande distance de l'aiguille.
2*. On peut disposer deux aiguilles de même forme y de même longueur, et également aimantées , soit sur un même axe vertical, de manière que les pôles de noms contraires soient en regard (fig. 497), soit dans la même direction (Gg. 498), mois d*une manière symétrique. Il est évident que l'action de la terre se manifestant en sens contraire sur les deux aiguilles, il n'en résulte aucune force directrice , pourvu toutefois, que les aiguilles soient bien identiques pour la forme, le degré d'aimantation et la distribution du magnétisme.
d"". On pourrait aussi employer une aiguille verticale fixée à un levier horizontal mobile autour d'un axe vertical (fig. 499), ou deux aiguilles égales, placées symétriquement aux deux extrémités d'un levier horizontal (fig. 500).
4*". Enfin, on peut disposer une aiguille de manière qu'elle n'éprouve aucune infiuencc de la part du magnétisme terrestre, en la rendant mobile autour d'un axe parallèle à l'axe magnétique de la terre : car il est évident que l'action de la terre tendra à faire mouvoir Taiguille dans une direction que sa suspension rend impossible. La fig. TiOi représente une aiguille asiatique disposée de cette manière. L'aiguille ab est traversée à son centre de gravité par l'axe rd, mobile dans deux tourillons fixés au cadre efgh fixé luimême au cercle XY. Le limbe que parcourt l'aiguille est soudé i\ la pièce MN, que l'on fait mouvoir dans son plan à l'aide de la vis sans fin P, et le cercle MN peut tourner autour d'un axe vertical au moyen du cercle K et de la vis sans fin S ; la vis T sert à maintenir l'appareil à différentes hauteurs. Il est facile de voir qu'à l'aide de ces deux mouvemements rectangulaires on peut toujours doimer au limbe une direction quelconque.
8G5. Déclinaison dans les différents lieux. Dans les différents lieux , la déclinaison est tantôt orientale, tantôt occidentale. La déclinaison est orientale quand le pôle austral do l'aiguille , c'est-à-dire celui qui se tourne vers le nord, se dirige vers l'est; elle est occidentale, quand ce même pôle se dirige vers l'ouest. Les lignes qui passent par les points où la déclinaison est nulle portent le nom de lignrs sans déclinaison. On en connaît quatre; elles sont tros-irrégulières. La première est située dans le grand Océan , entre l'ancien et le nouveau monde; la seconde commence au-des.sous do la
Noovelle-Hollande et se prolonge jusqu'en Laponie ; la troisième communique avec la seconde près du grand archipel d* Asie, et 8*élève jusque dans la partie orientale de la Sibérie y enfin la quatrième parait se trouver dans] Tocéan Pacifique, près des Iles des Amis et de la Société. Leur position n'est pas constante. La première a éprouvé, d'une manière irrégulière, un grand déplacement depuis un siècle et demi.
80 4. Dans un môme lieu, la déclinaison reste quelquefois constante pendant un certain temps; mais, en général, elle est variable, comme on peut le voir par le tableau suivant :
Tableau de la déclinaison de l'aiguille aitnantée à Paris.
Année 1580
30' est.
Année 1819
25' ouest
30 ouest.
Les variations de la déclinaison ont été observées pour la première fois en 1622, par Gunter, professeur au collège de Gresham.
805. Variations diurnes. Indépendamment des variations que Taiguille de déclinaison éprouve par les changements de lieu, et' dans le même lieu à de grands intervalles, elle éprouve encore des variations diurnes. Dans Tiiémisphère nord, la pointe nord de Taiguille marche de Test à Toue^t de 8 heures 1/4 du malin à 1 heure 1/4 après midi, et de Touest à l'est, de 1 heure i/h- après midi, jusqu'au lendeuiain matin; dans l'hémisphère sud, la pointe sud de l'aiguille éprouve le même mouvement. Ainsi les extrémités voisines et opposées de deux aiguilles placées dans le même méridien et dans les deux hémisphères, marchent dans le même sens. H existe probablement une ligne oùlaiguille reste stationnaire, puisque les mouvements sont contraires dans les deux hémisphères^ mais on ignore si elle coïncide avec Téquateur ou si elle en diffère. C'est entre les équinoxes du printemps et d'automne qu'ont lieu les plus