PRÉFACE DU TRADUCTEUR
Tandis que depuis longtemps déjà l'enseignement de la Physique médicale a une existence officielle én France, par une contradiction étrange, à l'époque où j'entrepris la présente traduction, notice littérature scientifique ne possédait pas un seul ouvrage consacré spécialement à cette branche de la science. Les médecins et les élèves de nos Facultés de médecine n'avaient entre les mains que des traités de physique pure, dans lesquels ils ne trouvaient ni les applications physiologiques et thérapeutiques, ni même certaines questions théoriques d'une importance capitale pour l'intelligence des phénomènes biologiques. J'ai pensé qu'il y avait là une lacune à combler ; c'est ce qui m'a engagé à traduire le Traité de 'physique médicale, que M. Wundt a fait paraître dans les derniers mois de l'année 1867.
Je n'insisterai pas sur l'utilité d'un ouvrage de ce genre, ni sur les qualités qui distinguent le livre du professeur de Heidelberg. Je tiens seulement à indiquer au lecteur la marche que j'ai suivie dans l'accomplissement de ma tâche, le laissant seul juge de la valeur des efforts tentés pour rendre cette œuvre plus appropriée aux besoins de la médecine.
En général , je me suis astreint à serrer le texte d'aussi près que possible ; cependant je n'ai pas hésité à m'en écarter toutes les fois qu'il m'a paru nécessaire de le modifier pour développe)' la pensée de l'auteur ou pour la mettre plus en harmonie avec noshabitudes scientifiques. Quelques suppressions jugées utiles, en petit nombre du reste, ont porté principalement sur des développements mathématiques. Selon moi, celui qui borne son ambition à appliquer une science, ne saurait rire tenu d'en démontrer les formules el 1rs principes fondamentaux; il doit lui suffire de les bien comprendre et d'être à même de s'en servir au besoin.
Mon rôle ne pomait pas se borner là : j'avais à l'aire profiter ma traduction des derniers progrès de la science cl. à donner une plus large part aux travaux des savants français; ainsi s'expliquent les nombreuses addiliqns dont j'ai accru