‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 117 sur 201 · EFFETS CHIMIQUES DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

EFFETS CHIMIQUES DE LA LUMIÈRE

neux occupent l'intervalle compris entre les raies A et H ; le spectre ultraviolet s'étend de la raie II à la raie P(*), et va même au delà de celle-ci. On voit que le spectre chimique présente, comme le spectre lumineux , des lacunes , dont la présence se révèle dans l'image photographique par des raies ; les principales de ces raies ont été désignées, à partir du violet, par les lettres qui suivent la lettre H. — L'espace A 0, correspond au spectre ultra-rouge.

Au-dessous de ce spectre complet , se trouvent dessinées trois courbes , que nous empruntons au Cours de physique de M. Jamin. Les ordonnées de la courbe O^^aG représentent les intensités de la chaleur dans les différents points du spectre. La courbe AdeH donne les intensités de la lumière; on voit que le maximum d'éclat a lieu dans le jaune entre les raies D et E. Quant à la courbe des intensités de l'action chimique , elle offre deux maxima; de A jusqu'en F , elle se confond sensiblement avec la courbe de l'intensité lumineuse ; mais à partir de F, elle s'élève de nouveau , passe par un second maximum qui correspond à un point situé entre les raies G et H , puis redescend pour se terminer à l'extrémité du spectre; c'est ce que montre la courbe ghP. La courbe des intensités chimiques varie suivant la nature de la substance impressionnable qu'on emploie; celle delà Fig. 179 se rapporte au chlorure d'argent.

Xous donnons , en terminant , les nombres de vibration qui correspondent à chaque partie du spectre :

Rayons ultra-rouges 62 '/j à 400 \ trillions

— lumineux 400 à 750 > de vibrations en

— ultra-violets 750 à 1000 ) une seconde.

Si nous comparons l'échelle des radiations éthérées à celle des sons , nous vojoDs que la première ne comprend en tout que quatre octaves , dont une à peine est visible dans les conditions ordinaires.

An lecteur dësireux de pousser plus avant Tëtude des matières traitées dans le prë- Kat chapitre, nous recommandons spécialement Touvrage suivant: Edm. Becquerel, Ulomiëre, ses causes et ses effets, t. II (Effets de la lumière). Paris 1868.]

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