‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 123 sur 201 · L. f aUl llltn porta^bjrt. ^ M,Eciu>lrliunli-niKlàUii«r · texte numérisé non relu

L. f aUl llltn porta^bjrt. ^ M,Eciu>lrliunli-niKlàUii«r

DE l'œil. 365

rieur do tube ae trouve une lentille concave H, d'une longueur focale plus courte que celle de la lentille convergente et qui jieut être déplacée depuis Tobjct jusqu'à Toculairc, ii l'aide d*un pignon/, agissant sur une crëniaillèro E. Selon la position qu'elle occupe par rapport h l'objet, la lentille négative imprime aux rayons lumineux c^mant^R de ce «ieriiier des directions telles qu'en sortant de Toculuirc ces rayons présentent à volont<^ Ujun les degrds de convergence ou de divergence qui conviennent aux ditfe'rentes formes d'ametropic (hypermétropie et myopie), et aux divers états anormaux de l'accommodation presb^'tie, spasme ciliaire etc.)* Un index fixé à la glissiëre F qui entraîne la lentille concave affleure une règle graduée en pouces e, e, et donne, par une simple lecture, rétat de la réfraction.

L'objet regardé^ par Tœil examiné consiste, pour les déterminations sphériques, en fins caractères d'imprimerie ou en petits groupes de cercles disposés les uns h côté des Autres ; pour les déterminations cylindriques (astigmatisme), on emploie un système de lî^cs parallèles, pouvant être placées dans tous les azimuts, h Taido d'un tambour k rotation J.)

[IMe. AbeiTation de réirangibilité de l'œil. — I^ système dioptrique de Tœil

■'t'est pas achromatique; c'est là un fait parfaitement établi par les reciierclies

*J€? Fraunhofer, MatUiiessen , Helmholtz etc., qui ont mesuré l'aberration de

''tîïfningilnlité de l'œil, c'est-à-dire la distance comprise entre le foyer des

''^jons rouges et celui de» rayons violets ; ils ont trouvé que la longueur de

^■<?t inter\'alle ne dépasse guère 1/2 millimètre. 11 en résulte (jue l'œil ne peut

P^s être exactement accommodé à la fois pour deux objets de couleur diffé-

*"*înte placés à la même distance. Si, dans les circonstances habituelles, les

♦-ÏFetsde la dispersion ne se font pas sentir, cela lient jirécijjément à la petitesse

^•* pouvoir dispersif de l'œil et à la présence de l'iris (|ui , arrêtant les rayons

"^i^rginaux, contribue à diminuer l'aberration chromatique. Mais, quand l'ac-

•^"ommodation de l'œil pour un objet n'est pas exacte , les contours de cet objet

f paraissent irisés ; telle est la cause du phénomène des auréoles accidenteUes

•I"ii se montrent autour «l'un objet lorscpron le contemple, jusqu'à ce que l'ac-

^*«>nnnodation, cédant à la fatigue, se relâche plus ou moins complètement.]

[PriHcipûles indications bibliographiques relatives à la dioptrique oculaire.

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:^ OPTIQUK.

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Wicii 18t»l.

CtiRAri>-TKUiA»N, lMiysî«diigi»! rt pntlKiioH^it^ iniictîtiiinclle d«' In visimi lûiiDriilain* ttr.

Paris 18»»!. — Précis de bi rrfraction et dv. rncoommodation do l'<i*il rti*., in Suppl»^

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(Ann. (le chhn. rt de. phi/n.; IS&2 [3], t. LXVl, p. 173). - Knapi', Uebcr die Asynunctrie des Auges in seint^n verschiedoncn ^feridianen l'.frrAiV

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trad. franv-, in WnrKKK, Traitv théorique et prati<jue des maladies îles y»Mix, 1'^ «-'liî-

Paris 1807, t. II, p. 48l-yi3 (les développements mathématiques et historiqu»*?* ont «•:•■

remplacés dans lu traduction par do c«)urtes analyses^. — Edition originale allriaaiidc.

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franc.) pnr Monovkr [Jouni. dr Panotnm. et de In phii8iolo«j. de Chomme et de* aumoKf.

janvier 1805).

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der Augenfeliler und der Hrille, Wion IWjH. Javai., Sur le choix des v»*rn'S eylindrirjues {Awi. d\K\d., 1800, t. FjV, ]>, 5:. — Hiftiiin*

et bibliographie de rasti^^matisme [ihitt.y 180«i, t. LV, p. lO't). WuLLNER, Einleitung in die Dioptrik des Anjn-s. Leipzig ISOO.

S<'HiRMER, Di»" Lehre v<»n d«*n IJefractions- und .\ccom.iiodations-Storungeu. Bi-rlin l*^?- Naukl, Die liefractions- un»! Aeeomniodations-Anomalien des Auges. Tubîngfn lï">'*. Poi.Aii.i.ox, Des nu'lîeux réfriugriits dr l\eîl. Thî-se di* cune«iurs. Paris !«00. \V. ZEnKNDKK, Dir Aee«)nnn«»dHtions- und Kefraetiiuis-Anomalien des Auges i A'.'/n. .V<-

uatHhltittir /*. Auf/rnhci/lundt' , ISOi',, t. IV, p. 'J7*>-4ti*J.) 1Iri.mhoi.tz, Optiqur jdiy.sinhjgiqur; trad. franeaise par .Iaval et Klein. Pari* 1?<»T l'i

bliogra])hie complète jusqu'à raniu'r IHi'»»"»', Mo.NOYER, Des anomalies de la ri-fraetion de l'u'il «te. ((rtir.fttc mr'd. de >Vr«i«/#ffi/r./.l '»•■'' (rEttoi.i), Die o]dithahnologisch«- Physik inid ihrr -\nw«'ndung auf die l'raxî»*. Witn l"^ ' Ed. Meveh , Lrt,'ons sur la réfraction et raccomniodation. Paris ISO*.». Perrin rt Mas«'ai:t, Mém. sur nu nouvel optomètrr itc. Auu. d.'oi-nf,^ ISO'.», t. LXII. p ■' HAiiiiKAr, D».-'* phéniini«'n«-s pliysiqucs de la vision. Thèst* t\r eoncours. Pari* l*^'"' •Iaval , Nouvrau Dietioimairr de médecine et de chirurgie pratiques. Paris 1^7«». ;irtiil'

EmuK'tropii*.

(.'onsuJtez, en outr«', les indications bibliographiques placées h la suite dr. « I' p. 3lo.|

CHAPITIW-: \V.

• hKs M m:iîos«:(ïpks.

182. LOUPE ET MICROSCOPE SIMPLE. - Pour coiiipaivr (>iitiv flb^s li>s iliiii«>iisi'i'' «l«'s iiiia^'cs iv?inienn«'s fournies \)nv «irs oLjrls do ilivtMses j:raiuleui-s ou pl;»»^*" \\ ib.'s iiis»aiic«'s «iin'én'iitrs, le iiioyiMi h* plus simple lon.^isto à dêloniiinoi" ^*'" anodes visuels «M»rrr*^|MUMlMnls.

(Niius nvoiK vu, § ixni'. qui- Tanglr visuel d'un oiijit a pour mesure l'angle qm fnri»*'''* entri- ♦Iles les «Indtes qui passent par les deux extrémités opposées d«' lUbjeT rt >**' le e. litre di' l'image île lu juipillc vue ji travers la coniée : mais, si Ion considère '***'

r>KS MICROSCOPES. 367

Ci.' centre dcR lignes visuelles est à moins do 4 millimctrcs (exactement 3"^i",82) en avant

rlii premier puint nodal, on ne commet pas une grande erreur en mettant le sommet de

I':k liglo visuel a ce premier j)oint nodal, h moins «jnc Tolijet no soit tros-r;ipproehd de Tteil.]

FsM pnMiant. pour mesure <lo Tangle visuel l'aiijîle <les lignes de liirectioii exf i-trmes, nous avons entre l'oJyet et son inia^e la relation exprimée parla formule . li*'"; du 5j 180. On peut dire plus simplement que le» images rrtinie)ines des fil^jéits qui sont vus sou.*i le même angle visuel sont égales entre elles.

I-oisque Tanglc visuel descend au-dessous d'un*» certaine valeur déterminée,

uoiis ne sommes plus capables de distinguer s«'»parément deux impressions dont

l'intervalle souslend un angle plus petit. Regard(.»-t-on , par exemple, deux fils

tr*.*s-fins tendus l'un à côté de l'autre, et diminue-l-on \}on à peu leur écarle-

iiieiit, il arrive un moment où ces deux fils paraissent n'en plus former qu'un

st?ul , bien que le ront;icl ne soit pas encore établi. Il a été dit, § 18()b, que

l'iingle visuel minimum qui représente la limite de (inesse de la vue a Vme

valeur moyenne de 1', ce ({ui correspond sur la rétine de Tuiil schématique à

ïi ne étendue linéaire de -4""" ,3.

Les considérations précédentes monti'etit que nous devons d'autant mieux dis- * i liguer les détails d'un objet que nous le voyons sous im angle visuel plus grand, *-*' qu'inversement tout corps, quebfue grand qu'il soit, n'apparaît que conune un F*<^inl, dès que son diamètre apparent est intérieur à l'angle visuel minimum. Grâce à l'accommodation , nous sommes en état de voir nettement le même •~*î>jH sous des angles visuels très-difTérents, puisque nous pouvons faire varier '** distance de l'objet, sans qu<» son image rétinienne cesse d'être nette. Le ■"ïràoyen habituel auquel nous avons recours pour reconnaître les débiils les 1*1 us tins d'un objet consiste à rapprocher ci» dernier le plus possible de notre * * "il; mais on a vu que le pouvoir accommodatif possède une valeur maxima , <4»i*il ne peut dépasser, et qui détermine la position du jntncium proximum, L> ij moment (pi'un objet est situé en de<*à de cette limite, les niyons réfractés à 1 1^3. vers le système dioptri(jue oculaire ont leur |)oint de concours placé en arrière de la rétine; il en résulte sur l'écran rétinien la formation <ie cercles de ilîfTuîijon dont l'influence défavorable sur la netteté de la vision n'est pas com- |»**iisée par l'accroissement de l'angle visuel.

Kig. 193. —

Théorie d«' la Iuuih'.

^'^ ^àous avons dans l'empb)! de la h?ntill<? convergente» im moyen de rame- "*-'• lia i^s la rétine le point de concours de rayons lumineux «pii, sans cela.

368 OPTfQITK.

iraient s<» réunir on arritTC do la mombi'ano sonsiblo. Cetto calégorlo i\e le tillo nous j)onnot donc do rapproclior les objets plus que nous no |K»uv«ïns 'J faire à Td'il nu ; doe4?tt«' manière il nous est donné do distin^uor «les dotai, qui no sont pas visibles à une plus p:rando distance. La lentille eonveiv«Mk i oniployée à cet usa^o prend le nom <lo loupe.

Soit , par exemple, L (Fip. llKi), une lentille biconvexe placée devant TomI, » PQ un objet situé entre cette lentille et son foyer antérieur F ; la b^ntillc au n pour ofTet de diminuer la «liviîrpencc des rayons lumineux partis des ililVérci il> points de Tobjet ; ainsi , les rayons émanés du point P prendront , au sortir «le la lentille, une direction t«»lle qu'ils send)leront ju'ovonir d'un point V situé plus loin; de mémo, le faisceau himineux qui a son sommet on iV deviendra moins diverjçent et son sommet sera reculé on ()' . Il en résulte cpie Ttoil croi! voir, au lieu de Tobjet PQ, un objet P'Q' jdus ;jrruM«l et plus élnip^né.

L'otlet <lo la loupe repose donc sur les <1<mix points suivants : 1" jxissihililr de rapprocher davantage les objets d** Ta'il ; !2" accroissement do Tan^do vi>rn'l par suite de la déviation des rayons lumineux. Supprimons , en otlot , la Initille li, et joiçfuons les extrémités do l'objet au centre optique 0 | ou , |K)ur plus (rexactitudo, au centre des lijçnos visuelles ) : nous avons ainsi Tan;: lo visuel POQ, qui correspond sur la rétino à une él<Miduo )>//. Si nous remettons la loupe en place, Tanple visuel est alors P'OQ', et rinui^ïi» rétinienne oorn*spondante occupe une étomlue éj^alo à P"y" ; ov la fijrurc montre que P^'y" est plus ^rand cpie pq.

Le grosgiflflemeut de la Imipc est l'gal aii rapport d(; P'Q' h PQ. Désignons, c«tmne uoUR ravoiis fait jii.squ^ici, par j» Ii^ distance 8L de l'objet h la lentille, par// 1a lii^* tance 8'L de riniage, et par / la longueur focale de la lentille ; uoua avon» cntri- ct^ trois quantités la relation connue :

lie terme en p' est prccéd»? du signe - - , parct* que Timage est rîHttelfe et par C"n«^qurnt situtM* du niOnic côte que r«)l»ji't. I.)«* ectt»-. équatinn, nu tire :

Or la loupe d«»it reporter Tiniage de l'objet h la distance moyenne de la vue iiî*tinct«'. distance que nous :ippi-llerons 1) ; il en résulte que, si nous désignons par e rintcpr*l'rf qui sépare la lentille de Tu'il, nous avons :

et par suite : « — /^ .J"

D'autre part, nous savons que le rapport * <ies grandeurs de l'image et île !'• '•.'•' est égal à . I*ar conséquent, K* grossissement sera :

• If - ' -1-1

DK5 MICROSCOPES. 369

ii est tniunara trës-pctile pu iKppoit k D, la fominle

raduite en langage ordinaire, signifie que le groitùitjnent de la loupt ut égal à : augmentée du rapport de la dUlance de la rtn'on à ta longueur focale de Cttutru- [Lonqiic la loQgnour focale est très-petite, le terme ; eut trfes-grand; on p«ut négliger le tcrmo 1 , ce qui iluiino aimplemont ; Ci ^= -. Dhdb ce ca^, 1<^ gromin- 1 ttt teaiiblfment en raiioa inrerte de la longueur focale de la loupe.] tz une même lonpe, le groBniflEcment varie selon la penoone qui en fait usi^e h ! dm différences individuelles de la distance D. Si, par exemple, D = 1$«™ et t, ces valfurs donnent un grassisaement éga\ à lO + 1 on 17 ; pour nn autre raîl, la diitaitCK D serait de 30 centirabtres , la m<?me loupe procareiait un groasisiejgal k 30 + 1 ou 31.

rcc la loupe on ne peut jamais voir nettement qu'une faible partie de l'ohu'on regarde. Cela tient à ce que les rayons lumineux qui partent des exilés de l'objet PQ sont réfractés plus fortement que les rayons émanant

point voisin de l'aie principal (cf. § 153), et que, par suite, leur divereest diminuée dans une plus grande proportion ; il en résulte que l'image wints P et Q parait plus éloignée que celle du point S, et qu'ainsi la surde l'objet semble bombée. On évite cette déformation de l'image en n'uti- I que la partie lentralo de la loupe et en excluant les régions périphé- » i l'aidf d'un diapbrairmc percé au milieu d'une ouverture. Pour super l'abciTatinn de i-éfrangibilité, il nufTit d'employer un système de len-

icliromatiqués (voy. g IGO),

nslrumeiit qu'on désigne sou:« le nom de microscope simple n'est -autre ■qu'une loupi- mnntéi' sur un support et accompagnée, comme leiiiicrosroiiipoiié , d'un porte-objet et d'un appareil d'éclairage ; la loupe est forl'unt* seule lentille ou de plusîeui-s lentilles constituant un système aclim- [Ue. I^ microscope .«impie est souvent employé jMur préparer les objets I étudie ensuite à l'aide du mieroNcope composé.

- IICROSCOPES I PItDJECTIOll. — Dans la loupe, la lentille convei^ente «st )ïée à donner une imago virtuelle et amplifiée des objets. On peut se r d'une lentille <lu même genre pour projeter sur un écran une image • et agrandie ; tel e=t le prin(:i|H> dos niicfoscoiii-a à projection, m .1V0I

i ta»'') que

point, il se forme de l'autre côté de la lentille, et à une p^rande distance, une imape DE, réelle, renversée et plus frmnde que l'objet; imaginons i|ue nous recueillions cette image sur un écran disposé à cet effet en DE, et nous aurons un microscope à projection réduit à sa forme la plus simple. Pour le soustraire aux efl'ets des aberrations de sphéricité et de réfrangibilité qui nuiraient à la netteté des images , on emploie un système de lentilles aplanétiqu«*> et achixunaliques.

En outre, l'image sera d'autant mieux visible qu'elle sera plus brillante. tout«»s choses égales d'ailleurs ; il importe donc que l'objet d e soit fortement éclairé, car la quantité de lumière envoyée par la surface de l'objet se n'*partit, dans l'image DE, sur une étendue bien plus considérable, de sorte que l'image a d'autant moins d'éclat que le givssissement est plus grand ; et puis, la lumièi*e, en travt»rsant un système de lentille éprouve une série de réllexions t't d'absorptions «pii l'affaiblissent toujours un peu. C'est en raison de cette importance de l'éclairage (pi'on dislingue difîerentes variétés de niicrosco|irt; à projection, suivant le mi>«le d'éclairage employé. Dans le microscoite solnif?, on fait usage de la lumière du soleil ; la source lumineuse du uiicrofiro^te f't ijitz est la lumière Dnnnmond : enlin, dans le rnicroi^cope photO'**lt'ctnfie, l'objet est éclairé par la lumière électri(pie. De tous ces appareils, le miciuscoix^ solaire est le plus avantag*Mix, parce (|u'il est le seiil qui, pour les plus forts grossissements, donne une image suffisamment wlairée.

Le dispusîtif d'un microscope à ])riijoctioii reste à peu près toujours lo iuêmi\i|iKl que Siiit le mode d'éclairage employé. On y distingue comme parties ofiïtentiellej u système de lentilles achromatiques, ordinairement au nombre de trois, une pièce formée de deux lames de verre entre lesquelles se place l'idijet , un écran destine ï ncueillir l'image vt un appareil d'éclairage. Ce dernier consiste en un miroir cuncare oi en un miroir plan associe à une lentille convergente: dans Tun comme dans rwiit eas, les rayons pn>veiiant de la source lumineuse sont Concentrés sur l'objet, ijoi »f trouv»' ainsi éclairé i>ar derrière.

Le grossissement se calculera .*i l'aide de la formule connue i.cf. ^ lô\^\ p. oiil, l'wr mule IV-

Si l'.-n suppose /» — r\ c'e tà-dire l'.'bjet situé au f.iyer mi'-me du système dioptriqo^ on a. pour la grandeur de l'image, o — x : donc, pour obtenir une image au<^si griQil' que possible, il faut placer l'objet très-près du î"..ytr, sans toutefois le î'.tire cuinudw avec Cl- dernît-r p..int. II est clair, d'ailleurs, qu'on doit toujours avoir p > i': sin<«B î de\icndrait nég.itii. c'est-.'i-dire que l'image se l'.Tmer.iit du même côté que celai «'û i* trouvi- l'objet et >eraii, par conséquent, virtuelle. Lorsque p - '2r\ U graiidenr d^

l'image est égale h celle de l'objet, car on a alors : * -^ •' ^ i

or'

Le microscope «olaire donne de» grosM^semontA extrêmement considérables, pouTint

îiUer jusqu'à Oh W et même sSXH> : en outre, le champ de rinstnimcnt a une grande rVo-

due, ce qui permet d'embrasser d'un seul coup d'œil un objet dans sa totalité : milg»»

ces avantages, ce microscope ne saurait être employé' dann le* recberches miiT-^O»-

pliiques, car il ne founiit pas d'images suffisamment nettes. La cause de ce défantrf-

Mde non-seulement d.ins l'aberration de sphéricité et de rt^frtfngibilité. mais encuredtfi

linteriVrir.ee d» s r:i.\.n< lumineux %i. cbap. XVIIl : l'inlluence de ce dernier genre i«

phénomènes >e l'ait surtout sentir dans Us l'.-rts grossissements. Eu rCTanche , lei ■"'

Kopeii k projection sont trùs-illiltig coi n giaiid niinibre d'ubservatenra les ubj<

ne moyen ûc démonstration pniir Tsire voir t que leur petitesse cmpeclie ilc iliHtiiigiier

M. IIBIOSGOPE COIPOSË. — Quand, au lien de projetei '•ui nu ttcraii 1 image Aïe ijiio donne un système lenticulaire, on la regarde à 1 didc d une loupe,

qui augmente encore le grossissement, on rénlf-e k principe du micion- K componé. Cet iimlruineiit résulte donc de la conil)inatson de la loupe ivec microscope à projection.

Sous sa forme i

plus simple, i

microscope mposé pit;nte à considér iiiw! lentille inverg;ente lill -ig. IW), ' ant lie Utijuello 1 * pLicé l'objet I

E, ri une <liR- yid. im. ITiiii:ii><:<litmirr'>UDi>e romiion.'.

iKeplus(!rande

If la loiii;ueur focale principale ; celle )U'<'iiiièn' lentille doiiiip «ne image *lle et renversée D'K'. pliis proiide que j'olycl . si celui-ci est situé près du yw. L'iie seconde lentille ctuivei^eiifo (i'.l est disposée de maniJ-ro que sou ï« principal anlérieur tombe itii deKi de l'image D'E' ; la lentille tVJ î^t urs roniine loupe ])ar rajiporl ii l'iniage réelle U'K' i-l en fournil luie image rtnelle et ampliliéc, située eu D"K"; [Hiur que l'u-rl placé deiTièi-e la seiDdi* li-ntille distingue nettement l'image virtuelle, il finit que celle-ci ocipe une position ijui ne liuit pas eu delioi-s des limite» de la vision diswte.

En n'-sumé, dans le microscope composé, il se forme d'abord une image HIe et n-nrerséc D'K' plus graiulo qui' l'objel , et qui , reprise pur une loupe, Me une image virtuelle D"K" idus grande ello-même <pie limage réelle. Kii içanl un •■•cran on D'E', on |>ouiTait y recnedlir l'image rwdle ; mais l'image virdle n'trxistc que pour notre ii-il, qui ri-poito iii I)"K" les rayons lumineux OMdesdifKrenls pointa de D'K'. La lentille GlI louiiiée vers l'objet et foui-wnt l'iniage n'-elle, porU- le nom dobji-Hîf: la leulille par laquelle ou renie et qui donne l'image virtuelle, s'appelle Voculoirt.

Le cfiMHi;] du microscope composé, c'est-à-dire l'espace dans lequel sont nfennés les points d'un objet qui [leuveul être vus, (rst toujours [H'u (tonsîdé- We, d'abord , parce que l'objecUf hii-niéme a un Hiamp limité, mais sur- W parce que, de tous les rayiujs qui piirtenl des ilill'éronts points de l'objet qui tombent sur Tobjcctif, ceux-là seuls qui viennent d'un point silué près 'fue principal rencontrent l'oculaire. I.e cône des rayons qui proviendraient un point E„ par exemple , donnerait . an sortir de l'objeclif , mi cflne réfracté n»nrait son sommet en E,', el qui, se continuant suivant C.'K'.G", n'entrerait '•bi« l'oculaire, ni , piir consi-quent . dausl'ii-il.

184<^ Calcul du grossissement du microscope composé. — Ponr obtenir le gron siBRement du microscope compost', il Buffit de calculer le grossissement produit par l'^ibjectif f puis celui de ruculaire, et de multiplier les deux grossissements Tun par l'Aiitrc. Or, si nous appelous o l;i grnudeur de Tobjet , i» celle de Timage réelle fournie par Toi»jectif, ;>■ la distance de Tiibjet h la lentille objective, et /i la longueur focale, noa« avons :

Quant au grossissement de Toculaire , il a la un* me expression que celui de la Imipf (cf. § 18L>) :

t* d^ig^e la grandenr de rimagc virtuelle,/ , la longueur focale de l'nculaîre, et I» la distance pour laipielle Twil est accommodé.

En multipliant terme h terme les deux e'quations précédentes, nou<i trtiuvniifi punrlr gprossissement du microscope :

Dans cette formule, la valeur de /> peut varier entre certaines limites. Si p, dimina^. Timage D'K' devient plus grande et s'éloigne de l'idijeetif pour se rapprocher de i'-'Cnlaire; l'image D"E" marche dans le niêine sens, et il arrive un moment où elle erttn'p près de Tœil pour être vue nettement. On peut remédier à cet inconvénient, smÎI en reculant l'oculaire, soit en en prenant un plus fi»rt. P«)ur un objectif et un oculaire d""' néSf la distance ^»i de i'tibjet à l'objectif est subiirdonnée h la bmgueur / du micr^<c«ip'c'est-îl-dire h la grandeur de l'intervalle H'tjui i»épare Toeulaire de l'objectif. Il fstdi»ne possible d'exprimer;)! en fonction de /. ,/ , 1) t-t /.

Appelons ;/i la distance l'S' de l'image D'K' h l'objectif , 7/. la distance S'I de cttt* m^me image h ruculain* et rappelons-nous que la distance S'T de l'image l»"E'Jil'»culaire doit «"'tre égale à 1>, distance df la vision dîstini'ti-. N'wiis avons néce«s.iin'nient:

ou. en reniplav'aut j> , tt /# parleurs valeurs tirt'es de la t'nnnule dis foyi-rs eonjngc*»:

\ l'aide de ct-tte équation, on ealeulera la vaKur de ;> qu'un nn-ttra ensuilc dâr.* u fVinunle ■. 1" , «*T ou en «léduira h* grossissement.

II est à peine besoin de t'aire remarquer ipie le jrrossissement ainsi obtenu n** ^n"*^ être très-exaet. il'ahord parec que les formules vnipb»yées pour le calculer n* »^ qu'appri»ehée<: en siet^nd lieu, juirci^ qu'on néglige la distance de l'u-il à l'oCoU»'*- Ni "US nou-s abstii-ndrous né:inm>'i]is lîe di-veh-ppcr les calculs qui permettent J'artiTtr il une valeur ivaoïr : il nous suflit d'avoir d.nué une idée générab- de la thé. rit? 'î'^ mierosoope. D'ailleurs reni]d>'î de la nn-tliiule théorique pour déterminer !■.• j:T"**i*^'' ment du niievioiCope ei'nip«"*é. 1 -it toin..^ir'î peu sûr et fort Ion c: en pratiqsie. ^ *** beaucoup plus avant.iceux de recourir à la méthode expérimentale . que nous exp-*^'" rou«î plus loin vov. i^ l'.M .

185. De la lentille de champ. — \a* îiiki'i»*^o««p»' n"»inpu>ê, réduit aiix p^rii^ •|Ut» \io\\< :\\r\\< i\v\:v\\o<, |»iVM»nlo plii>iour'» ili'lanl^ : !• b» tliarnp rie liir'f"' MUMif i-t pi'ii «>tf!ii|ii ; -* b^-^ aln'iTation^ ib* splu/riiitr o\ lie rt'lVa n p" i l •«''''' ■ îtMit ^iMitir b'iirs t'ilV'tN |it'rtiirbateuiN »iur l.i puivtô «ii»*» iiiiauo*».

L'influence de Taberration de courbure se manifeste par le phénomène sui- \-aiit : les rayons qui tombent sur les parties périphériques de Tobjectif sont réfractés plus fortement que les rayons centraux ; il en résulte que l'image réelle D'E' (Fig. 193) , au lieu d'être plane comme l'objet, offre une courbure dont la convexité regarde l'observateur; l'oculaire agit, à son tour, dans le même sens, l'image D"E" est encore plus bombée. D'un autre côté, le contour de l'image est bordé d'un liséré coloré dû à l'aberration chromatique. Ces imperfections peuvent être réduites à un minimum par un moyen qui consiste à ajouter au microscope une troisième lentille convergente qu'on place entre r objectif et ToculaiiT!, avant le lieu de

formation de l'image réelle donnée par j i^ i \ ^

i' objectif. L'introduction de cette nouvelle I *

lentille L' (Fig. 196) a pour résultat / /,.. .^j--.zi., .. '

d "augmenter la convergence des rayons - 1 I '^~~-- ^'^ ~^' L .'

lumineux , et par conséquent de rap- / \ \

procher de l'objectif l'image réelle et de , ;

la rendre plus petite. Nous avons indi- îTv-vt,

que sur la figure en P'Q' la position et \ j

la grandeur de l'image que donnerait fj^/- , ^^y

Tobjectif L ; par suite de la présence de la lentille L', l'image P'Q' est reportée en P"(V', et c'est cette dernière imago dont l'oculaire L" donne alors une image virtuelle P"'Q"'.

On voit que l'introduction de la lentille «... . .... J^,,

L',qui,porte le nom de ZeHh'We de c/iam/> ou lentille collective , diminue un peu '

le grossissement, puisqu'elle rend plus petite rimage réelle P"Q" ; mais, en revanche, elle augmente le champ de Tins- i ;^Vi i J tniment, et, en outre, elle accroît la liVlo clarlède l'image virtuelle P'"Q"' dans \o ïnème rapport qu'elle réduit la grandeur Kig. vja — Eflfit produit par la untuu Jc champ

de fiinage réelle. Ce n'est pas tout : la f*»"- /^ microscope compose^. [Par erreur, la

■■i.M^v, »^^»* ^ I lentille de clmmp L' J tounie iw face plane

KOtille de champ corrige aussi dans une vers robjertlf: ille devrait «Mrc dlMpnsëc en

certaine mesure les aberrations de spht'^ •♦•"•* <»vorsc. pour u%uir k- minimum d'aberra-

j^ .,.,.., . I, , tion «pbériqm- (Cf. § IM, p. 305),]

noté et de réfrangibilité, et elle est re-

^HÀe de cet eifet à Faction qu'elle exerce sur les rayons rél'raclés, action «lui consiste à diminuer Tobliquité des rayons extn^mes tombant sur Toculaire, rt à rapprocher les uns des autres Jes foyers des diverses couleurs

Les microscopeB. actuels sont toujours munis d'une lentille de elianip ; la prëscnco de ^ troiaième milieu re'fringent introduit nt^cessairement une modification dans la formule

i donne le grossissement de l'instrument. La manière la plus simple d'en tenir compte ^omirte M substituer au système de Toculaire et de la lentille de champ ime lentille '^^qtte , qui produirait le même effet.

^nppojjuns d'abord que Toculaire et In lentille di- ehump se touchent ; appelons /. et

374 oi»TioLi:.

/* leurs longueurs focales respectives; nous pourrons de'duire la longueur focale F fli système de la formule connue , relative h rnssocintion des lentilles :

Mais, puisqui* en réalité Pticulaire et la lentille de ehainp sont sépares Tun de Tau'^ par un inter^-alle notn)>l(.>, la longueur focale du système est plus grande que F. Pv» trouver la véritable longueur *l», introduisons une lentille auxiliaire divergcnt^î de f«i^- ^, tel que, associée à la lentille convergente de foyer F, elle doime une longueur f^^ cale <h. Nous aurons alors :

et en remplavaut ., par sa valeiii' :

On exprimera ensuite '^ en fonction des longueurs focales /* et ./** et de réeartt'ment a des deux verres; puis on tirera la valeur de <!>, qu'on introduira dans la fomult du grossissement.

Le rapport entre les tnùs quantités/', fi et a est le plus favorable pour la corrci.'tiun des aberrations do sphéricité et de réfrangibilité, quand on a :/] : a : /j i= 3 : 2: i. c'est-à-dire quand la lentille collective a une longueur focale triple do celle de l'oculairo et que Técartement des deux verres est égal au double de cette deniièrc longueur.

186. Objectifs achromatiques et aplanétiques. — Pour <1ouiior encore plusdr nolteté aux iniajr<*s foiiniij's par h? iiiicroscopt» coiiipusé, ou omploio lios ohjft.tifs ariironiatiquos ol a]»laiHMif[uo.s. Lorsj|uo lo ixrossissoinent est moyen, mv seule lentille achionialiquiî e.st sufti^fante ; il n'eu est })lus «le niùine |K)urlfr forts grossissements ; on associe alors un certiùn nombre de lentilles coin|iosées , ce qui oIVre le double avanla«;:e d'auj;menter le grossissement et «le corrij^er les aberratinns de spliéricilé (4 de rélVanyibililé mieux ipiVui ne peut K* faire avt.*c un système inruiuenient formé d'un verre en crown et d'un vernen (lin t.

Malgré les avantages (jue présentent les systèmes achromatiques et apiaiié- I lir|Ut»s, r»n <mi Jiorni' Temploi à r(d»jectif. l/ocidain* «'t la lentille de cliani|' sont, en général, d«» sinq>lcs verras converjients , parce qu'on ne pourrf leur subslituer des condiinaisons lenticulaires aplanétiques qu'au détriint'nlil" grossissement.. D'aillrurs on a dans b» clioix du système objectif un mown •!•' compenser Taberration produite |>ar Tocuiaire et la lentille dt> champ. Il c^' facile, en ellel. de conqjoser un systènu» lenticulaire qui, au lieu de dévier Ifr rayons périjïiiériques plus Ibrtement que les rayons centraux, connnc le fail une sinq)b' lentille cf>nverp:ente , ou nu*'me de réunir en un point unique toii? les rayons réfractés, a^^isse, au c(uilraire, plus faiblement sur les rayons inarjïinatix ; nous dirons d'un tel système qu'il est urhromntisè ou eo»*»;^**/'»'" f.m'.s (Dhrin'iirhrsfierten Siffitrnn. On recoimaît cet excès de correcli»m h i*»' signe que le foyer le plus ra[q)roché est bordé d'un liséré bleu, tandis ipie.dan^ une simpli' lentille converf,nMite, ce liséré est rou;ie. Nous dinms, au contraire, que l'achromatisme oA en (h^ficit {unterrerhrfynerfpfi Stjstein), lor^p' i'abernitif>n du système sera inconq)lètement corrijrée ; Toculairc el la lenlil''" de champ réimis constituent un systèjue de celle nature.

On peut donc s'arranger de manière que l'excès de correction de l'objectif >mpense exactement le déficit d'achromatisme de l'oculaire, y compris celui ela lentille de champ. Mais il e.st clair que, si,un objectif donné produit une )mpcnsation exacte pour une distance déterminée du verre oculaire et de la întille de champ , l'achromatisme de tout l'ensemble du système ne subsiste lus avec la même rigueur dès TinsUint (ju'on vient à changer les distances Kpectives des différents verres. C'est pour cette raison qu'on rend invariable écartemenl (pii existe entre l'oculaire et la lentille de champ, en fixant ces eux verres dans le môme tube; on donne souvent le nom iVoculaire à l'enemble de ces deux lentilles.

Quant à la distance du système de l'oculaire à celui de l'objectif, on peut la lire varier entre certaines limites ; de là un moyen d'obtenir avec la même ombinaison de verres des grossissements difl'érents. Il est clair, en effet, qur lus la lentille de champ est éloignée de l'objectif, plus l'image P"Q" (Fig. 196), t par suite l'image P"'Q"' sont grîindes. Si l'on désire connaître plus exacteaent l'intluence de la longueur du tube du mici'oscope sur le grossissement (h^ appaivil , on n'a qu'à se reporter aux considérations développées dans le § 184\ lais ces variations de la distance entre l'oculaire et l'objectif s'accompagnent ifêment d'un défaut de netteté des images, surtout lors(iu'i1 a fallu , pour bleuir rachromatisme <lu système dioptrique tout entier, dépasser notableleiit le point de correction de l'objectif.

187. Obîectifs à correction. — Pour examiner un objet sous le microscope , n Ifi dispose généralement entre deux phupies de verre; or ([uand le grossisseiente<it considérable, l'influence de la plaque supérieure sur la marche -de hi imière n'est pas négligeable. Clette lamelle représente, en eflet , une lame à faces arallèles, et dévie en consé<juence les rayons himineux qui en rencontrent Miqueinent la surface; il en résulte 'H? les rayons qui parlent d'un méin«» '-

oinll* dif l'objet (Fig. 11)7) prennent, près avoir traversé la plaqm» AH, k wdireitions telles (pi'ils s<»inblent rovpiiir d«* différents points ]*',P"...

tués Tuii au-dessus «le Tautn». Si »uc robjcrtif doit de nouveau faire encourir tous ces rayons en un même wnl, il faut le «-onstruin» di* telle ïrteque t\ofi rayons hoinocentricpies

'Ù tomberai eut sur la face la plus Fig. 107. — Action perturUtrlcc dr U I»iiic couvre-objcl

wneun* soient n.'tract<»s , d(» façon

alW s«» réunir en une série de points situés l'un à la suiti' de l'autre, mais 'sposi»s dans un ordre inverse de relui des points P, I*', I*"... n est évident, dès lors, qu'un objrctif donné ne convient qu'à une plaque *verrp d'une épaisseur déUTuiinér*. Néanmoins on peut employer un seul et ^n\c objectif pour des plaques d«» différente épaisseur, en faisant varier le-^ 'Stances mutuelles des diverses lentilles cjui composent cet objectif; plus la

plaque de verre qui recouvre Tobjet est épaisse , plus il faut rapprocher cc^ lentilles les unes des autres, si Ton veut corriger Talx^rration de courbure et de réfrangibilité. [Dans les objectifs dits à correction ou à compensation , la première lentille peut être rapprochée o\k éloignée des deux autres, de manière à corriger l'influence de l'épaisseur de la lame de verre couvre-objet.] Si Ton n'a pas à sa disposition d'objectif ù correction , il faut toujours se sernr de plaques d'une épaisseur en rapport avec les propriétés optiques du svsitème objei-tif employé.

i87«. Objectifs à immersion. — Le rapprociienient mutuel des diven^es lentilles qui composent l'objectif augmente le pouvoir réfringent du système et par suite le grossissement du microscope. On pourrait donc avec une seule et même combinaison de verres obtenir un grossissement d'autant plus fort qu'on recouvrirait l'objet d'une lame de verre plus épaisse ; mais, en réalité , cette manière d'accroître le grossissement n'est pratit able que dans des limites trèsrestreintes, piuce que, la distance focale do Tobj^ctif diminuant , il arriverait un moment où Tépaiss^nir de la plaque de verre deviendrait supérieuiv â la distance à laquelh* il faudrait placer Tobjet. '

Le but qu'on se propose d'atteindre en augmentant Tépaisseur de lu laiiif couvre-objet, peut aussi être obtenu par Tinterposition entre cette lamelle et b surface de la dernière lentille objective, d'une cnucbe d'eau ou de tout autn» liquide plus réfrin^jent rjue l'air. [Tel est le principe de ViminersioH iiiiagiiK' par Aniici.] L'eau agit dans ce cas comme U) ferait le verre, et exige, pai conséquent, (ju'on corritje l'objectif dans le même sens, c'est-à-dire quoi» diminue l'ijittM'valIe des lentilles (pii le composent. Les objectifs disposés d'après le principe «le l'immersion sont appelés objectifs à immersion ; nonseulement ils produisent un grossissement plus considérable, mais encon? ils ont Tavantiige «le donner plus de clarté que les objectifs ordinaires ; car U suppression de la lanir d'air «Mitre la plaque de verre et la première lentille de l'objectif fait disparaître en inajeuro partie une cause puissante de déperdition de la lumière, en aninindris<ant l)eaucoup l'intensité de la réflexion aux surfaces de séparatinn entn» le verre et le milieu inter[>osé.

188. Description du microscope composé. — Apiès ces notions tliéoiique* préliminaires, qu'il était indispensable d'exposer, nous allons décrire rapidement le nnrrost:ope tonip(»sé tel qu'on b» construit dr nos joni-s.

Le corps de l'instrument consiste en nii tuyau H(l (Fig. llWi iwrLiul j >oh extrémité iidV>ricui't> l'ttbjectif formé de trnis lentilles acjiromatifpies. dont U plus extérieure est cflleifdi a le plus court fnyer. |)ans l'intérieur du luvauW*. vers son milieu, s«» trouve un diaplii7i^nie percé au lenln- d'une uu\ertun'«'* tb'sliné à arréttM* les rayons mai-jiinaux. A la partie supén<Miri>, on \iiit l'i'"" l.iire <;, comprenant le ver r«' oculaire proprement dit et la bMitilli* di> champ • c«»s tirnx verrt's sont nioutés dans un niênif' tube appelé y)oWe-(>('M/«if>(\ q"' s'enfome à frottemt*nt doux ilans le tuyau principal. Le porttî-oculaire renferu»* tlans vîon intérieur un petit diaphragme situé à l'emlmit (»û st? forme l'iutf?*' réelle.

IlES MlCROflUOPES.

Les pîèM's accessoires les plu;^ importantes sont k' i>ortc-ohjel et Yai>iiareU

éclairage. Le portc-olijel coiisUle en une plate-formo ou jilaliue E l'eliée an

<rps du microscope par rinternièdiaire d'une colonne porUknt un collier qui

nbrasse le tiivau BC. On

xKèile à la niiœ au foyer,

•il en iléplnçant le porte-

>jet, soîl en faisant mou-

>ir le coip» de l'iustrument .

ans le microscope que re-

rfeente la Fig. 198, cVsl le

lyau BG qui est mobile : les

Qouvfuipnts rapides sontob-

enus à l'aide du pignon A ,

|ui L-OMuiiaude ime crêmail-

ère lixé« au collier dunl

util! avuri» {turlé ; lu mise au

ôw sVliève à l'iiiiic de In

tisdp rappel D. qui iléter-

uiine uu niuuvemeiil lent.

U plnque qui constitue Ir

|>ar1c-ol)jct est en laiton ;

les vis K et L permettent de

^ trdnsjwrter ilaii» deux

^iis )ierpcndiculuireri [Hitir

iiueuer l'objet dan» le chanq>

If l'iii^trunicnt. Au ceiitiv

le b plaline se trouve une

ïuveriuru dci>linée à laisser

(«ver les rayons lumineux

invoyés par ruppiircil d'ë-

■lairage. O dernier consisti-

'U un miroir concave K, mo-

liilc <l;ni< rous li-s ni-ns et

lu'un iirienti- de manière A

^fln.liir dans la ilinilion

-'uiivpiiidili- l;i I ii-11' pru- ^

^tiuiit des nuées nu il'nne ,,i >>i»pe. [Uuan'l nu veut ailler un é.!air.i[,'e plus iiilfu>e. I l^iitiiM'. un système de lentilles

ft-i-ifili I destiné à idutentr.

'■>■ iliapliru^'iiie liiuniaul qui pi ''wrLjKu- ,,. miiveii, lin pcul l'aire varier hi i ''ûlijrf. C,'. d.-rni<r se pose sur l;i platÎMi- K, . ''nt'TiÉ'iii-,., |;t plus rri-anile. es» m^iiiili-nue y '■flitl-iiil entier, i:iu-|>s du iiiiiniM.ope , pi>rr>'

d'uni' rrAïullli'-n-

oipe. — B. SïHîiw 1.1*1

.erliire diml eM peivêe l;i

II M1US le niini •\:-rlnir'iijn

rr.

iliirt. 1 Au-d.-s...us se ULeut

MUe

liures lie dill'érelite gran-

ailé

de [miiièii- qui tonlie sur

>n\ phiipii- il>- veiTi-, dont

ie.l!

i,èj:le-àr.>s..rl. |I.esys.

ijet

il app;ir<'il décbiriiiîe. esl

Ul'TIQUE.

giispcnilu sur axe de manière à pouvoir s'incliner et rester fixe dans toutes les

liosition!".

La Fig. 199 représente un microscope de construction plus simple, et qui suCIit , en général , pour les besoins «le ki médecine pratique. Uan» ce modèle, l'imtrument ne peut pas être incliné; le^ mouvementii rapides s'opèrent directement i l'aide de la main, et un certain nomhred'inli'cs perfectionnements font paiement délUut.l

189. Hicroscope horiiontal. — Dam lu grand nombre do circonstances, il eijt ulih' de pouvoir chiingei* la direction dex nyoD." lumineux iiiiitraver^nlle microscope, aiwl (|u'lls entrent dans l'a^il de ^obscr^'aleur. Ce ré^tillat s'obtient généralement à l'aide d'un prisme à réflexion totale. C'est aiul

|ic peill mndi-b dniit

11g. 100. — l<rii(m ■ riidPiion lotalc.

i|M'en {ilainnt entiv robji\:tif et l'oculaii-e un prisme tel que celui de la Fig. î*'on ivnvoic dans la directinn liorixont;de les rayons ipii onl traversé ro|ijeiiir.<4 ([n'en coudanl aloi'îi le corps du microsco|H^ ;'■ angle droit, on a un im^triimvti' i'i l'aide duquel on peut olicener en ii'ganlant droit devant soi. [tlette Ahp<àlion a éli' adopti'v i>ar V.U. Chevalier. |

189". ApplicatiOB de la chamJire claire an microscope. — Kn ada|itiint au microBifi|)e une chtimhre claire, on peut dessiner l'image t'onrnie jiiirriiJ'<tni' men( ou en suivant exactement les contours sur une J'euille de papier. Di'p"sons, par eseiiiple , devant l'ueulaire d'un niicrosope Iw ri/.iintal la clinniliiv claire de Wutlustiui. (À' |>e1il npparÀI cnnsiste en un |iri$me h quatre faces, dont It loitjvi^' ivpi-ésenlée en HIM.IK (Fig. 2IM); l'angle D es-t droit. tiif dis que l'angle K a iXr. Un rayon lumineux . tel qw*qui arrive liorinnilidenient, traverse sans dêvintinn lad^ Cil; pnis. rencontnmt en c In faceCK mms. un angle ïuI"^r,B.™. ,..™,Dn™r.' |.i,.,||. ;■, .^lu^ Il pst rélK'cln totalemeut suîvant e/",' ïl *iiW en /' une seenride i'<''lle\ion toLale, qui le renvoii- verlirtl'ineni dans ta direclimi fi. el de 1j\ dans l'ieil de l'obsen-ateur, qui lepn-jiHf au dehors suivant /'S. En plaçant une feuille de papier en S, un voitàUfnv

mage fournie par le microscope et le papier, et l'on peut ainsi suivre les con-

urs de Timage.

[M. Nachel a imaginé pour les microscopes verticaux une chambre claire

^iale, qui est représentée dans la Fig. 202. Elle se compose d'un prisme

»nl la section degh est un parallélogramme ; les angles aigus d ci g ont 45<>.

ir la petite l'ace gh, qui se place au-dessus de Toculaii^e,

l collé un petit cylindre de verre, dont la bîise inférieure

t horizontale comme les faces dh et eg^ de sorte que les

yons qui émerçent du microscope travei-sent le prisme

ns déviation. Mais ceuxcjui , venant du papier placé à côté

1 microscope, rencontrent la face dh, éprouvent sur les fiit 202

ces obliques ed et gh deux réflexions totales (jui les ren- chambre cuire

lient dans Tceil de robser\'ateur suivant une direction pa- *® Nachct pour \en mi.

ii,i . 11 1 <• • I • I croscopes verticaux.

illele a celle des rayons fournis par le microscope. |

189*». Microscope redresMnr. — Lo microscope composé ordinaire renverse 'S images ; c'est là un grave inconvénient , quand on veut disséquer sur lo orte-objet , puisque la point*» du stalpel paraît se déplacer en sens contraire u mouvement réel qu'on lui impiimc. Le redressement des images peut s'obeoir de la manière suivante.

Supposons qu'on ait affaire à un microscope vertical. Imaginons qu'on unnoutc Toculaire de deux prismes à réflexion totale semblables à celui lolaFig. 203, et qu'on les dispose Tun au-dessus de Tautre , mais de man<*rc (|uc leurs sections

X'q)endiculaires soient ^.

situées dans deux plans verticaux faisant entre nix un angle de iX>'. -^ —^

-liacun des prismes ren- jj ^/^ .

korscra Timaire dans le

)lan perpendiculaire à ^^ Tf- ^' v

'•^ arêtes , coin nie !«' .„ ^„ ^

noDlre la Fijr. 2(KJ, ou

on voit b»s iKjinls L, H , S disposés, après la réfraction , dans Tordre S', II', L'.

i*ar àiiiti», l'ima^çe sera redressée tlans tous les sens. |M. Nachet combine les

leux prismes en un seul prisme triau^ulain^ a bases obliques, qui produit le

néme eflel. |

I8|c. Microscope pancratique. — Le redroHHeinoiit do riinagc peut cneore ôtrt* <il>- 'Oq par rAdjouctiuii d'un Bi'coiid olijeetif. ImngiiioiiH, eu effet, qu'où pince l'objet ii "i« HiiitAnce plus grande qu'où u»; le fait avrc leH inieroncopc8 ordinaîreH; Timage rM\v. '(•nntlv par Tobjectif Hera alor8 pluH p«'titr et plus rapproeliée du systùme re'triugeut |vi U produit; uouh pouvouH repreudro cette iiuagi^ uu uioyeu d'un Hccoud objectif, loi, la renversant h hou ti»ur, donnera une image rdcUe de même hcuh que Tobjet ; c'edt "^ttr Mcondc image que l'oculaire, rendra virluellc.

Tn microscope ainsi dispose permet de varier le pprossissement tout en con8er\'ant le i^Bic système d'objectifs. Selon qu'on approchera ou qu*on éloignera l'objet du prclier objectif la première image rdelle deviendra plus grande ou plus petite. Approche-

OITlylK.

t-on, pai cxuDtpli;, l'ulijL-t, l'imago grandit; en in6mo tompt clic t'éluignc; par cuntqucnt, il faut itu»«i n-culer le ticcund ubjt'ctir bvuc l'ocnlnitc, afin que l'image loit tw diBtiDctcmcnt. I>cii inïtrumcntu ci>tiittruit« d'aprla ce principe «uut connui lous le imb ' de micro scopL'B pancrallqua.

IttO^. Application de la photographie i la reproduction dei objsu micmespiqnai. — Nous avons montré § 189» comiiieiit la chambre claire appliquée an microscope composé permet (le cali^uer pour ainsi dire sur le papier Vituf^t fournie par l'instrument. Nous devons dire un mot d'une métliode qui donne des résultats enc<n'c plus exucl^; nous \'oulons parler de la photofrapltic appliquée à la reproduction des objets microscopiques.

On a commence par pli oti^rap) lier <lircctement les imagics fournies par l microsco[ie solaire , en projetant ce.« images sur une plaque sensible ; mai» leépi'euves ainsi obtenues laissaient à désirer, e1 d'ailleui-s ce genre de miiTO^cope n'est pas d'un emploi avantageux dans les ivcherclies micn^rapliiiiiier-. L'appareil le plus wiinitalile est un bon niicro^co}»' composa, lel que celui i|iii'-l i-eprt'senté on C iKig. "Ji'l- Pour le faire ser^'ir à h plu'togmphie, on enlùvf l'iwilaii-e et on le reinplaiv [sti un châssis A <lans le<|ui'l -■' meut lu plaque senNiM'-;!»

ilistaiice de l'objet à l'i'laiitit doit tHre telle que l'iiiu^r' ivetle fournie par l'inslniiiient se ]>ei(rne exacti^iKH' au lieu oi-iupé pjir la pU'iuipliotnprapliique. 11 l':mtr>ljiicr l'objel beaucinip plu^fiflinienl que cela n'est m-crt- -^airc quand ou :=!■ sert Jti microscope (nmr obsenerdi' iTctcnient rini:i;r<-- [-^u*"' ■'«ncenli'e-1-on la lumii'^' siu' io niiiiiir >l à l'aidi- J'uu ajqiart'il piirliiulier ivjtïwhti' t-n |{ ; en nuire, w"la platine du microscopi' i"' f,.,li" l'Iaie Vicluiffige df ll'ijt"

A l'aide du di>|Mi»itit f ^ <li ^ tiiiajres de dinieuMun" j^'' il'iil.ji-l |miirune nouvelle èpri'ii" ■<\ qu.'lqu.-r.iis pr.'f.-rabl.- doU.iiir Taudie. Dans ce cas. on adaplrJU

Vi.lll d'.'lll- 1

liVril. on

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