‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 61 sur 188 · MOUVEMENTS PRODUITS PAR L'ACTION COMBINÉE RE PLUSIEURS FORCES · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS PRODUITS PAR L'ACTION COMBINÉE RE PLUSIEURS FORCES

supporte est appliquée au centre de gravité de tout le système. D'autre part, chaque point d'insertion d'un muscle est le point d'application d'une puissance. Quand un certain nombre de muscles agissent ensemble pour produire un mouvement déterminé , la puissance est multiple et s'applique en plusieurs endroits différents; mais on peut à ces divers points en substituer un seul, auquel on appliquera la résultante de toutes les puissances musculaires en jeu.

La plus grande partie des pièces du squelette représentent des leviers du troisième genre , clans lesquels le bras de levier de la puissance est plus court que celui de la résistance ; on a vu que dans ces sortes de levier, l'avantage , sous le rapport de la force , est du côté de la résistance , mais qu'en revanche , le point d'application de la résistance se meut avec une vitesse plus grande que celle du point d'application de la puissance. Cette dernière circonstance est favorable à la rapidité des mouvements. Notons encore que la direction suivant laquelle agissent les puissances musculaires est , en général , aussi désavantageuse que possible, caria plupart des muscles se fixent aux os sous des angles extrêmement aigus. [Comme exemples de leviers du troisième genre, nous citerons les membres considérés dans la plupart de leurs mouvements de flexion ou d'extension.

Le levier du premier genre se rencontre aussi assez fréquemment chez l'homme, surtout lorsqu'il s'agit de maintenir l'équilibre dans la station ; la tète , par exemple, placée en équilibre sur la colonne vertébrale, représente un levier du premier genre, dont le point d'appui se trouve dans l'articulation occipitoatloïdienne ; la résistance est le poids de la tète qui tend à tomber en avant ; cette force, appliquée ainsi au devant du point d'appui, est contre-balancée par la puissance que développe la contraction des muscles de la région cervicale postérieure.

Le levier du deuxième genre, où la vitesse est sacrifiée à la force, est un des moins répandus dans l'économie humaine; on le rencontre cependant quelquefois, notamment dans le cas où l'homme soulève son propre corps, en s'élevant sur la pointe du pied : le pied représente alors un levier du deuxième genre , dont le point d'appui est sur le sol, à l'extrémité antérieure des métatarsiens; la puissance, due à la contraction des muscles du mollet , est appliquée au talon , à l'extrémité du caleanéum ; la résistance , n'étant autre chose que le poids même du corps , est dirigée suivant la ligne de gravité, et rencontre le sol entre le point d'appui du levier et le point d'application de la puissance.]

Nous laissons à la physiologie l'étude détaillée des mouvements qui s'accomplissent dans les articulations, parce que ectto étude exige la connaissance préalable des diverses articulations. (Voir Lehrbuch der Physiologie de Wundt, 2° édit. 1868, § 204.)

Toutefois, pour montrer combien ces mouvements sont parfois compliqués, il nous suffira de mentionner ce qui se passe, lorsque la main écrit ou qu'ello conduit un scalpel. Pour écrire, par exemple, la plume, tenuo entre les phalanges extrêmes du pouce et de l'index et reposant sur le médius, représente un lovicr dont le point d'appui varie Suivant le sens et l'étendue des mouvements accomplis: la plumo tourne tantôt autour '1 un point situé sur l'index, tantôt autour d'un point placé plus en arrière sur le pouce, et ces alternances dans le jeu du levier écrivant nécessitent des modifications correspondantes dans les mouvements des phalanges qui concourent h produire l'effet voulu»

DE r,A PESANTEUR,

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