‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 109 sur 201 · DISPERSION DE LA LUMIÈRE ET MÉLANGE DES COULEURS. :M · texte numérisé non relu

DISPERSION DE LA LUMIÈRE ET MÉLANGE DES COULEURS. :M

Imaginons y au contraire, qu'on dispose la lentille V (Fig. 162) immédiatement derrière le prisme Pqui reçoit un faisceau de rayons solaires a' a"; cette lumière blanche sera décomposée par le prisme en autant de pinceaux de rayons parallèles qu'elle renferme de couleurs de réfran^ibilité dill'érente; et, comme les sommets virtuels de ces pinceaux ne coïncident pas , chaque pinceau ira, après avoir travei'sé la lentille, former son image en un point dillerent. Si , par exemple , le foyer des rayons violets se fait en y' , celui de la Uunière'rouge sera situé en 7". L'écran S', placé au foyer de la lentille L',. recevra ainsi un spectre objectif. Entre cet écran et la lentille se trouve un diaphragme D destiné à arrêter les rayons marginaux dont la i)résence nuirait à ia pureté des couleurs spectrales qui se projettent dans Tintorvalle y' •/".

VIg; I9i. — M<¥tJiot1t* la plus exnctti et la pliis gi^iirralc puiir nu'Ianger doux on phitiieiirH rouleur»

Hpectrnli'H.

Supposons que l'écran S' présente deux petites fentes verticales et (pi'on place chacune 'd'elles au point de coucouin d'un des divers pinceaux colorés, par exemple aux points y' <?t y", où sont les foyei*s des rayons violets et rouges; tes deux espèces de rayons passeront seids et continueront leur route en forniant deux pinceaux divergents, l'un rouge et l'autre violet. Derrière l'écran «trouve une seconde lentille L", à foyer plus court, qui projette sur un second é<Tan S" une image 0' 0" de Touverture e' ê" du diaphragme 1); mais, »omiiie les fentes 7' et y" ne laissent passin* cjue deux des diflenMites espèces «^ rayons qui ont traversé Touverture du diaphragme, l'image 0' ô" présente l-i couleur résulUnit du mélange de ces deux sortes de rayons. Sur la ligure, les f-tyons latéraux des deux faisceaux de couleurs différentes dont les foyers coïn- <'Mi«ilave«- les deux fentes ^' eLy"? »*- reconnaissent en ce (jue les plus réfrançibW <onl représentés par des lignes à traits discontinus, c»t les moins rélVanpu\ps par dt»s lignes ponctuées.

r-ii iMTçant une troisième fente dans récnni S', on obtiendrait le mélange de 'l'ftis couleurs spectrales, et ainsi <le suite. — [Par cette méthode, on obtient '"nliamp coloré plus étendu (pie par la première et Ton supprime toutes les "lires couleui-s, dont le contraste pourrait être nuisible.

Vtrl

y i Jaune Z/ A,

:îfy^ ^

\^ Indi

Cela posë| il existe «évidemment dann rintérieur du triangle un point S, tel que, \ on le joint aux sommets R, Y, U, les droites ainsi menées KS, VS et US sont reK]icM tivement proportionnelles aux quantités de rouge, de vert et de violet, ncccssain

pour former du blanc. De mêmt tout autre point M de la surface d triangle correspond h une cuulcii ,i^ composée qu'on peut obtenir en int^

■^3 ilcit langeant les trois couleurs fonda

\^ mentales dans des .proportions rc

lifio présentées par les lignes RM, VM

UM. Mais, dans le cas particulier, "^ ^\ ,, I , la droite UM passe par Xv point J, Poarurr ^j •«««'»' q,n repond a la position du jaune:

^ elle contient, par conséquent, tiiUii

FlB. ir,5. - Triangle chn>mati.iuc. ^^^ mélanges du jaune et du viuht:

nous pouvons donc remplacer les quantités KM de rouge et YM de vert par la quantité' JM de jaune , et reproduire la couleur relative au point M , en mélangeant du jnune et du violet dans le rapport de JM \ UM ; la iiu'iue couleiur sera (*ncore fournie par un nu'liyige d*une quantité JM de jaune avec une (quantité SM de blanc, ou enfin d'une qnantité RM de rouge avec une quantité DM de vert-bleu. Le résultat est toujours le inêuicquel que soit celui de ces mélanges qu'on forme.

La construction indiquée ci-dessus permet donc de détenniner les diverses cunibiniisons de couleurs qui peuvent se substituer les unes aux autres. Elle conduit, en outre. à cette règle q\iui\/e couleur composée quelconque , produite par le milange de plutWvu couleurs simples y peut toujours être obtenue aussi par la combinaison <Vuve couleur H^frtraie déterm.inée [ou du pourpré) avec une proportion convenable de lumière blancJte.

161*. Des trois qualités des couleurs composées. — Les considérations r\[M. sées dans les paragraphes précédents nous montrent «[ue dans toute coul*'ur composée il faut distinguer trois éléments :

1" Le ton de la couleur; on entend par là l'espèce de la couleur simi^lo qui domine dans le mélange et qui la caractérise; la nature de celte couleur siinpl.est déterminé!» par son degré de réfrangihilité dans le spectre ;

2*> Le degré de saturation de la coideur, [ce que nous appellerons eiuorf sa nuance]. La nuance dépend de la ({uantité plus ou moins ;;:randc de iumit'iv blanche ajoutée à la couleur simple qui donne le Ion. Les couleurs simplt»s «in spectre possèdent le maximum de saturati(m ; elles ne ccmliennent pas d** lumière blanche, tandis «[ue les couleurs composées sont toujours moins saturtV^:

3" Uintensité de la lumière, laquelle est fonction de Tamplitudc drs vibnlions éthérées. Les couleurs qui ont une faible intensité lumineuse pai-aisj^il sombres^ celles dont rinlensilé est grande ont une teinte claire. Quand 1.» kmière est très-vive, la couleur devient encore plus claire et j)rend une umi^^ \ blanchâtre, tandis ([ue toutes les couleurs simples ou composées parai>vi;| noires, quand la lumière est suffisamment affaiblie.

Le triangle chromatique de la Fig. 105 ne donne que les rapports de ton et d-- ?>»| ration des couleurs. Pour représenter en môme temps les dégradations de teinte, o-^ à-dire les niodifîcutions correspondantes aux variations d'intensité lumineuse, il f^j d'ajouter une troisième dimension au triangle et de le transformer en pyramide friifj gulaire : le milieu de la base répondrait au l»lanc , et le sommet de la pyramide rt|^[ senterait le noir, c'est-h-dire une intensité lumineuse nulle. Dans une section Imtj ff talc faite pjir le milieu de la hauteur, ou trouverait alors le brun (jaune foncé . le le bleu foncé etc.

RAIES DE FRAUNHOfER' ^^^^|

fc^^j. ûr^nàc ,J^i.„, ;V.n BIP,. [.,i,ja V,.:,: ^

K.fe ,68

Fitr 166 Spf rirr ^ddtre 'f^irur iuminti.c ^Ê

fi$ iGy -Spectre éa Poidutum ^^^^^H

Fig 16e - Spfrm 4u Seibum ^^^^^H

V\% 169 Spcrtn du Tlidlliuiu ^^^^^^M

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RAIES SOMBRES DU SPECTRE SOLAIRE. 31î)

Daiiff la constmctioii de la table dcR coiiUnirH do la Fîg. 105, Tuiiité de gataratioii de Chacune de» troÎR coiileurfl fondamentales peut être choisie arbitrairement; et suivant les unités adoptées, les couleurs spectrales sont placées, soit sur les cotés mêmes du triangle, soit le long d*une courbe située dans son intérieur. Supposons, par exemple, <|U*nn prenne pour unités les degrés ùe saturation des couleurs spectrales; dans ce cas, celles-ci se trouveront disposées le long d'une circonférence qui ne sera interrompue qu'entre le rouge et le violet, où elle fera place h une ligne droite.

On ne peut pas comparer directement entre elles les couleurî^ spectrales, quant k leur degrë de saturation ; mais on regarde comme étant plus saturée qu'une autre celle dont reflet prédomine dans le mélange. A ce titre, nous dirons que le violet du •pectre est beaucoup plus saturé que le jaune, car si on superpose ces deux couleurs, le mëlnngc a un ton violet. En comparant de la même manière les diverses couleurs du spectre , on arrive à les ranger dans Tordre suivant : violet, indigo, rouge et bleu , orangé et vert , jaune. Le jaune est la couleur la moins saturée.

Quand il 8*agit de trouver les prf)portions dans lesquelles il faut mélanger des coul«im simples pour obtenir une couleur composée déterminée, le ])rocédé le plus simple consiste k foire usage du disque rotatif de la Fîg. ICA.

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