‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 28 sur 129 · ACTION MUTUELLE DES COURANTS · texte numérisé non relu

ACTION MUTUELLE DES COURANTS

nile de celai qui parcoart la pile. Lorsque les piles sont formées de disques soadés comme dans les piles en colonne et à auges y \ cuivre qui se trouve à Tune des extrémités ne sert que de conducteur, et il forme le pôle négatif; à l'autre extrémité se trouve une plaque de zinc qui forme un couple avec la lame cx)nductrice 9 el c'est là que se trouve le pôle positif. Dans les piles de Wollaslon'fig. 585), le pôle zinc est le pôle négatif, parce que le conducteur est en communication directe avec la dernière plaque zinc.

Actions des courants les uns sur les autres.

Noos commencerons par exposer les principaux résultats de l'expérience, en décrivant les procédés qui ont été employés pour les mfier; ensuite nous examinerons les différentes conséquences qui eo résultent.

10S9. Les parties consécutives d'un même courant exercent Mire tilts une action répulsive. Ainsi (fig. 587), mn et m^n' étant des portions voisines d*un même courant, si le conducteur MN était lellemeDl disposé que les parties mn et m'n' pussent se séparer sans que le courant cessât de les traverser, ces deux parties tendruent à s'éloigner Tune de Tautre.

Pour démontrer ce fait par expérience, on prend un vase plat ABCDcflg. 588) en verre ou en porcelaine, que l'on sépare en deax parties dans toute sa longueur par une cloison de verre fixée avec du mastic. On verse du mercure dans les deux moitiés du vase, elon place sur le mercure le conducteur abcde (fig. 589^, de manière qoe les deux branches parallèles ab et ed soient parallèles à la cloison, et que l'arc vertical passe par-dessus cette même cloison. Le Cl conducteur est recouvert de soie, afin que le courant ail lieu dans toute la longueur des branches horizontales. On plonge alors dans le mercure , et sur le prolongement des fils ab eied , deux fils 'pais communiquant avec les extrémités d'une pile : le courant éteclriqoe suit la direction ab, il monte par l'arc bcd, revient par le Utfe; au moment de l'immersion, le conducteur s'éloigne parallèlement à lui-même, jusqu'à ce qu'il soit arrêté sur les bords opposés du vase.

iOGO. Deux courants parallèles s'attirent s'ils sont dirigés dan* le même sens, et se repoussent s^ils sont dirigés en sens contraire (fig. 590^591). On emploie pour constater cette action l'appareil ffîg. 591), formé de deux vases annulaires placés au-dessus l'un

de laulrcj dans Taxe de Tappareil se trouve une lige de cuivre ay, terminée supérieurement par une petite capsule , dans laquelle repose la pointe d'une tige de verre ab; à une de ses extrémités de cette tige est enroulé un ûl de cuivre, dont les bouts plongent dans Teau acidulée des deux vases annulaires MN et PQ, et l'autre porte un contre-poids ; deux lames de cuivre vv', soudées à la tige xy, plongent dans Teau acidulée du vase MN : en mettant la tige xy en communication avec le pôle positif d'une pile, et le vase PQ en contact avec l'autre, le courant traverse l'eau acidulée du vase MN, suit le conducteur vertical et traverse l'eau acidulée du vase inférieur j si alors on approche un conducteur vertical fixe, le courant vertical mobile est porté en avant ou en arrière, suivant le sens des courants. On peut aussi employer d'autres appareils, dont nous parlerons plus loin.

iOGl. Les courants angulaires s'attirent quand ils vont toKs deux en s' approchant ou en s* éloignant du sommet de V angle, et ils se repoussent quand l'un s'approche et que Vautre s'éloigne du sommet de l'angle. Ainsi, dans la fig. 595, il y a attraction, et dans la fig. 594 il y a répulsion. Il résulte de là que quand deux courants indéfinis AB et CD (fig. 595) se coupent au point 0, il y a attraction dans deux angles opposés par leur sommet, et répulsion dans les deux autres : par conséquent, si l'un des courants ou tous deux sont mobiles autour d'un axe vertical passant par le point 0, ils se placeront parallèlement, de manière que les courants soient dirigés dans le même sens. Pour que ces actions se manifestent, il n'est point nécessaire que les courants soient dans un même plan : ils peuvent être disposés d'une manière quelconque dans l'espace , mais alors il faut prendre leur perpendiculaire commune pour le sommet de l'angle*

Pour constater ce fait par l'expérience , la disposition la plus simple est celle représentée fig. 596. AB et CD sont deux vases annulaires concentriques renfermant de l'eau acidulée^ au centre s'élève une tige ab, terminée par une petite capsule dans laquelle repose une pointe soudée au conducteur horizontal MN, dont les deux extrémités recourbées plongent chacune dans le liquide acidulé d'un des vases annulaires : en mettant un de ces vases en contact avec le pôle positif d'une pile , l'autre en communication avec l'autre pôle, et en approchant de MN un fil de cuivre PQ communiquant avec les pôles de la même pile ou d'une pile diiïérente , le courant mobile se dirige parallèlement au courant fixe et

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