ACTIONS MUTUELLES DES GOUBANTS. 18S
me seule direction d'un Irès-petit mouvement imprimé. Si MN osnpait le cerde que décrit le point B, le plan ABA'B' prendrait ue direcU(Mi plus ou moins inclinée à MN.
On peut fiicilement vérifier ces faits au moyen de Tappareil (8g. »à], en plaçant au-dessous du réservoir annulaire PQ un counnl koriiontal; le courant vertical se dirige comme la théorie Tindii|Qe.
1066. Action d*un courant circulaire sur un courant finiperfmiiemlaire à son plan. Si un courant AB (fig. 62i) fini, vertical > etiDolMle autour de l'axe vertical 00^ est soumis à Taclion d'un courant drcolaire MNPQ, le courant vertical prendra un mouvement de rotation autour de 00^ en sens contraire du mouvement de l'âectricilé dans le courant circulaire si les deux courants tendent ft s approcher, et dans le même sens s'ils tendent à s'éloigner. Lorsque deux courants verticaux AB, A'B' (fig. 622) seront dirigés éansle même sens autour d'un axe vertical , les mouvements auront lieu de la même manière, et les actions exercées par le courant dreolaire sur les deux courants verticaux concourront à produire cet effet; mais si les deux courants (fig. 623) étaient dirigés en sens cootnire, les actions exercées par le courant circulaire sur les deux oowuits verticaux se détruiraient , et le plan ABA'B' resterait en équilibre dans toules les positions possibles.
1067. Action d'un courant indéfini horizontal $ur un syHème éitcurantê horizontaux et verticaux. Considérons maintenant un système de couranls horizontaux et verticaux (fig. 624 et 625), dans lequel les deux portions de courants horizontaux sont dirigées en mw contraire 9 et les courants verticaux dirigés dans le même sens, soumis à l'action d'un courant indéfini placé latéralement. 11 est évident, d'après ce qui précède , que, si le courant indéfini esta une très-grande distance , les actions sur les courants verticaux se détrairont , et il ne restera que l'action sur les courants horizontaux, action qui , comme nous l'avons vu , tend à faire tourner le conduoteor avec un mouvement continu.
Si les courants verticaux marcliaient en sens contraire, les courants horizontaux dans le même sens (fig. 6âu et 627), le courant indéfini passant par l'axe oo' ou à une distance plus grande que Bo , sou a(!tinn tendrait à donner aux courants mobiles une position (ïxq d'équilibre; elle pourrait être la même pour les courants horizontaux et verticaux , et elle pourrait être diiïérentc : dans les fig. 626 K asT elle est évidemment différente. S*il existait des courants ho-
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ACTIONS MUTCELLES I»RS COfRANTS. 185
ainsi le conducteur mobile, dont les extrémités reposent dans les coupes X et y, sera parcouru en sens contraire dans ces deux circonstances. Pour effectuer les communications dont nous venons de parler, on pourrait employer des fils de cuivre recourbés , que Ton placerait convenablement; mais on se sert pour cet effet d'une bascote représentée fig. 637. Elle est mobile autour d'un axe m'; aux dcoxeitréaiités se trouvent deux petites plaques en cuivre , fixées i Taxe, et terminées par des appendices destinés à être plongés simaltanément dans les cavités Km, nK, ou Kin!, Kn\ On vAj d'après cette disposition , qu'en inclinant la bascule à droite le courant monte par EF^ et qu'en Tinclinant à gauche il monte pirAB.
On suspend dans les coupes or et y (fig. 636) les extrémités d'un conducteur formé d'un seul fil de cuivre recourbé de différentes manières suivant l'effet qu'on veut obtenir, et on place au-dessous le inducteur fig. 638, formé d'une seule lame de cuivre recouverte de soie, faisant plusieurs tours sur un cadre en bois. On peut faire passer le même courant d'abord par le conducteur fixe , et ensuite par le conducteur mobile; ou bien, on peut le faire passer en même temps par les deux conducteurs. Dans le premier cas, la diqwsition serait un peu compliquée; dans le second, il suffit de bire plonger les extrémités r et u du fil conducteur fig. 638 dans les réservoirs R et R'. La première disposition n'est nécessaire que quand les courants qui traversent les conducteurs fixes et les conducteurs mobiles, doivent avoir la mémo intensité; en général, il est plus commode d'employer la seconde. I^ conducteur fixe est replié plusieurs fois sur lui-même, afîn que son action soit augmentée; les lames sont séparées les unes des autres par do la soie, afin que le courant parcoure successivement toute la longueur du circuit.
Si on place dans les godets a: et y les extrémités du conducteur fig. 659, on trouve qu'il reste en équilibre stable dans toutes les positions possibles , le conducteur mobile fig. 640 se dirige par les actions exercées sur le courant inférieur nq et sur les courants verticaux mn et fq. Ce dernier deviendrait asiatique comme le premier, si le courant était situé à une distance assez grande pour que les actions exercées sur les courants horizontaux fussent sensiblement égales.
1 068. Action d^un courant circulaire sur un êy$tème de courante horizontaux et verticaux. Considérons maintenant un svstème de
186 ÉLBCTRICITÉ DYNAMIQUE.
courants horizontaux et verticaux mobiles autour d'un axe ver« tical 00', soumis à l'influence d un courant circulaire placé dans un plan horizontal (fîg. 6éi) : si les courants sont disposés comme Tin* diquent les flèches, leur système prendra un mouvement de rotation eontinu en sens contraire du courant circulaire, et l'action du courent circulaire sur tous les courants mobiles tendra à produire le même effet; mais si les deux courants verticaux étaient en sens contraire, le mouvement de rotation ne serait produit que par les courants horizontaux $ et enfin , si dans chacun des courants horizontaux les deux parties étaient dans le même sens et les courants verticaux en sens contraire (fig. 641 A.), l'appareil serait astatique.
Supposons, en dernier lieu , un système de courants formant un circuit recouri)é deux fois à angle droit et terminé à l'axe o(]f (flg. 64i; : les courants horizontaux tendent à prendre des mouvements de rotation contraires, et, comme le courant inférieur est plus voisin du courant circulaire, l'action de ce dernier l'emportera; mais, d'un antre cAté, l'action exercée sur le courant vertical tend à produire un mouvement de rotation en sens contraire de celui du courant horizontal inférieur : par conséquent , on ne peut pas , à l'aide des considérations qui précèdent, déterminer la nature de l'effet qui sera produit. Mais l'expérience démontre que l'action est nulle et que le système des courants reste en équilibre dans toutes les positions possibles, et que cet équilibre a également lieu, quelles que soient la courbure et les sinuosités du courant , pourvu que ses deux extrémités soient dans l'axe de rotation. Si la courbe était fermée, le courant M NPQ , étant sans action sur chaque moitié, serait également sans action sur leur ensemble. Ainsi nous pourrons établir en principe qu'un courant circulaire n'exerce aucune action sur ud courant iini dont les deux extrémités sont dans un axe perpendiculaire au pian du courant circulaire et passent par son centre (fig. 045), ou sur un courant fermé qui passe par cet axe ; et, comme l'action est toi^ours égale à la réaction, il en résulte aussi qu'un circuit fermé , d'une forme quelconque et fixe , est sans action pour faire tourner un cercle autour de son axe , lorsque cet axe coupe le circuit fixe en deux points.
On peut vérifier ces derniers faits en suspendant dans les coupes x et y (fig. 636) les conducteurs mobiles fig. 639, 640 et 644, et plaçant autour le conducteur en spirale fig. 6io : tous restent parfaitement inuoobiles dans une position quelconque.