DF. LA MESURE
Acide nitrique (poids spécif. , i . . . o,G6i4
Acide sulfurique (poids spécif. 1,87). . . . o,3346
Id. (avec 5 parlics d’eau) . o,6o3i
Solution de nitre (nitre 1 , eau 8) . 0,8187
Huile d’olive . . . 0,8096
MM. Delarochc et Bérard ont obtenu, au moyen du calorimètre à eau, le calorique spécifique des gaz à volumes égaux et à poids égaux , comparé à l’air pris pour unité, ou comparé à l’eau aussi prise pour unité. En voici les résultats.
Gaz comparés à l’air.
À volumes égaux.
À poids égaux.
Air atmosphérique .
Gaz hydrogène .
— Acide carbonique .
— Oxigène .
— - Azote .
Azote (proloxide). .......
Gaz hydrogène pcr-carboné.
Oxide de carbone .
Les mêmes gaz, comparés h l’eau, ont donné les résultats suivans :
Eau . ; . . .
Air . 0/2669
Hydrogène . 5, 2 9 56
Acide carbonique . .
Oxigène . 0,2061
Proloxide d’azote . 0,2069
Gaz hydrogène pcr-carboné . 0,4207
Oxide de carbone . , . 0,2884
Vapeur aqueuse . 0,8470
Il esl essentiel de remarquer que, dans les résultats, il doit y avoir une petite cause d’erreur, attendu que les gaz , en se condensant , diminuent de capacité pour le calorique , et que ceux qui traversaient le calorimètre se condensaient nécessairement en se refroidissant.
MM. Petit et Dulong ont obtenu , par la méthode du refroidissement , les résultats suivans :
Noms îles gaz.
Calorique spécifique compare à l’eau.
Poids tles atomes de chaque corps, en supposant que l’atome d’oxigèni pèse 10.
Produit de l’atome par le calorique spécifique.
Bismuth . . .
Plomb ....
Or .
Platine. . . .
Étain .
Argent. . . .
Zinc .
Tellure. . . .
Cuivre. . . .
Nickel ....
0, io55
Fer .
0,1 IOO
Cobalt. . . .
Soufre ....
Il existe un grand nombre d’autres déterminations de 1 calorique par Crawford , Dation , Leslie, Kirwan , Mayer, Wilke , Irvine , John Davy , etc. ; mais elles sont tellement 1 contradictoires , qu’elles ne peuvent fournir aucune donnée théorique ou expérimentale.
On trouve , par exemple, que le calorique spécifique du zinc a été fixé ,
DK L\ MESURE
ParDallon, à . 1,10
ParWilke, 5 . 0,102
Par Crawford, à . 0,094?;
cjuc celui delà vapeur d’eau, que MM. Dulong et Petit ont trouvé de 0,8470, est fixé par Crawford à i,55oo.
Enfin , les capacités caloriques différentes du sang artériel et du sang veineux, n’offrent pas une moindre discordance. En effet , Crawford avait trouvé la capacité du sang veineux 0,8928; la capacitédu sang artériel 1 ,o5oo ; différence de plus d’un dixième. II en avait conclu une théorie delà chaleur animale; mais John Davy , en recherchant ces mêmes capacités , a trouvé
Celle du sang veineux . 0,900
Celle du sang artériel . 0,91a ;
différence d’une centième, et trop petite pourfonder aucune explication.
D’après les notions que nous venons de donner sur la mesure des caloriques spécifiques , il paraît évident que le volume des corps influe considérablement sur leur capacité calorique , ou même la détermine tout-à-fait , en sorte que quelques physiciens ont été jusqu’à penser que le calorique de température appartenait à l’espace plutôt qu’aux corps. Il était donc intéressant de rechercher si un espace vide contenait du calorique , auquel'cas sa température devait s’élever en diminuant l’espace , et s’abaisser dans le cas contraire. M. Gay-Lussac a fait construire un très-large baromètre, dont la cuvette profonde pouvait s’élever ou s’abaisser rapidement, de manière à diminuer ou à agrandir le vide barométrique dans lequel il avait placé un thermomètre à air très-sensible. 11 a constaté avec cet appareil qu’il ne se produisait,
DU CALORIQUE. Il5
dans l’espace vide , aucune espèce de changement de température, tandis que ces cha ngemens devenaient très-sensibles aussitôt qu’on introduisait une seule bulle de gaz dans cet espace. Il faut en conclure qu’il n’existe, dans l’espace vide , que le calorique rayonnant qui le traverse h la manière de la lumière.