NOMS DES GAZ
Densité.
Indices
de
réfraction.
Puissances
réfractives.
Pouvoirs
réfringens.
Air atmosphérique.
jOxigène .
i,io3
0, ooo544
Hydrogène .
Azote .
i,ooo3oo
Ammoniaque .
1 ooo385
Acide carbonique. . .
Chlore .
Acide hydrochlorique.
jOxide d’azote .
i,ooo5o3
Gaz nitreux .
i,ooo3o3
o,oooo583
Oxide «le carbone. . .
Cyanogène . i
1, ooo834
Gaz déliant .
o,ooi356
iGaz des marais. . . .
o,oooi584
Ether muriatique. . .
Acide hydro-cyanni-
que .
Gaz oxi-chloro-carbo-
nique .
o,oooo673 -
Acide sulfureux. . . -
1, ooo665
o,oooo5o3
Hydrogène sulfuré . .
Ether sulfurique. . .
i,ooi53o
o,oo3o6 1
o,ooor 186
jSoufre carburé. . . .
'Hydrogène proto-phos-
x ,ooi5oo
o,oo3o ro
phoré . .
Ce tableau prouve que les puissances réfractives des gaz n’ont aucun rapport avec leur dcnsiié, que les puissances réfractives des simples mélanges sont égales h la somme des
puissances réfractives des corps mélangés ; que, dans les corps composés, la puissance réfractive est tantôt plus petite, tantôt plus grande que la somme des puissances réfractives des composans; et qu’enfin , lorsque les corps changent d’état , leur pouvoir réfringent augmente lorsqu’ils deviennent plus denses, et diminuent lorsqu’ils le deviennent moins. Ç’est ainsi que le pouvoir réfringent du carbure de soufre est plus grand sous la forme liquide que sous la forme gazeuse. Ce qui rend très probable que le pouvoir réfringent augmente lorsque, les fluides élastiques, sans pour cela se réduire en liquides, sont cependant fortement comprimés, et diminue dans le cas contraire.
Le premier procédé que nous venons de décrire ne peut être employé à déterminer l’indice de réfraction d’un corps solide ou liquide que dans le cas où Fou dispose d’un volume assez considérable de ces corps, et où ils sont d’ailleurs assez transparens pour permettre à la lumière de les traverser dans une épaisseur considérable; mais ce procédé est évidemment inapplicable à des corps solides opaques, à des corps solides dont on ne posséderait que de petits fragmens, ou qui seraient trop mous pour conserver une figure déterminée ; il ne saurait non plus s’appliquer à des liquides dont on ne posséderait que quelques gouttes.
L'ingénieux M. Wollaston a imaginé un procédé qui s’applique précisément h tous les cas dans lesquels on ne saurait déterminer l’angle minimum , c’est 5 dire à des corps opaques , à des parcelles de corps solides, et à la plus petite goutte d’un liquide quelconque. Ce procédé est fondé sur la connaissance de ce que nous avons indiqué par les expressions d’angle limite. Supposons {fîg. 170) un prisme rectangulaire ADB, dont une face soit horizontale , et supposons qu'à quelque distance du prisme et dans une position verticale on place une règle graduée