‹ Traité élémentaire de physique générale et médicale (volume 2)Chapitre 26 sur 126 · DF. LA MESURE · texte numérisé non relu

DF. LA MESURE

Acide nitrique (poids spécif. , i . . . o,G6i4

Acide sulfurique (poids spécif. 1,87). . . . o,3346

Id. (avec 5 parlics d’eau) . o,6o3i

Solution de nitre (nitre 1 , eau 8) . 0,8187

Huile d’olive . . . 0,8096

MM. Delarochc et Bérard ont obtenu, au moyen du calorimètre à eau, le calorique spécifique des gaz à volumes égaux et à poids égaux , comparé à l’air pris pour unité, ou comparé à l’eau aussi prise pour unité. En voici les résultats.

Gaz comparés à l’air.

À volumes égaux.

À poids égaux.

Air atmosphérique .

Gaz hydrogène .

— Acide carbonique .

— Oxigène .

— - Azote .

Azote (proloxide). .......

Gaz hydrogène pcr-carboné.

Oxide de carbone .

Les mêmes gaz, comparés h l’eau, ont donné les résultats suivans :

Eau . ; . . .

Air . 0/2669

Hydrogène . 5, 2 9 56

Acide carbonique . .

Oxigène . 0,2061

Proloxide d’azote . 0,2069

Gaz hydrogène pcr-carboné . 0,4207

Oxide de carbone . , . 0,2884

Vapeur aqueuse . 0,8470

Il esl essentiel de remarquer que, dans les résultats, il doit y avoir une petite cause d’erreur, attendu que les gaz , en se condensant , diminuent de capacité pour le calorique , et que ceux qui traversaient le calorimètre se condensaient nécessairement en se refroidissant.

MM. Petit et Dulong ont obtenu , par la méthode du refroidissement , les résultats suivans :

Noms îles gaz.

Calorique spécifique compare à l’eau.

Poids tles atomes de chaque corps, en supposant que l’atome d’oxigèni pèse 10.

Produit de l’atome par le calorique spécifique.

Bismuth . . .

Plomb ....

Or .

Platine. . . .

Étain .

Argent. . . .

Zinc .

Tellure. . . .

Cuivre. . . .

Nickel ....

0, io55

Fer .

0,1 IOO

Cobalt. . . .

Soufre ....

Il existe un grand nombre d’autres déterminations de 1 calorique par Crawford , Dation , Leslie, Kirwan , Mayer, Wilke , Irvine , John Davy , etc. ; mais elles sont tellement 1 contradictoires , qu’elles ne peuvent fournir aucune donnée théorique ou expérimentale.

On trouve , par exemple, que le calorique spécifique du zinc a été fixé ,

DK L\ MESURE

ParDallon, à . 1,10

ParWilke, 5 . 0,102

Par Crawford, à . 0,094?;

cjuc celui delà vapeur d’eau, que MM. Dulong et Petit ont trouvé de 0,8470, est fixé par Crawford à i,55oo.

Enfin , les capacités caloriques différentes du sang artériel et du sang veineux, n’offrent pas une moindre discordance. En effet , Crawford avait trouvé la capacité du sang veineux 0,8928; la capacitédu sang artériel 1 ,o5oo ; différence de plus d’un dixième. II en avait conclu une théorie delà chaleur animale; mais John Davy , en recherchant ces mêmes capacités , a trouvé

Celle du sang veineux . 0,900

Celle du sang artériel . 0,91a ;

différence d’une centième, et trop petite pourfonder aucune explication.

D’après les notions que nous venons de donner sur la mesure des caloriques spécifiques , il paraît évident que le volume des corps influe considérablement sur leur capacité calorique , ou même la détermine tout-à-fait , en sorte que quelques physiciens ont été jusqu’à penser que le calorique de température appartenait à l’espace plutôt qu’aux corps. Il était donc intéressant de rechercher si un espace vide contenait du calorique , auquel'cas sa température devait s’élever en diminuant l’espace , et s’abaisser dans le cas contraire. M. Gay-Lussac a fait construire un très-large baromètre, dont la cuvette profonde pouvait s’élever ou s’abaisser rapidement, de manière à diminuer ou à agrandir le vide barométrique dans lequel il avait placé un thermomètre à air très-sensible. 11 a constaté avec cet appareil qu’il ne se produisait,

DU CALORIQUE. Il5

dans l’espace vide , aucune espèce de changement de température, tandis que ces cha ngemens devenaient très-sensibles aussitôt qu’on introduisait une seule bulle de gaz dans cet espace. Il faut en conclure qu’il n’existe, dans l’espace vide , que le calorique rayonnant qui le traverse h la manière de la lumière.

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