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CHAPITRE III

RÉFLEXION DE LA. LUMIÈRE

132. RÉFLEXION DE LA LUMIÈRE SUR LES SURFACES PLANES. — Les phénomènes de la réflexion de la lumière découlent des lois générales de la réflexion des oncles (cf. § 39). [Ces lois, confirmées par l'expériences , sont les suivantes :

1° Le rayon incident et le rayon réfléchi sont dans un môme plan avec la normale à la surface au point d'incidence ;

2° L'angle de réflexion est égal à.V angle d'incidence.]

Soit donc RS (Fig. 114) une surface plane réfléchissante, et DE un rayon incident qui rencontre cette surface au point E ; le rayon ^^^^^^^^^^^ réfléchi Efl se trouve dans le plan qui comprend le MM mm rayon incident et la normale GE (c'est le plan de la figure) et fait avec la normale un angle de réflexion GEH égal à l'angle d'incidence GED. [Il est facile de voir que le rayon réfléchi, étant prolongé en sens contraire de sa marche, va couper la perpendiculaire abaissée du point lumineux D sur la surface, en un point d symétrique du premier, c'est-à-dire situé précisément à la même distance du plan réflecteur que le point D lui-même. De là un moyen très-simple de construire le rayon réfléchi correspondant à= un rayon incident quel- Fig- "4- " Rl!flexi011 ^ !»

-, •* miiro sur un plan : imaR0

1 J d'un point lumineux.

260 QPT1QU;IÏ.

Qn démontrerait aisément que Ions les rayons qui partent d'un même point lumineux el qui tombent sur une surface plane polie, donnent des rayons réfléchis dont les prolongement vont se couper en un point placé derrière la surface et symétrique du point lumineux. Ainsi, tous les rayons émis par le point D (Fig. 414) et réfléchis par le plan RS, suivent, après la réflexion , la même direction que s'ils étaient tous partis du point d. Il en résulte qu'un œil placé en avant de la surface réfléchissante, sur le trajet des rayons réfléchis, voit en d, une image du point D, comme si ce dernier occupait réellement la position d.

[Pour construire l'image de réflexion d'un point lumineux placé devant une surface plane, nous n'avons donc qu'à mener par le point en question une perpendiculaire au plan réflecteur et à prendre sur cette droite prolongée au delà du plan un point situé à la même distance que le point lumineux.]

132a. Formation des images dans les miroirs plans. — [On nomme miroir toute surface polie destinée à produire par réflexion les images des objets. Les miroirs peuvent être plans ou courbes.

Soit CD (Fig. 115) un objet placé devant le miroir plan PP'.

Pour obtenir l'image de cet objet, on n'a qu'à construire l'image de chacun de ses points, conformément à la règle indiquée clans le paragraphe précédent. Comme l'objet que nous avons choisi a la forme d'une^ ligne droite , il suffit de construire les images C et D' de deux de ses points C et D ; nous obtenons ainsi l'image CD', [dont tous les points occupent , par rapport au plan de réflexion , des positions symétriques de celles des points correspondants de l'objet.

Dans les miroirs plans, l'image est donc symétrique de l'objet ; en outre, elle a la même grandeur que celui-ci, comme cela ressort du mode de construction employé; enfin, elle est virtuelle, c'est-à-dire formée, non pas par les rayons réfléchis eux-mêmes, mais seulement par leurs prolongements.]

133. Du laryngoscope. — Les miroirs plans ont reçu une foule d'applications aussi bien dans le domaine de la physique médicale que dans celui des autres branches de la physique. D'une manière générale, ces miroirs sont employé, toutes les fois qu'il s'agit de changer la direction des rayons lumineux, soit pour projeter la lumière sur des objets déterminés, soit pour produire des images permettant de voir des objets placés derrière des parties opaques.

C'est ainsi qu'en médecine on a recours aux propriétés du miroir plan pour explorer les organes du corps humain qui, en raison de leur situation profonde,

Fig. 115.

Formation de l'imago d'un objet flans un miroir plan.

RÉFLEXION DE LA LUMIÈRE

sontà la fois peu ou poinl éclairés et inaccessibles an regard olirecl ; le larynx se trouve dans ce ras.

Les conditions à remplir pour voir des organes ainsi placés sont au nombre do doux : on premier lion, il faut projeter la lumière sur les parties à explorer, de manière à les éclairer vivement; en second lieu, les rayons lumineux renvoyés par ces parties doivent recevoir une direction telle qu'ils puissent parvenir à l'œil de l'observateur.

Le laryngoscope, qui, comme son nom l'indique, est destiné à observer l'intérieur du larynx, se compose d'un petit miroir d'argent, d'acier poli ou de verre étamé, à contour circulaire, ovale ou carré (Fig. 116). Ce miroir, porté

Fig, Il <>. - Miroir la'ryugûscoplque.

par une tige munie d'un manche, est introduit, dans l 'arrière-gorge du sujet dont on veut examiner le larynx. Il faut avoir soin, avant de procéder à cette introduction , de chauffer un peu le miroir, afin d'éviter la condensation à sa surface de la vapeur d'eau provenant de l'air expiré; sans cette précaution, le miroir se ternit, et empêche l'observation,

Fig. 117. — Laryngoscope cltsposd pouï l'observation,

D'autre part, à l'aide d'un second miroir plan (Garcia), ou d'un miroir concave (Czermak), ou d'une lentille convergente (Moura^Bourouilloù), ou de toute

OPTIQUE

autre manière, on projette un faisceau de lumière soit naturelle soit artificielle sur le miroir laryngoscopique , lequel, s'il est dans une position convenable, dirige les rayons dans l'intérieur du larynx et illumine ainsi la glotte et son voisinage. Les parties éclairées renvoient à leur tour des rayon slurnineux, qui , après s'être réfléchis sur le miroir, arrivent dans l'œil de l'observateur placé en avant et lui font voir l'image virtuelle de la glotte.

[La Fig. 117 représente l'un des laryngoscopes les plus employés, disposé pour l'observation : le miroir est en place dans l'arrière-gorge de la malade. L'appareil d'éclairage consiste en une lentille convergente qui concentre sur le miroir laryngoscopique la lumière d'une lampe modérateur ; de l'autre côté de la source lumineuse se trouve un écran* dont la face tournée vers la lentille est métallique et sert ainsi de réflecteur auxiliaire ; cet écran garantit en môme temps l'observateur contre les rayons directs de la lampe.

A H est un détail au-

Go quel il faut bien pren-

dre garde, quand on se sert du laryngoscope : c'est que l'image fournie par un miroir plan est symétrique de l'objet (cf. § 132*).

Par conséquent , les rapports de position dans un plan parallèle à celui du miroir sont conservés : les parties du larynx situées en réalité à droite de l'observateur sont vues à droite, et les parties situées à gauche apparaissent à gauche; mais les rapports dans le sens de la profanes c deur sont intervertis :

Fig. 118. — A. Position apparente du larynx dans l'image fournie par le miroir, les parties antérieures — B. Position réelle du larynx. — a c, Commissure antérieure des cordes yg^Jjtg deviennent vocales; p c, commissure postérieure des cordes vocales; r, corde vocale r .

droite; l, corde vocale gauche sur laquelle se trouve une excroissance. pOStérieUF6S dans limage, et réciproquement. Ce changement de rapport se voit clairement dans la Fig. 118, qui représente en A l'image du larynx telle qu'elle apparaît dans le miroir, et en B le larynx dans sa position réelle par rapport à l'observateur.]

[Bibliographie: Czermak, Du laryngoscope et de son emploi en physiologie et en médecine; édit. franc. Paris 1860. — Mandl, Ue la laryngoscopie {Gaz. des hôpit., 3 mai 1860). — Le même, Appareil d'éclairage laryngoscopique (Buïïet. de VAcad. de méd., janvier 1862.) — Turck, Méthode ■pratique de laryngoscopie; édit. franc.

RÉFLEXION DE LA LUMIÈRE

Pnris 18G1. — MouuA-BouRouiLLOU, Cours complet do laryngoscopie. Paris 1861.— Le mhit:, Traite1 pratique do laryngoscopio et do rliinoscopie. Paris 1864. — Fouittniî, Nouveau miroir réfloctcur (Dullet. de VAcad. de mécl, juin 1865. — De Laiiokdette , Noto sur le spéculum laryngien (Bidlet. de VAcad. de médec, 18G5, t. XXX, p. 324 et 721. — Do l'emploi du spéculum laryngien dans lo traitement de l'asphyxie par submorsion (Ann. d'hygiène pull, et de médec. légale; 1868 et tirage h part). — Plaïte , Appareil d'éclairage {Bulletin de VAcad. de médecine, décemb. 1865). — Morell- Mackenzie, Du laryngoscope etc., trad. franc. Paris 1867.] ',

Par conséquent

pour

Fia

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