Huile de casse
1S90. Si l'on employait trois prismes partiels , le prisme composé produirait des spectres beaucoup plus petits ^ qu*on désigne 8008 le nom de speetre$ tertiaires, etc.
1500. On peut facilement conclure de ce que nous avons dit [1379] qu'il serait toujours possible d'achromatiser un prisme, quelque grand que fût son angle réfringent, à l'aide d'un autre prisme de même matière ou de matière différente , dont l'angle pourrait être aussi petit qu'on voudrait, en présentant ce second prisme au premier sous un angle convenable. En effet, en faisant varier l'inclinaison du second prisme, on pourra toujours obtenir une dispersion é^ale à celle du premier, car la dispersion augmente avec la déviation^ et, comme dans un même prisme , ou dans des prismes de la même substance , la dispersion ne croît pas proportionnellement à la déviation , l'achromatisme laissera toujours subsister une certaine déviation.
1301. Quand on emploie deux prismes, on ne détermine pas les angles réfringents de manière à compenser les déviations des rayons qui forment les limites extrêmes du spectre , parce qu'ils sont trop peu lumineux pour que leur compensation soit importante 'y on compense les rayons qui ont le plus d*éclat , tels que les rayons D et F (fig. 784), qui appartiennent à l'orangé et au vert. Si l'on employait trois prismes, ce serait les rayons C , F et G qu'il faudrait acbromatiser.
I30S. Lentilles achromatiques. Nous avons déjà dit que, quand un faisceau de lumière blancbe était réfracté à travers une lentille, les rayons de différentes couleurs formaient leurs foyers à part, dans l'ordre violet , indigo..., rouge, à partir de la lentille; les lentilles achromatiques sont celles qui réunissent tous ces foyers
LENTILLES ACHROMATIQUES. 397
en un même point. Les lentilles achromatiques se constniisent en réunissant plusieurs lentilles de verre douées de pouvoirs dispcrsifs différents, ordinairement de flin(^glass et de crown-glass. 11 en est des lentilles comme des prismes : on ne pourrait réelle? ment parvenir à un achromatisme complet y qu'en employant une infinité de lentilles différentes; mais ordinairement on en emploie deux^ dont on détermine les courbures de manière à achromatiser les rayons rouges et les rayons jaunes. Quand on emploie trois lentilles, ce sont les rayons C, F et G (fig. 7S4) que Ton réunit : alors l'achromatisme est aussi parfait qu'on puisse le désirer. Lorsqu'on emploie seulement deux lentilles, leurs courbures peuvent être calculées au moyen de la formule renfermée dans l'article suivant.
Soient Va (fig. 790) un rayon incident, ah le rayon réfracté clans la première lentille , &P' la direction du rayon émergent dans Tair, 6c le rayon réfracté dans la seconde lentille , et cV le rayon émergent. P' est le foyer conjugué de P par rapport à la première lentille , P' et P'' sont également des foyers conjugués relativement à la seconde lentille : car, si un rayon incident partait du point P'', il traverserait la lentille dans la direction cb , et émergerait dans une direction telle , que si un rayon arrivait dans cette direction il traverserait la lentille suivant hc , et cette direction est évidemment celle de 6P'. Ainsi , en désignant par n^ et n\ les indices d'un même rayon pour la substance de la première et de la seconde lentilles , on aura