‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 86 sur 129 · MICROSCOPE COMPOSÉ · texte numérisé non relu

MICROSCOPE COMPOSÉ

pail et à M. Lebaillif ^ il se composait dune plaque de verre sur laquelle une ligne Qoe était tracée au diamant ^ elle était placée au foyer de 1 oculairei où elle pouvait tourner sur elle-même; on appliquait successivement Timage de la ligne contre les faces du cristal microscopique , et un cercle e](térieur] permettait de mesurer Tan^le décrit par cette ligne.

i 577. Pour se servir d*u^ microscope , après avoir choisi Toeuhlaire qui convient au grossissement qu*on veut obtenir, on règle 1 éclairage, et on amène lobjet au foyer; mais il y a dans Tusage de ces instruments , une quantité de précautions à prendre et de détails que ne comporte pas un traité élémentaire de physique, et pour lesquels nous renvoyons au livre de M. Cb. Chevalier.

1 578. On peut, à Taide du microscope, mesurer les dimensions absolues des corps : on y parvient facilement en plaçant Tobjet sur une lame de verre divisée, par des lignes parallèles très-rapprochées, à des distances égales les unes des autres et connues, appareil qu'on désigne sous le nom de micromètre, et on observe au microscope combien lobjet couvre de ces divisions. Mais si Vobjet a une certaine épaisseur, il est impossible de voir distinctement et lobjet et le micromètre; alors, pour remédier à cet inconvénient, on place un autre micromètre sur un diaphragme qui répond à l'image produite par l'objectif; on observe combien l'image de l'objet occupe de divisions sur ce micromètre intérieur : ce nombre , divisé par le grossissement de l'objectif, donne la grandeur absolue do l'objet.

1 570. Le grossissement du microscope peut se calculer, comme nous l'avons déjà dit, en multipliant le grossissement de l'objectif par celui de l'oculaire. Le grossissement de Toculaire s'obtient m divisant la distance de la vue distincte par la distance du diaphragme, où se forme l'image. Pour trouver le grossissement de l'objectif, on place sur le porte-objet un micromètre tel que celai dont nous venons de parler, on l'éclairé obliquement, et on observe le nombre de divisions qu'on aperçoit à travers le diaphragme, dont la largeur est connue : le rapport entre cette largeur, estimée on prenant pour unité l'écartement des traits, et le nombre de divisions qu'on aperçoit, donne évidemment le grossissement do l'objectif.

1 580. M. Amici a imaginé une méthode beaucoup plus simple et beaucoup plus exacte de mesurer le grossissement des microscopes : elle consiste à placer sur Toeulaire une chambre claire,

à employer pour objet une plaque de verre divisée , par exemple, en centièmes de millimètre , et à projeter Timage sur une feuiUe de papier portant une échelle divisée en millimètres; il est évident que ia largeur d'une des divisions de Timage estimée en millimètres étant multiplié par lOOdonnera exactement le grossissement Quand le microscope est horizontal y le papier qui porte la division et doit être horizontal , et il doit être vertical quand le microscope a cette direction.

iS8i • Détermination des indices de réf motion des liquides au fiwyen du microscope. Ce moyen ingénieux est dû au docteur Brewster.

Supposons qu'on ait formé avec deux liquides , deux ménisques plans concaves de même courbure : si nous désignons les indices de réfraction des deni liquides par n et n', le rayon de courbure par r, et par f tif les distances focales principales , nous aurons

équations qui donnent

^=i-I, etn'=H-(»-l).-^.... (a).

Ainsi , quand on connaîtra Tindice de réfraction d*un des liquides et le rapport des distances focales principales des deux lentilles , on pourra déterminer rindice de réfraction de l'autre liquide. Pour former des ménisques égaux avec différents liquides , il suffît de les placer entre une lame de verre à faces parallèles et une même lentille. Quant à la détermination des distances focales principales , on y parvient facilement par le procédé suivant.

Imaginons qu*on place successivement les deux liquides «ntre l'objectif d'un microscope et un verre plan, et qu'on observe successivement les distances df d\ d^f auxquelles un objet doit être placé pour être vu distinctement lorsque Tobjectif est nu , et garni du ménisque formé avec Tun et l'autre de ces liquides , Toculaire restant immobile ; désignons par F , F', F" , les distances focales principales de la lentille objective dans ces trois circonstances , et par m la distance constante à laquelle se forme Tirnage derrière Tobjectif , nous aurons

Mais remarquons que P' (fig. Sag) étant le foyer principal de la lentille composée , formée de Tobjectif et du ménisque du premier liquide , et P lo foyer principal de la lentille , si Ton plaçait au point P' un point lumineux devant le ménisque liquide seul, le point lumineux ferait son foyer conjugui' <*" r* : cnr, si le rayon cb passait dans le verre, il aurait la direction ab ; par conséquent , en passant dans Tair, il aura celle que le rayon ab prendrait ou

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