EFFETS MAGNÉTIQUES DBS CORPS EN MOUVEMENT
SOT raiguille aimantée. Il a aussi constaté oe ftdt remarquable, que le lûsmalli et rantimoiue exercent toigours une action répulsive sur 1 aiguille aimaDtée.
L'appareU de Lebaillif, qull désigne sous le nom de iidér^êeope, est représenté 6g. 4S3; il se compose d'une paille de 12 à 15 pouces de knguear, dans laquelle on place trois unes aiguilles à coudre y aimantées à saturation ^ Taiguille ab est placée dans la paille, de manière que son axe soit dans le prolongement de celui de la paille; iesdeaxaatrestf'fr' eim^b' traversent la paille perpendiculairement: elles sont disposées de manière que leurs pôles contraires se correspondent. La paille est supportée horizontalement par un petit étrier de papier qui est fixé à l'extrémité d'un fil de cocon (fig. 4S4). La partie nm n'a point de force directiice : on pourrait, par conséquent, remplacer les deux aiguilles par un petit contre-poids; mais la partie m*n' a une force directrice qui dépend de lintcnsité magnétique de l'aiguille et du rapport des distances des deux pôles de laiguille ab à l'axe de rotation; elle est évidemment d'autant plus faible que l'aiguille esl plus petite relativement à la longueur de la paille. Au-dessous de laiguille ab se trouve un arc de cercle divisé, et tout l'appareil est environné par une cage de verre pour soustraire les mouvements de 1 aiguille à l'influence de l'air. La cage est percée en avant d'une ouverture circulaire, deslincc à l'introduction des corps à l'action desquels on veut soumettre laiguille.
Cependant , tous les faits re1ati£s aux actions exercées par les corps sur les aimants ne sont pas encore constatés par des expériences assez multipliées; ces actions sont si faibles qu'il faut des précautions extrêmement nombreuses et très- délicates pour écarter les causes étrangères qui pourraient les produire ou les altérer.
$ 8. Effeti magnétiques des corps en mouvement.
847. En 1822, M. Arago découvrit ce fait important : quand me aiguille aimantée oscille très-près d'une plaque solide ou d'une masse liquide placée au-dessous d'elle, elle éprouve une sorte de résistance, indépendante de celle de Tair, qui anéantit bientôt tés oscillations sans influer sensiblement sur leur durée, et d'autant phis rapidement, pour le même corps, que sa distance à TaiguiUe est plus petite. Par exemple , si la plaque est en cuivre et si elle est suffisamment voisine de Taiguille, la diminution successive des amplitudes peut être telle que laiguille ne fasse que 3 ou ^ os-
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dilations d'une élenduc sensible avant de revenir au repos, tandis que Ton en pourrait compter 3 ou 4 cents , s'il n y avait d'autre résistance que celle de l'air. M. Arago a reconnu le même genre d'influence, mais à des degrés différents, dans les autres métaux, le verre, l'eau, la glace, etc.
848. L'influence des différents corps sur Tamplitude des oscillations d'une aiguille aimantée a été étudiée par MM. Arago , Nobili et Bacelli, Seebeck et Baumgaertner. Nous rapporterons seulement ici les résultats obtenus par M. Seebeck. L'aiguille aimantée dont ce physicien s'est servi avait 2 pouces 1/8 de longuear; elle était placée à 3 lignes de distance des plaques. Il a observé le nombre des oscillations qui devaient s'exécuter pour que l'amplitude fût réduite de 43® à 10\ Le tableau suivant présente les résaltats de ces expériences.
Nombre des oscillations.
t^palsseor dei plaqae».
Substances.
2,0 lignes.
Marbre.
il2
Mercure.
Bismuth.
Platine.
Antimoine
Plomb.
Or.
Zinc.
Ëtain.
Laiton.
Cuivre.
îio
Argent.
Fer.
M. Seebeck a remarqué qu'en alliant des substances magnétiques à dautres qui ne le sont pas, on peut former des composée qui n'exercent aucune action sur laiguille aimantée : tels sont, par exemple, l'alliage d'une partie de fer et de quatre d'antimoine, et celui d'une partie de nickel avec deux parties de cuivre.
840. Depuis , M. Arago a fait des expériences en sens contraire : il a soumis l'aiguille en repos à l'aclion de diverses plaques en mou* vement. Il en est résulté des phénomènes fort remarquables, que nous décrirons après avoir fait connaître l'appareil employé par ce savant physicien.
Cet appareil est représenté en coupe (fig. i85)^ ab est un plateau circulaire de cuivre rouge ou de toute autre substance , fixé par son centre à la tige verticale xy^k laquelle on donne un mouvo-