‹ Traité élémentaire de physique générale et médicale (volume 2)Chapitre 31 sur 126 · TH.S SOURCES · texte numérisé non relu

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développer du calorique, cl sur les divers appareils dont on peul faire usage pour le communiquer ou le transmettre à d’autres corps; nous examinerons donc succinctement les divers corps qui portent le nom de combustibles, nous comparerons leurs produits en calorique lorsqu’on les brûle, nous dirons un mot des appareils de combustion, nous indiquerons les meilleures méthodes en usage pour chauffer les liquides et les vaporiser, pour porter les corps solidesà une haute température , et enfin pour maintenir nos habitations au degré de chaleur qui convient à notre état de santé.

Avant d’entrer dans l’exposition de ces divers détails, il faut remarquer que , pour mesurer comparativement avec quelques succès les quantités de calorique produites dans diverses circonstances , il était nécessaire d’établir une unité de chaleur , comme nous avons précédemment établi une unité de poids, de temps, de longueur, etc.

On est convenu de considérer comme unité de chaleur la quantité de calorique nécessaire pour élever la température d’un kilogramme d’eau , d’un degré du thermomètre centigrade. M. Clément a même donné à cette unité de chaleur le nom de calorie ; ainsi , un kilogramme d’eau h Go degrés du thermomètre centigrade contient Go calories déplus que ce même kilogramme d’eau à o, et 10 kilogrammes d’eau à 10 degrés contiennent 100 calories de plus que ces mêmes 10 kilogrammes d’eau è o.

11 faut encore remarquer que, pour la facilité des comparaisons , on pourra dire que telle quantité de combustible est capable d’élever en brûlant , 1 kilogramme d’eau è 5, G ou 700 degrés de température, ou de produire ce nombre d’unités de chaleur , quoiqu’il soit impossible d’élever l’eau à une telle température, mais seulement pour conserver l’iuulorniilé d’expression ; on peul dire , en

effet , indifféremment qu’une quantité donnée de calorique élève i kilogramme d’eau h \ ooo degrés ou 1 o kilogrammes il ioo degrés, ou 100 kilogrammes à 10 degrés, ou 1 ooo kilogrammes à i degré; il y aura toujours 1000 unités de chaleur ou 1000 calories.

nos. Des combustibles. On donne ce nom h des corps qui , lorsqu’on les met en contact avec l’air atmosphérique et à une température convenable, s’emparent de sonoxigène et dégagent assez de calorique pour produire des effets utiles.

Les combustibles sont solides, liquides ou gazeux. Les combustibles solides les plus généralement employés sont le bois , le charbon de bois , la houille ou charbon de terre , le coke , la tourbe , le charbon de tourbe , les briquettes et les mottes de tan. Les combustibles liquides sont les huiles grasses ou essentielles , l’alcoholet quelquefois l’éther; les combustibles gazeux se réduisent à l’hydrogène pur ou plus ou moins carboné et à l’oxide de carbone.

Quel que soit le combustible qui b rûle, il dégage à la fois , 1 °de la lumière ; 2° du calorique rayonnant ; 5° du calorique emporté par le courant d’air qui alimente la combustion.

Il n’y a aucun rapport constant entre la vivacité de la lumière qui accompagne la combustion et la quantité de chaleur qui se produit. Les corps qui brûlent en conservant la forme solide sont lumineux h leur surface seulement; les combustibles gazeux, et qui fournissent parleur combustion des produits également gazeux , brûlent avec une flamme faiblement lumineuse. Il est pourtant des com *■ bustibles gazeux, comme l’hydrogène per-carboné, qui donnent en brûlant une lumière très-vive; mais Davy a démontré que ce phénomène tenait il ce que l’hydrogène brûlant avant le carbone, celui-ci se trouvait déposé sous forme solide dans la flamme.

Le bois est, comme on sait, ia partie ligneuse d’un grand II. 9

des sounccs

nombre de végétaux divers,* il est plus ou moins propre à la combustion , suivant sa nature et son état particulier; en général les bois les plus durs , ceux qui ont été coupés en hiver, ceux qu’on a eu le soin de sécher complètement, et enfin ceux qui ont été divisés en plus petits fragmens , produisent le plus de chaleur. Le bois vert peut contenir jusqu’à 41 pour 100 d’eau; le bois sec peut aisément en absorber le dixième de son poids par son exposition à l’air.

Le bois contenant environ 0,91 de son poids de corps ligneux, dont la nature est constante dans les différons bois , il s’ensuit qu’à poids égal les différons bois bien secs, doivent donner des quantités à peu près égales de chaleur; et en effet , un kilogramme de diverses espèces de bois donne de 55of> à 5900 unités de chaleur, dont la moyenne est par conséquent 36oo.

Remarquons que le bois de chêne à brûler ordinaire, et tel qu’on le trouve dans les chantiers, ne produit que 2 2 5o unités de chaleur, à cause de la grande quantité d’eau qu’il contient.

En ayant égard au volume, et en supposant le bois dans l’état où le commerce peut le livrer, on obtient la Table suivan'e :

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