DISPERSION DE LA LUMIÈRE ET MÉLANGE DES COULEURS
garde obliquement de manière à voir l'objet c par réflexion sur cette lame , tandis qu'il aperçoit directement Tobjet h à travers ce milieu transparent. Les deux images se peignent ainsi sur le même endroit de la rétine et donnent la sensation correspondante au mélange des couleurs des objets h et c.
Mais, pour que deux impressions lumineuses se mélangent dans la rétine , il n'est pas indispensable qu'elles se produisent simultanément, il suflit qu'elles se succèdent à des intervalles de temps suffisamment rapprochés, car la durée de la sensation lumineuse dépasse toujours un peu celle de Vimpression, Si donc on fait agir sur la rétine une nouvelle impression lumineuse avant que la sensation excitée par l'impression précédente ne se soit éteinte, on obtient une sensation résultant de la combinaison dos deux impressions. Kn diminuant de plus en plus l'intervalle de temps qui sépare deux impressions consécutives, on peut ainsi mélanger autant d'impressions ([u'on le désire. C'est sur ce principe (jue repose l'enqiloi du disque rotatif jwur le mélange des couleurs.
Cet appaix>il consiste en un disque circulaire (Fig. 104) , sur lequel on colle îles secteurs découpés dans des papiers de couleur difTérenle. Le disque est ensuite ^ '^ \i~~-l
monté siu* un appareil ^ rotation, par exeni- -^ ^ ^
pie sur une toupie d'Allemaf/ne (Maxwell), / (& et dt-s qu'il a atteint une vitc^sse de rotation / /s^ suffisante, TumI no dislingue plus les différents siTteui-s colorés; il ne voit que la cou- j .^ " - Ifur n»sul tante. \ g La niéthmle des dis(|ues rotatifs a sur celle \ è «le btinbort Tavantage do permettre le nié- ' lan'p'j» d'un nonihre quelconquo de couleurs. v *^^. o^^^ ^ Si 011 dispose sur le disque d(»s secteurs en ' , iiomliro émil aux coulouis principales du
^ . . , ' ' ., , Fijî. 1 «4. — DiHqiie rotatif tic Newton , i)our
î'I'irtro et reproduisant autant (|iu; possihhî ic méungc des omieurH.
les niAiiies tons, la siMisatioii résuUanli» <.*st
Hli'dola luiiiiêre blanche, lorsijuo lo (lis(|U(^ (»st en niouvomoiit. Mais, pour
obtenir cet clfet, il faut donner aux différonts soctours colorés dos diiuen-
Moiis ijui soi(Mit ontro lîllos dans dos rapports r.onvonal)l(»s. Newton a trouvé
'!"•' k*s secteurs doivent avoir des anjilos proporlionnols aux noniliros
î' ' iv ' 10 ' M " ir ' M) ' *» ' **" calcul très-simple donne alors pour
"*^ Valeurs de ces angles les nonihn^s :
R'Kil,'». (irtknfn'. Jaiiuo. Vert. Illen. Indigo. Violet.
W>i5',5 :Vko\0\o 5.i".4r (\(\oW,o oi-W 3H0',5 (R) 47,5
'♦'U sont précisoiMont les rapports qui existent ontn» los secteurs do la Fig. 1(H.
*'«'iil-0!i à .supprimer uiio ou j)lusiours do ers couh^urs, ou à lain^ prédominer
uiio dVllos, il en résullo i\i*i^ roulours minposéos.
l-<'s rouleui*s ainsi obtiMiuos iront jamais réclal r*t la vivacité iU^ crlles que P*^luit le mélange des couleurs spectrales; car los matières colorantes employ(*,>s sont loin i\o pré.senter le nionie degré df^ saturation quo les couleurs '^P^trales correspondantes; la couleur d'une matière colorante, alors mémo
312 OPTIOl'E.
Les inêtliodcs le» plus convenables pour m<''langcr les touleiirs spe<'tral<>> pnsGS deux û deux et à leur plus grand 6tat de pureté , sont les suivaiiti-s :
On superpose deux spectres do manière que les deux couleurs dont on ivul étudier le mélange se projettent au mt^me endroit. Dans cf. liut, il siiHilfIc pratiquer au voiel d'une chambre oliscnro , deux petites ouvertures , par li"iquclle»! on fait pénétrer les rayons solaii-es ; derrière cliaque ouverture est disposé un prisme qu'on peut tournera volonté, de manièi-e à amener telle couleur trboisie dans l'un des spectres, sur telle autre ct)uleur déterminée de l'autre spectre.
M. tlelmholtz est airivé au même réijultat à l'aide d'un si'ul prisme. Sa nn'thode consiste à pi<atiquer, dans le volet d'une chambre obsciu'e, une fenti< étroite en fonne de V . dont les bi-;uiches ab et lu: {i'ia. IGO) soient à ani:lc droit l'une Kur l'autre; derrière cette lente, on place un prisme à anMe veilicale. Il en résulte la formation de deux niH'ctrcs dont la Fifr. KH représente la
forme et la position relative : oa, flfl, est le s^pectre de la l'ente -ib ; fy^ S3, «'^i celui de la fente bc. On voit que dans l'espace tiian^fulairc J(ÎJl, , situé au mi]ii<ii et commun aux deux spi-ctres , toutes les bandes colonW de l'un coupent toutes celles de l'autre; cette surface cuuipivud donc tout<-s les coiid'inaiiviu.'' des couleurs simples prises deux à deux.
Une autre méthode encore plus exacte , mais qui exiyc un appareil pluîcompliqué, pei-met d'étudier le mélau|;e de plus de deux couleurs à la foi». Le princi|)e de celte iiiétbmle ift Itasé sur les eu nsl dé ratio us suivantes : quand iii) faisceau de i-ayoïis parallèles poljcln-oniatiiiues traverse un piisrne , il éuifr^e à l'état de divei-)p:nce et les dilVéï'enls pinceaux qui le conqioseiit ne sont \*i*^ liomocenti'iqnes ; Itn< i-nyons des diverses couleni's |>araiï'sent . ajuvs la rêfi-j<" tion, émaner de centivs dilVérenls; mais pins on ï'éloi^ne du prisim-, plu> l*-*" intervalles qui séjiareiit ces Ibyei-s viiluels sont né;;lip'aliles en ciim|>ai'ai.-<>ii • '■■ la distance à laquelle un se tiiHive, jdus, par conséquent , le faisceau éniciyt*"' peut être considéré comme bomm-e m trique, r.'esl |iiiiu' cette raison ipi'en pi ^*~ vant, cmnnie cela u été fait dans la h'iff. \TtH, une Icntdlc convei^enti' it ii ■ ">* asw'z (frimile distance du prisme qui fournît le sjiecire , tons li-s raymis cnl-r*'" Mont i<4>nsildeinent concouriren un ménu> [h<'ih\ : car alors la luniièn- qui Ikih S " sur la lentille tvt prcxpie liiimiH;eulrii|ne, et elle cuns<<rve le méme<li-^r'''t'lB " Miucentricîlé tqirès la rélVaction.