DE QUELQUES IN9TRUMENS
manière que celle-ci fournisse une seconde image plus grande que la première, laquelle pourra être encore grossie par une seconde lentille, et enfin regardée à l’aide d’un dernier verre, comme dans les cas précédens. C’est à de pareilles combinaisons que les lunettes composées doivent leur pouvoir grossissant, qui peut être porté très loin, en observant toutefois que chacun des verres qu’on emploie absorbe une partie de la lumière, ce qui limite nécessairement le nombre de ceux dont on peut faire usage.
4io. Microscopes composés . — On donne le nom de microscopes à des instrumens composés dont on se sert pour regarder les petits objets ,et qui produisent un grossissement très considérable. On les a successivement perfectionnés , soit sous le rapport de leur disposition intérieure , soit dans leurs accessoires , qui servent à contenir, à présenter et à éclairer par réflexion ou par transmission les objets soumis à l’observation. La nature de cet ouvrage ne nous permet pas d’entrer dans les détails ; nous nous contenterons de donner une idée générale de l’instrument. Au devant d’une lentille A ( fig . 164 ) , dont le foyer doit être très court et le champ très peu étendu , on place le petit objet M que l’on désire observer. S’il se trouve très près du foyer de la lentille , il se formera derrière cette lentille , mais à une grande distance, une première image F, qui sera déjà beaucoup plus grande que l’objet. Derrière cette première image on place une seconde lentille d’une étendue beaucoup plus considérable , et d’une convexité moindre que la première ; et 011 la dispose de manière que, recevant les rayons de la première image F, elle aille produire du côté opposé une seconde image F', plus grande que la première , laquelle est enfin regardée avec une lentille C , l’œil étant placé au point O. On aperçoit alors une image qui sous-tend l’angle MOM', et qui
d’optique. 4$9
peut se trouver plus de huit cents fois plus grande que l’objet.
4u. Télescopes catoptriqaes . — On peut se servir, pour produire des iffiages et les observer, de miroirs concaves au lieu de verres.
Le télescope grégorien est composé (/%. 1 9 5 ) de deux miroirs concaves : l’un MM , plus grand et tourné vers les objets , est percé d’un trou dans son milieu. Les rayons qui tombent sur lui sont rassemblés vers le milieu mm , où se trouve un autre petit miroir concave qui les réfléchit avant qu’ils aient formé un foyer, et les renvoie à travers l’ouverture centrale du miroir MM, en portant leur foyer au point F , d’où l’image est observée avec un ou plusieurs verres grossissans , en sorte qu’on peut dire que l’image produite par le télescope est regardée avec un microscope.
Le télescope Newtonien est précisément construit sur les mêmes principes ; seulement le petit miroir mm (fig. 166) est incliné de 4^° sur l’axe du grand miroir , et dirige transversalement les rayons qui vont former l’image au point F. On voit que , dans ces deux instrumens , les seconds miroirs sont placés sur le chemin des rayons incidens. Mais ils sont assez petits pour n’en pas diminuer sensiblement le nombre.
412. Microscope solaire . — » Get instrument, d’une grande simplicité, et dont les effets sont si remarquables, a pour but d’éclairer assez fortement un très petit objet , pour que l’on puisse ensuite, à l aide d’une lentille, en former une très grande image qui se trouve encore suffisamment lumineuse , et que l’on reçoit sur un plan , dans une chambre obscure. La fig . 167 donne une idée de cet instrument : MM est un miroir plan qui reçoit les rayons du soleil et les porte sur la lentille L , qui les rassemble à son