‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 115 sur 188 · LUNETTES D'APPROCHE ET TÉLESCOPES. OPHTHALMOMÉTRE · texte numérisé non relu

LUNETTES D'APPROCHE ET TÉLESCOPES. OPHTHALMOMÉTRE

un degré élevé. Or cette corroction est d'autant plus aiséo h l'aire que Vangle d'ouverture de l'objectif est plus petit, car alors il ne pénètre dans le microscope que des rayons centraux, e'est-à-diro pou Inclinés sur L'axe principal du système.

Le pouvoir résolvant a pour mesure le degré de finesse des détails qu'on peut encore apercevoir avec un microscope donné. 11 exigo que l'instrument ait une clarté suffisante même- dans les forts grossissements, et que l'éclairage no soit pas uniquement obtenu h, l'aide de rayons centraux , mais qu'il s'y ajoute des rayons marginaux, qui, rencontrant obliquement l'objet, produisent des elïets d'ombre dus aux petites inégalités de [a surface et rendent ainsi visibles les moindres détails de structure. On réalise ces conditions en donnant h l'objectif une grando ouverture ; mais nous venons de voir que dans ce cas les aberrations do spliéricité et de réfrangibilité ne peuvent pas être corrigées exactement. Il est donc évident qu'un microscope perd en pouvoir définissant ce qu'il gagne en pouvoir résolvant. Cependant, grâce aux perfectionnements apportés à la construction des microscopes, on est arrivé de nos jours il donner aux objectifs un angle d'ouverture de près do 150°, tandis que dans los anciens instruments cet angle no dépassait pas 70°.

On peut déterminer directement l'angle d'ouverture d'un objectif, en faisant tomber sur la dernière lentille du système (colle qui est la plus éloignée de l'objet) un faisceau de lumière parallèle et en mesurant la distance à laquelle les rayons forment leur foyer; un calcul fort simple donne alors l'angle d'ouverture. Parmi tous les rayons qui tombent sur la lentille frontale (celle qui est la plus rapprochée do l'objet) , ceux-là seuls qui sont compris dans l'angle d'ouverture peuvent traverser tout le système objectif.

[Bibliographie : Brewster, Treatise on tbe microscope, 1837. — Mandl, Traité pratique du microscope et .de son emploi à l'étude des corps organisés. Paris 1838. — Hannover, De la construction et de l'emploi du microscope; traduction par Ch. Chevalier. Paris 1855. — Thury, Notice sur les mioroscopes [Arcli. des sciences phys. et nat. de Genève, 1860, n° 32). — A. Chevalier, L'étudiant micrographe ; Traité théorique et pratique du microscope, etc.; 2e édit. Paris 1865. — Harting , Das Mikroskop; 2e édit. allem. Braunschweig 1866 (ouvrage le plus complet qui existe sur la matière, comprenant la théorie, l'emploi et l'histoire du microscope). — H. Fiiev, Le microscope, trad. franc., par Paul Spillmann. Paris 1867. — C. Njegeli et ScnwENdener, Das Mikroskop. Leipzig 1867. — Cn. Eobin, Du microscope et des injections, 2e édit. Paris 1870.]

Page 1