‹ Traité élémentaire de physique générale et médicaleChapitre 95 sur 139 · DE QUELOUES PHÉNOMÈNES ACCIDENTELS DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

DE QUELOUES PHÉNOMÈNES ACCIDENTELS DE LA LUMIÈRE

4 1 4* double réfraction. — Nous avons vu que la

lumière, en passant d’un milieu dans un autre, éprouvait constamment et régulièrement une réfraction simple ou linéaire qui changeait sa direction , et qu’une dispersion

DE LA. LUMIERE

de ces différons rayons donnait lieu à la coloration. Ces deux ordres de phénomènes sont plus ou moins marqués , suivant les densités relatives et les qualités combustibles des différées corps ; iis sont aussi variables avec les incidences, mais ils existent dans tous les corps sans exception. Il n’en est pas de meme d’un autre mode de rétraction , auquel on a donné le nom de double réfraction , et qui ne se rencontre que dans certaines substances , sans que 1 on puisse déterminer exactement que! rapport il y a en ire la nature du corps et le phénomène produit.

Si l’on prend un cristal limpide de sous-carbonate de chaux (spath d’Islande ) , et que l’on fasse passer un rayon solaire à travers deux de ses faces parallèles , on verra ce rayon se diviser dans l'intérieur du cristal , de sorte qu’il s’échappera de la face opposée deux rayons différens, formant un angle entre eux. L’un de ces deux rayons subira les lois ordinaires de la réfraction ; on le nomme , a cause de cela , rayon ordinaire. L’autre se comportera suivant des lois tout à fait différentes ; on le nomme rayon extraordinaire.

La môme expérience se répète plus simplement en posant le cristal sur une feuille de papier blanc où l’on a marqué un point noir,* car, en regardant à travers le cristal, on voit deux points noirs au lieu d’un. Ges deux points sont d’autant plus écartés que le cristal est plus épais; et si Ton fait tourner le morceau de spath , l’une des deux , images, transmise par le rayon naturel, demeure immobile, tandis que la seconde décrit un cercle autour d’elle.

Il semble donc qu’il y a, dans l’intérieur d’un semblable corps cristallisé, une certaine ligne que l’on nomme axe de double réfraction, et qui semble jouir de la propriété de repousser une portion de la lumière dans tous les sens et avec plus ou moins de force.

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