POLARISATION DE LA CHALEUR
S:|ucr en doute. Dans les expériences de M. Forbes, rabsorption *.ie la chaleur par les piles de mica variait avec la nature des , sources.
Depuis, M. Melloni a étudié avec beaucoup de soin la polarisa- ^ lion de la chaleur : ses expériences ont confirmé celles de M. Forbes, ... relativement au fait de la polarisation par les tourmalines et les ^ piles de mica ; mais il est arrivé à des conséquences opposées sous r le rapport de l'influence de la nature des sources. Nous décrirons ^ succinctement l'appareil employé par M. Melloni , et nous rapporterons les principaux résultats qu'il a obtenus.
1525. L'appareil consistait en un multiplicateur d'une grande sensibilité, en relation avec une pile thermo-électrique, dont une des extrémités recevait le faisceau de chaleur, après qu'il avait traversé deux tourmalines dont les axes étaient successivement parallèles et perpendiculaires. Mais, pour éviter toute influence étrangère, la pile était renfermée dans une cloche garnie de deux orifices latéraux dans la direction de l'axe de la pile; et, pour obtenir un accroissement d'intensité dans les faisceaux incidents et émergents, la chaleur émanée de la source était reçue sur une large lentille de sel gemme , et arrivait ensuite à la pile en traversant une seconde lentille de la môme substance , d'un plus court foyer, placée à une distance du foyer de la première égale à sa distance focale principîile. Le système des deux tourmalines était placé au delà du foyer commun des deux lentilles, afin que les rayons provenant de l'échaufl'ement des tourmalines fussent divergents après la seconde lentille, et n'arrivassent point à la pile. La première lentille ai 67 millimètres de diamètre et 81 millimètres de distance focalej seconde 29 millimètres de foyer. Avec certaines tourmalines une lampe sans verre et à réflecteur placée à 1 mètre, les dév tions étaient portées de 60* à 80^ M. Melloni a employé difTéren, espèces de tourmalines, difl'érentes sources de chaleur et difl*érenl plaques diathermanes ; il observait les déviations, lorsque les axet (les tourmalines étaient successivement parallèles et perpendiculaires; des déviations il déduisait les intensités relatives des rayons de chaleur absorbés par la pile dans ses différentes positions; il estimait ensuite, pour les différentes sources lumineuses, la perte de chaleur en centièmes de la quantité de chaleur transmise quand les axes étaient parallèles.
1 1>24. En employant la flamme d'une lampe de Locatelli (lampe sans verre), l'absorption varie avec la nature des tourmalines de
558 LUMltaUB.
8^1 à 22 centièmes; les ioarmalines vert-fimoé et Jainie4u
donnent les limites extrêmes.
En se servant da système des tourmalines qui produisait la ( grande absorption ^ et plaçant dans le foisoean incident des plaq diathermanes de différentes natures, M. Melloni a trouvé que verres de différentes couleurs ne changent pas sensiblement l\ sorption, excepté les verres verts et noirs opaqaes^ qui laf baisser de 22 & 2 ou 3; que, pour la chaux suUàtée, Tambre jam Veau pure ou chargée de sels y et Talnn , les quantités de chale absorbées s élèvent de 22/100 à 38/100, 51/100 , 67/lOOet 96/i Ainsi, pour la chaleur qui sort de l'alun, rabsorption est ai complète que pour la lumière.
Les mêmes expériences, répétées avec d'autres couples de loi malines qui absorbaient moins la chaleur directe de la source, donné d'autres résultats.
En employant les mêmes tourmalines et d'autres sources chaleur, on obtient aussi des résultats différents.
Les variations d'effets prodoits sur la même source de chab par différentes tourmalines, et sur les mêmes plaques par dil rentes sources, proviennent, sans aucun doute, de ce que toutes tourmalines n'ont pas le même pouvoir absorbant pour les raye de même nature , et de ce que les différentes sources sont formé en proportions différentes, de rayons inégalement absorbables i les tourmalines.
M. MclIoni a fait aussi de nombreuses expériences sur la pola sation de la chaleur par les lames de mica. Il a constaté que toul les sources agissaient de la même manière, et que si M. Forbe observé des différences, elles doivent être attribuées à Tinéf échauffcment de la pile, qui recevait directement le faisceau chaleur. M. Melloni a ensuite reconnu les faits suivants : « 1^ proportion de chaleur polarisée par les piles est d'autant pi grande que l'angle sous lequel les rayons rencontrent leurs surfac cïA moindre ^ 2° dans les piles contenant un nombre sufBsant d'à nients, la polarisation calorifique atteint, à un certain angle d'iacl naison , un maximum d'effet qu elle conserve ensuite pour tout les inclinaisons plus petites que les rayons peuvent former suooc sivemcnt avec les lames ; 3*" l'inclinaison , comptée toiiyours à jf$t de la surface , où commence à se montrer l'effet invariable, apgmei] avec le nombre de lames dont les piles sont composées, m Ng renvoyons, pour les détails , aux mémoires de M. Melloni (A. C