EXPÉRIENCES DE M. MOSER
netteté sans remploi delà vapeur mercurielle. H. MoseraconGrmé ces faits ^ et a reconnu qu'ils ne se produisaient jamais sous un verre rouge , et qu'une plaque iodée laissée pendant une heure dans la chambre noire, de manière à présenter une image inverse, étant exposée ensuite en plein soleil pendant quelques minutes, l'image inverse disparut et fut remplacée par une image directe. Des plaques iodées, laissées pendant treize jours dans la chambre noire, ont donné des images positives d'un très-bel effet. La lumière polarisée n'agit pas différemment que la lumière ordinaire.
On sait depuis longtemps, que si l'on écrit avec certaines substances sur une glace bien polie, et qu'ensuite on efface les caractères en nettoyant complètement la surface , les caractères reparaissent quand on y projette de l'humidité par le souftle de l'haleine. M. Moser a reconim que ce phénomène se présentait pour tous les corps polis. On l'observe également en plaçant sur une plaque polie un écran découpé, et projetant ensuite l'haleine sur l'écran j la vapeur d'eau condensée sur les parties de la plaque non préservée par récran étant évaporée , en soufflant de nouveau Thaleine sur hi plaque, on reconnaît la place qui était occupée par l'écran.
M. Moser a constaté que les vapeurs d'iode et de mercure sont très-propres à la manifestation de ces images : des médailles métalliques et non métalliques ayant été placées sur une plaque d'argent iodée, et ensuite enlevées, on reconnaissait quelquefois immédiatement la place qu'elles avaient occupée; mais, en soumettant la plaque aux vapeurs de mercure, l'image était assez nette pour qu'on pût reconnaître facilement les lettres et les figures. Ces expériences réussissent aussi bien dans l'obscurité que sous l'influence de la lumière. Une plaque iodée, qui ne présentait aucune image après l'enlèvement de l'objet, fit voir une empreinte de la plus grande netteté quand elle fut exposée à la lumière difl'use ou au soleil. On obtient même mie image sensible sur une plaque métallique non iodée en l'exposant, après le contact de l'objet, à la vapeur mercurielle. Une plaque d'argent fut iodée dans l'obscurité, un plaça dessus une médaille , une plaque métallique gravée , uu anneau en corne , etc. ; la plaque fut ensuite soumise aux vapeurs inercurielles , et on vit apparaître les images parfaitement nettes (les objets qui avaient été mis en contact avec la plaque. La lumière dilîuse et la lumière solaire agisscut de la même manière que la vapeur mercurielle : une plaque d'argent couverte d'un écran noir découpé ayant été exposée pendant plusieurs jours à la lumière
iâS LUMIÈRE.
solaire 9 les vapears mercarielles firent paraître les découpures de récran. Avec une plaque de cuivre et de la vapeur d'iode, on obtient les mêmes résultats, qu'avec une glace et l'haleine^ ces expériences ont été faites dans une obscurité complète.
M. Breguet avait eu souvent l'occasion d'observer en dedans de la seconde boite des montres, l'image renversée et très-distincte du nom gravé sur la première.
Le célèbre sculpteur Raucb avait vu sur une glace, qui avait recouvert pendant un grand nombre d'années une gravure, et sans être en contact avec elle, l'image de cette gravure. M. Moser a répété ces expériences ; il obtient des images dans l'obscurité en deux jours: la glace a une teinte plus blancbe dans les parties altérées; l'image est la même quand elle a été formée au contact ou à une petite distance. M. Moser a obtenu les mêmes images en cinq jours sur des plaquer de cuivre, de laiton, de zinc et d'or. Ces images se détruisent focilement par le frottement.
En plaçant une médaille sur une plaque de verre, au-dessous de laquelle se trouvait une plaque métallique , M. Karsten a reconnu qu'il se forme une image sur la surface supérieure du verre, lorsqu'on fait tomber l'étincelle d'une machine électrique sur la médaille. Si la médaille repose sur plusieurs plaques de verre , et que la dernière soit en contact avec une plaque métallique , il se produit des images à la surface supérieure de toutes les plaques de verre, mais qui vont en s'affaiblissant à mesure que les plaquer sont plus éloignées de la médaille. Ces images deviennent visibles en exposant les plaques au souffle le plus léger. M. Masson a obtenu des images analogues au moyen de l'étincelle électrique, mais par un autre procédé [922].
H. Moser attribue les images dont nous venons de parler à l'action de la lumière obscure^ M. Fizeau, à une légère couche de matière organique, analogue aux corps gras et volatils dont la surface des corps est recouverte ; MM. Pogendorf et Knarr à la chaleur; mais aucune de ces explications n'est satisfaisante. Avant de chercher la cause de ces singuliers phénomènes , il faudrait d'abord connaître les circonstances essentielles à leur production.
iS65. Mégascape. Si l'on place dans le volet dune chambre obscure une lentille convergente (fîg. 821), et devant la lentille, à une distance plus grande que sa distance focale principale, un objet éclairé par des rayons solaires directs ou réfléchis, il se 'formera dans la chambre une unage renversée que Ton pourra recevoir sur
MICROSCOPE SOLAIRE. i53
un écran, et dont la grandeur dépendra de la distance de l'objet à la lentille et de la distance focale de la lentille^ si l'objet était lui-même renversé, il est évident que l'image serait droite. En employant une lentille acbromatique et un grossissement de 2 à iO, on obtient des images très-nettes. Cet instrument peut alors être utile dans les recherches de physique et d'histoire naturelle; il a été inventé par Charles.
1364. Lanterne tnagique. La lanterne magique est fondée sur le même principe que le mégascope. Des objets peints sur une lame de verre sont fortement éclairés par une lampe dont la lumière est réfléchie par un miroir, ou concentrée par une grande lentille ù foyer très-court; au delà de la lame de verre, et à une distance plus grande que sa distance focale principale, se trouve une lentille convergente, qui forme sur un tableau, une image amplifiée et renversée des objets peinLs sur la lame de verre. Les images sont évidemment droites quand les objets peints sur la lame de verre sont eux-mêmes renversés.
tSBtf. Fantasmagorie. La fantasmagorie n'est autre chose qu'une lanterne magique, dans laquelle on peut changer la distance de l'objet au verre convergent et de ce verre au tableau : on obtient alors des images dont la grandeur varie entre des limites trèsétendues, et qui paraissent s'approcher ou s'éloigner. Les images se forment sur une grande toile tendue dans un cadre; d'un côté se trouvent les spectateurs, de l'autre la lanterne magique, montée sur un chariot, que l'on éloigne ou qu'on rapproche successivement du tableau, en faisant varier en même temps la distance de l'objet à la lentille, de manière que cette distance soit celle du foyer conjugué correspondante à celle du tableau. Et , comme il est important pour l'illusion, que la lumière de l'image éprouve les mêmes variations que sa grandeur, on place dans l'intérieur de la lanterne un diaphragme mobile destiné à rétrécir le Daisceau de lumière qui éclaire l'objet à mesure que l'image devient plus petite.
1366. Microscope solaire. Cet instrument ne diffère du mégascope qu'en ce qu'il est destiné à observer des objets de très-petites dimensions. 11 est formé d'un miroir mn (fîg. ass), auquel on peut donner une direction déterminée à l'aide de deux mouvements rectangulaires, et de deux tuyaux A et B renfermant chacun un système de lentilles : l'un sert à concentrer les rayons solaires sur deux lames de verre p, q, renfermant entre elles les petits objets dont on veut avoir une image amplifiée ; l'autre, placé à une distance
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odDvenable de pq projette, sar on écran'placé au ijoyer ix^a^fiié, jnie image grossie des objets rettfèrmés entre les detix lames de verre. La Bgore représente un microscope solaire constroit par M. Soleil. Ce qai i>rëcède et l'inspection de la flgdre feront ^Lçîlement oQmprendré rasage des pièces qoi le ^iniM)sént. * f 367. tt.tlaUy-ÇÀzal^t a imaginé dé suUtitaer aux rayons so- MreSy la Imnière qoi se dégage d'un cylindre de carbopate àe châox sar lequel on dirige on jet enflammé d'bydrogfihe et d'o^^Âoe, dans les proportions nécessaires pour faire dé Teau : û c^ux réduite prend un éclat extràordii^f^re et projette sur Tobjet, à Taide d*olie lentille ,' une lumière si vive / qu'on peut obtenir un grossis- ■enaent considérable avec uÀe giraQdé netteté dans Tifûage. Pour éviter les chances d'explosion , il faudrait employer la disposition indiquée [756].
Mif. Donné et Foucault ont epaployé avec )>eauco|ip plQS d'avantages la lumière y plui^ brillante encore , que produit ^ passage i\ai courant électrique dàtts Vlntervalle de dei|x c^jies 4e ^^' bon [1106]. Les effets obtenus spnt comparables à ceux qu'on ob- . tient avec le microscope sobdte (B^lletinde la Soeiité <f ^ftisonrn^e- •iwiil,ltt5). '
1868. Les instruments dont nous allons par]er| }^ piiprosoope composé' et les lunettes^ sont (jortnés de deux jëntijîes ou de deux systèmes de lentifles : l'un poirté le nom à*objedift l'autre celui A*oeuîaire. Le premier reçoit' les raypns de Volv^t et fonnê derrière lui une image que Ton regarde avec une ou plusieurs loupes qui constituent rocîdalre. Ces lentilles doivent tpi:jôurs être placées sur le même axe^ solidement assujetties dans un tuyaii formé de plusieurs pièces qui peuvent glisser les upes dans les ft^tres, afln Âe ftdre varier la distance de roccûdre à l'objectif; ce fu^au est noird intérieurement^ afin d'absorber les rayons obliquiez gui viennent flrapper sa sàrîbce; on place même dans l'intériefir du tuyau des diaphragmes circulaires noirds pour arrêter les rayons qpj sont trop inclinés Sur l'axe.
18é9. Mieroêcope eompoié. Cet appa|reil se compose (fig« 8S5) d'une petite lentille A , d'un très-court foyeri au devant de laquelle on place un très-petit objet mn^ à une distance pjns gninde que la distance focale principale Aâ .* il se forme derrière i§ léùtille une image renversée et amplifiée m^n', que l'on regarde ^yefi l'oculaire B , placé de manière que sa distance à l'image solj UB P^ P^^^ petite que la distance focale principale de la lentille]; on. lipercoit alors