‹ Traité élémentaire de physique générale et médicaleChapitre 24 sur 139 · PRODUIT · texte numérisé non relu

PRODUIT

de l’atome par. le calorique spécifique.

Bismuth .

Plomb. .

Or. . ; .

Platine. .

Etain. . .

Argent. .

Zinc. . ,

Tellure. .

ICuivre. .

jNickel . .

Fer. . . .

Cobalt , .

Soufre. .

Il existe un grand nombre d’autres déterminations de calorique par Crawford , Daîton, Leslie, Kirwan , Mayer, Wilke, Irvine, John Davy, etc. ; mais elles sont tellement contradictoires, qu’elles* ne peuvent fournir aucune donnée théorique ou expérimentale.

On trouve , par exemple , que le calorique spécifique du zinc a été fixé , '

Par Dalton, à. . . . . 1,10

Par Wilke , à. . . . , . , . 0,102

Par Crawford , à . . . . 0,0943 ;

l46 DE LA MESURE

que celui de la vapeur d’eau, que MM. Dulong et Petit ont

trouvé de 0,84/0, est fixé par Crawford à i,55oo.

Enfin, les capacités caloriques différentes du sang artériel e£ du sang veineux n’offrent pas une moindre discor-^ dance. En effet, Crawford avait trouvé la capacité du sang veineux 0,8928; la capacité du sang artériel 1,0600; différence de plus d’un dixième. Il en avait conclu une théorie de la chaleur animale ; mais John Davy, en recherchant ces memes capacités , a trouvé

Celle du sang veineux . e 0,906

Celle du sang artériel . . . 0,916;

différence d’un centième , et trop petite pour fonder aucune explication.

D’après les notions que nous venofis de donner sur la mesuré des caloriques spécifiques , il paraît évident que le Volume des corps influe considérablement sur leur capacité calorique , ou même la détermine tout à-fait , en sorte que quelques physiciens ont été jusqu’à penser que Je calorique de température appartenait à l’espace plutôt qu’aux corps. Il était donc intéressant de rechercher si un espace vide contenait du calorique, auquel cas sa température devait s’élever en diminuant l’espace, et s’abaisser dans le cas contraire. M. Gay-Lussac a fait construire un très large baromètre , dont la cuvette profonde pouvait s’élever ou s’abaisser rapidement, de manière à diminuer ou à agrandir le vide barométrique dans lequel il avait placé un thermomètre à air très sensible. Il a constaté avec cet appareil qu’il ne se produisait, dans l’espace vide, aucune espèce de changement de température, tandis que ces changemens devenaient très sensibles aussitôt qu’on introduisait une seule huile de gaz dans cet espace. II faut en conclure qu’il

DU CALORIQUE. 1 4

n’existe , dans l’espace vide-, que le calorique rayonnant qui le traverse à la manière de la lumière.

Page 1