‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 140 sur 201 · CHROMATIQUE · texte numérisé non relu

CHROMATIQUE

225. Polarisenrs et analyseurs. Prisme de NicoL — Les milieux biréfringettt^ ofTreiit un moyen précieux de reconnaître la polarisation de la lumière; (te* ce l)ut on emploie de préférence les cristaux à un axe taillés en plaques on s I)rismi»s. L'œil seul n'est pas en élat de distinguer la lumière polarisée de la h" mière naturelle ; il a besoin de recourir à des appareils particuliers pour liirt cette distinction. On dési^çne sous le terme jjfénéral d'analyseurs ou polan' scopes les appareils à Taide desquels on reconnaît que la lumière est polarisai ces appareils permettent, en outre, de déterminer la direction du plan de pol»' risalion .

La tourmaline, qui nous a servi à étudier les phénomènes de polarisation (cC. § t2M), est elle-même un cristal biréfringent, mais qui possède la propri*^ d'absorber entièrement le rayon ordinaire et de ne laisser passer que le rayûi extraordinaire.

Au lieu de tourmaline, on peut employer une plaipie de spatli d'Islande «■ de tout autre cristal à un axe; mais le spath d'Islande laisse |>asscr les dflff rayons, et cette circonstance modifie l'apparence sous laquelle se prêsenli'^ phénomène. Quand on taille un de ces cristaux parallèlement à l'axe optiq* et qu'on regarde à travers la plaque ainsi obtenue un point lumineux, onT»* en général , deux images, l'une formée par les rayons ordinaires, l'autre ["^ les rayons extraordinaires ; mais si la lumière incidente est préalablement p»" larisiM» , il existe une certaine orientation de la jdaque pour laquelle l'in»^ ordinaire disparaît: c'est, lorsque la section principale est perpendiculaire*" plan de polarisation; dans la position perpendiculaire à la première. ^^

image extraordinaire qui s'évanouit. [Quand la section principale fait un angle le & avec le plan de polarisation , les deux images ont une même intensité, gale à la moitié de celle de la lumière incidente. Dans les positions intermétiaires, les intensités des deux images sont différentes Tune de Tautre, mais oqours complémentaires, c'est-à-dire que leur somme est égale à Vintensité te la lumière primitive.

En appelant O Fintensitë de Tîmage ordinaire , E colle do Timage extraordinaire , fleDe de la lumière incidente , a Vanglo do la section principale avec le plan de polahition, Maliu a montre qu^on a toujours :

O = I cos 2a E -- I sin «a loBt la tomme O + E = I.

Telle est Texpression mathématique de la loi' connue sous le nom de loi de JIalus.'\

La présence de deux images est souvent gênante pour Tobservation ; d'autre art, la tourmaline est colorée , ce qui en restreint l'emploi aux cas où l'on ne 'occupe pas des phénomènes de coloration. Il était donc désimble de conspire un analyseur qui réunît à l'avantage de ne fournir qu'une seule image dui d'être d'une transparence parfaite pour les vibrations de toute réfrangibité. La disposition qu'on adopte le plus habituellement pour remplir ces conitions est celle qui constitue le prisme de Nicol. Ce polariscope ne laisse a^ser que le rayon extraordinaire, lequel est, comme on le sait, polarisé dans A plan perpendiculaire à la section principale.

Pour obtenir un prisme de Nicol, on prend un cristal naturel de spath d'Islande et on Italie parallèlement à ses faCcs do clivage de manière K obtenir, non pas un rhom- Mn parfait, mais un prisme allong<$ h, base exactement losangique, dans lequel hiqiM arête lat<$rale ait 3,7 fois la longueur du côte de la base. Les deux arêtes latë- >kt opposées qui aboutissent aux sommets des angles obtus des bases forment avec les «titei diagonales des deux bases un parallélogramme qui représente la section prineide et dont les angles sont de 71o et de 109^; ces angles mesurent en même temps Tin- Iniifon des bases sur les arêtes en question. Il faut alors tailler do nouvelles bases de •COU k réduire à 6^o Tangle de 71o. Cela fait, on divist» le prisme en deux par un plan etpendiculairo à la fois à la section principale et aux deux bases artificielles. Les deux MU ainsi obtenues sont ensuite rëunies dans leur position primitive et culleus avec Atjiome de Canada; le tout est serti dans une monture de liège entourée d'un tube '•laiton.

B«t DGD'a' (Fig. 252) la •ction principale d'un prisme * Kieol et LI un rayon inci- Ok qui rencontre la face DG •nOclemcnt à la direction des (^ da prisme; ce rayon se ■Auqne et donne un rayon ori^iiie IRo et un rayon extra- ^^aùn IR«.

Hiis, comme le baume de Fi». ^52. rrifiiuc de Nleol (cunpc longltudinaJe).

*Mda possède on indice de

ftietion 1,528 inférieur à l'indice ordinaire 1,054 du spath, et que rincidence du rayon

^Mr la surface de séparation DD' est supérieure k l'angle limite (69o), il en résulte que

layon ordinaire subit la réflexion totale, et qu'au lieu de traverser la seconde moitié

438 OPTIQIIK.

du prisme, il est renvoyé dans la direction KL'', où il rencontre nnc paroi noircie qui Vabsorbc. Quant au rayon extraordinaire IRe , il poursuit sa route en ligne droite et émerge en E du prisme dans une direction EL' parallèle îi celle du rayon incident Pour qii« le rayon ordinaire rencontre la surface de sc^paration sous un angle supérieur k Tangle limite, il faut, comme on Ta vu, donner à Tangle DGD' une valeur de 68o et à Tangle GOiy une valeur d^au moins SO^; on fait ordinairement ce dernier angle ëgal à 90^, puisque k prisme est coupé par un plan perpendiculaire aux faces d'entrée et de sortie.

[Tout analyseur peut en même temps senir de polariseur. Le prisme de Nicol , par exemple , ne laissant passer que le rayon extraordinaire, polarise la lumière dans un plan perpendiculaire à la section principale du cristal. Un miroir de verre, incliné sous Tangle de polarisation , remplit aussi à volonté le rôle d'analyseur ou de polariseur.

M. Al, Bryson (*) a imaginé d'applicpier le prisme de Nicol à rexamen deli cornée. La lumière réfléchie par la surface antérieure de cette membtaiw donne \\n reflet qui gène Tobsersation ; mais, comme cette lumière est partiellement polarisée , rinterposition d'un analyseur, convenablement orienté, en diminue Téclat. — On pourrait également se senir d'un polariscope dan? l'examen ophlhalmoscopiquo , pour afl'aiblir le reflet <le la cornée, qui masque quelquefois la vue des parties profondes.

226. Phénomènes de polarisation produits par deux prismes de Nicol npffposés. — La superposition do deux niçois mol)iles autour d'un axe conuuun offre un dispositif très-propre à étudier les différents phénomènes de polarifttion ; l'un des prismes sert de polariseur et l'autre «l'analyseur.

Lorsque les sections principales des deux prismes sont orientées dt» b même manière , le rayon lumineux qui sort du premier prisme traverse aussi le second, sans perte sensible; mais si on fait tourner l'un d'eux de !)(►», fe rayon transmis par le polariseur s'éteint dans l'analyseur, puisque les plans de polarisation sont alors perpendirulaires entre eux; dans ce cas, le système de? deux prismes ne laisse pas pass<?r de lumière.

Considérons enfin ce qui a lieu quand lesswtions principales font entre elles un angle comprt ^ entre (>' et 90' ; donnons, par exemple , au nicol

inférieur une position telle que les plans de polarisation des deux rayons soient perpendiculaire? au plan du papier, et (jue AA' et BB' (Fig. 253' \ représentent leurs trac<?s ; AA' sera la section |iiîd-

j^y ^ -g' cipale et BB' la section |)erpendiculaire. Quant an

A nicol supérieur, si nous le supposons orienté de

Fig. 253. — AcUon d'un anaiyjwur mir manière à avoir SCS plaus de polarisation dirig^^

U lumière pol&rlf<5e. . ^^, . ,v,v, ., ,. . "^ , . .

suivant ce et Du , il diminuera plus ou uioia'» l'intensité de la lumière transmise, mais il ne Téteindra jamais enlièn»moiil-

En effet, le nicol inférieur ne laisse passer que le rayon extraordinaire, c'cst-à-dirr 1^ vibrations parallMes h AA'; ces vibrations, m entrant dans le second prisme, f^ drc»*"

.1) A. BRYdON, Du poUriitcupc {/idinb. new pkilotoph. Journal ^ Janvier 1850, p. 19; analyw du» ^ '^KuLy 1855, t. XXXni , p. 98).

osent en deux autres dirigées suivant les plans de polarisation CC et DD'; les compomtef parallèles k DD' sont éteintes, si DD' représente le plan de polarisation du rayon rdiniire dans le second nicol, c'est-à-dire la section perpendiculaire; seules les compomtes parallèles à la section principale CC traversent l'analyseur; or ces composantes mt d'autant plus grandes que Tangle compris entre les sections principales des deux îeols est plus petit, et, inversement , elles sont d'autant plus petites que cet angle est las Toisin de 90^,

227. Interférence des rayons polarisés produite par une lame biréfringente palUèle à Taxe. — Les phénomènes qu'on observe avec deux appareils de polaation superposés qui ne transmettent chacun que des vibrations d'une seule ireclion, se compliquent quand on interpose entre le polariseur et l'analyseur a troisième milieu biréfringent (jui laisse passer les deux rayons polarisés à Agie droit auxquels il donne naissance.

Soit PP' (Fijr. 254) le plan de vibration s

u polariseur et SS' celui de l'analyseur que ou? supposons perpendiculaire au premier ; î 8V8tême de deux niçois ainsi orientés ne

0886 passer aucune vibration lumineuse.

bçons alors entre les deux prismes une

laque de spath- d'Islande taillée parallèle-

itmtà Taxe, et d'une épaisseur convenable ;

Hent XX' la section principale de cette lame s*

istallisée, et Y Y' sa section perpendicu- fîk'. 201. — Décomposition successive de u

ire. Les vibrations transmises par le pola- lumI«'rei>olaria«''c, dans son passage à tra-

seur s'effectuent suivant la droite PP' ; en mZ^T^'l^X!''^''''""' aversant la lame biréfringente, chaque vi-

ration, telle que op, va se décomposer en deux autres, l'une ordinaire oy' taée dans la section perpendiculaire, l'autre extraordinaire ox dans la section •incipale. L'analyseur décomposera, à son tour, chacune de ces composantes livant deux directions perpendiculaires SS' et PP' : la vibration ox sera remacée par oh et op', la vibration oy' par os' et op' ; les deux composantes op' îoot éteintes par l'analyseur, et les vibrations dirii^ées suivant SS' passeront «les. En définitive, la présence de la lame biréfringente empêche l'analyseur tebdre le rayon lumineux <jue transmet le polariseur; mais, pour (jue la unièr** reparaisse, il faut que les plans de polarisation de la lame ne coïnci- ?nl pas avec ceux des ni ois. Si la section j)nn(ipale XX' (hi cristal biréfrinïtit se confond avec le plan <le vibration du polariseur ou de l'analyseur, le troène est semblable à ce (|u'on observe avec l(»s niçois seuls: la lumière ^ ou est arrêtée, selon que les sections principales des deux pri.smes sont ^lèles ou croisées.

Cas DE i*.\ LUMIKRK PARAiXKLE KT siMPi.K. — L'action d'une placjue biréfrinnle, jmrallèle à Vaxe^ placée entre deux niçois orientés de manière à inler- Pterla lumière, ne se borne pas à la faire reparaître; cette lumière manifesU», outre, des phénomènes d'interférence dont il est faciltî de découvrir l'origine. 'ou 1 épaisseur de la plaque, toutes chos(îs égales (Tailleurs, la lumière trans- ^possètlc une inten^^ilé plus ou moins grande.

Nous avons vu que la vibration op transmise par le polarîseur est décomposée pir U plaque cristallisée en deux vibrations rectangulaires ox et oy\ la premiëro appartenant au rayon extraordinaire, la seconde au rayon ordinaire. A mesure que ces vibrations m propagent dans le milieu biréfringent, elles éprouvent, Tune par rapport k Taotre, one différence de marche due K ce que la vitesse de propagation du mouvement n^ett pas U même pour le rayon ordinaire que pour Textraordinaire; la quantité dont le premier rayon se trouve en retard sur le second dépend de Tépaisseur de la lame ainsi que da rapport qui existe entre Tindice ordinaire et Tindice extraordinaire.

Supposons qu'au sortir de la lame , la différence de phase soit égale à un nombre impair de demi -longueurs d'onde; alors, pendant que dans Tun des rayons, la molécule éthérée vibrera de o en x, la vibration de Vautre rayon correspondra à la phase ojf, qii difiere de la phase oy' d'une demi-longueur d'onde. Les vibrations ox et oy ne penreat pas interférer, puisqu'elles sont polarisées à angle droit. Mais l'analyseur, les de'compo* sant à son tour, ramone deux des composantes op^ et oj/' dans le plan PP' et les deax autres os dans le plan SS'; les composantes oê seules peuvent passer et, comme elkf sont de même sens , elles se renforcent mutuellement. Si , au contraire , la différence de

phase comprend un nombre pair de ^ , les vibrations se trouvent dans les phues pn*

mitives or et oy'; elles donnent pour composantes parallèles à SS' les vibrations m et 01 qui, étant de sens contraire, intcrft'rent de manière h. se détruire; lorsque la section principale XX' do la lame fait un angle de 45<> avec le plan do pol^sation, les compw santés os et os' sont égales , et il en résulte de Tobscurité.

Dans le cas où on ferait tourner l'analyseur do 1)0*% de telle sorte que son plan de polarisation coïncid&t avec celui du pulariseur, le ronforcomont et l'affaiblissement delahmière se produiraient dans Tordre inverse, c'est-îi-diro qu'il y aurait diminution d'fcW

pour une différence de marche égale à {2n-h 1) .^ , et augmentation de clarté ponrnn< différence 2» .

té •

Nous avons supposé, dans rexpérience prémleute, que la lumière incident ne renfermait que des vibrations de même réfran^bilité, et que les rayons qui la composent étaient parallèles entre eux; celle dernièn» condition nous a l*'^' mis de prendre une plaque cristallisée d'une certaine épaisseur. Les nuMiK^ phénomènes s'observent aussi dans la lumière divei^^ente, si la lame biivfriugente est extrêmement mini e , car alors la différence de phase n'osl p' inlluencée d'une manière sensible par l'obliquité des rayons lumineux.

Nous verrons jjIus loin (§ t220) ce qui arrive dans la lumière divor,:t^iiti'quand la lame crisUdlisée a une épaisseur dont il faut tenir compte.

228. Couleurs dans la lumièiœ parallèle et composée. — Quand. au li«« d'opérer avec de la lumière homoj^ène, on se sert de lumière blanche , l'iuli^rf?rence des rayons polarisés se manifeste jKir l'apparition de couleurs. Li tanse de cette coloration est facile à expliquer. En effet , si une plaque d'une êpaisseor

donnée produit une différence de phase de ^^ pour une couleur délerminée.

cette couleur sera éteinte par l'analyseur convenablement orienté; mais k^ autres couleurs seront transmises, car la différence de phase jiour cbaïun*' (r<*lles aura nécessairement une valeur supérieure» ou inférieui-e à «n** domi-lonj^ueur (fonih», attendu que la long^ueur d'onde varie d'mie couleur J lautre.

apposons , par exemple , que ce soient les vibrations rouges qui possèdent différence de phase de ^, et que les plans de polarisation des deux prismes

lied aient une direction parallèle ; dans ce cas ^ si la section principale de une cristallisée fait un angle de 45<* avec le plan de polarisation, les rayons {es sont entièrement détruits par l'interférence , l'intensité des rayons igés et jaunes est affaiblie, et la lumière transmise prend une teinté verte; àisant tourner l'analyseur de 90<^, on obtiendrait, au contraire, une colorarouge.

18. Franges d'interférence dans la lumière polarisée et divergente avec nne » parallèle à l'axe. — Considérons maintenant le cas où les rayons polarisés tombent sur une lame épaisse, parallèle à Vaxe, sont divergents; l'inégades angles d'incidence produit à elle seule des différences de phase qui nent naissance à une nouvelle série de phénomènes.

dent AA' (Fig. 255) la section principale de la lame, BB' sa section perpendicalaire, et PiPi' les plans de polarisation des deux niçois, ces plans ëtant perpendiculaires à Tantre et inclines do 46^ sur la section principale du cristal. Supposons, pour

de simplicité, que nous opérions sur do la lut monochromatique. Dans ce cas, nous verrons tndtre au centre C, là où les rayons incidents

perpendiculaires h la lame, une tache sombre, idmettant que Tépaisscur du milieu cristallise -^ toise entre le rayon ordinaire et Tcxtraordinaire différence de phase égale à un nombre pair

. . Pour tous les points de la section perpendi-

ire BB', la différence de vitesse de propagation

onde ordinaire et de Vondo extraordinaire est ^^«' ^^- - ^"°^ blrëfringentc parallèle

.^ ./xi ... «/ a Taxe placée entro un polariaear et un

ttnte; par conséquent, les variations qu éprouve analyteur

ili^ncc de marche des deux rayons ne peuvent

enir que des variations de la longueur du chemin parcouru dans Tintéricur du crislongueur liée à Tincidcnce de la lumière. Or Tobliquité des rayons incidents augte régulièrement à mesure qu'un s'éloigne du centre C ; il en résulte que , de chaque

de ce point milieu, pour lequel la différence de marche est 2n j" , on rencontrera essîvement des points correspondant à des différences (2n 4- 1) ^, (2n + 2)

(2ii4- 3) ^ , etc. Donc, de part et d'autre du milieu C, tout le long de la droite

nous devons voir des points alternativement brillants et sombres. uis le plan AA' de la section principale , la différence entre l'indice ordinaire et ice extraordinaire atteint sa valeur maximum pour l'incidence normale, et elle dimiirec l'obliquité jusqu'à devenir nulle quand le rayon incident est parallèle à l'axe du aL Aussi, bien que l'accroissement de l'incidence augmente la longueur du chemin OQiQ dans l'intérieur de la lame cristallisée , et par suite la différence de marche des tt ordinaires et extraordinaires , la différence de phase de ces deux rayons diminue

iiOre qu'on s*éloigne du milieu C; elle prend successivement les valeurs 2n ^ ,(2n — 1)

ém

IH — 2 ) y, etc. Donc nous devons aussi rencontrer, de part et d'autre de C, le long Ue AA', des points alternativement brillants ot sombres.

ii'i Ol'TIQlJK.

DftDg li'n directions intcnuédiairiiB, la difTcrcnce <1o ninrclio ilii njon ordiaiin cl it ruyon t'xtraurdinalre (éprouvera ëvideminvnt de» Tariatiuns coiuprinva cntro Ua rilnn extrêmes qui correspondent nux directions prineipalvs AA' et BB'. Ces variationt M (èrout dans un aciif au dans l'autre, selon que la direetîon coiiside're'e sera plus roisist Jc la section principale ou de la section perpendiculaire, en Kortc que dans les pluul?' ou PiPi' qui partagcut en dvux moitiés e'guleK l'angle den directions AA' et BB', ruf mentalion et la diminution de la di&iSrence do marche se compenseront eiacIcmenLFv exemple, en un certain point de la direction PP', la difftfreuce de marche iera d'untpai (2n-*-l) f, , de l'autre (2ii— I) ^ ; au total, elle sera donc Sn -^ comme ponr le poiM central ('.

On voit, par IJi, que le \ang des lignes 1*P' et l'-Pi' Il y aura nue aigrie contioM^e points somhrcH; en d'aiitrcH termes, le champ de la viHÏon est interrompu par une nw nuire , dont les liranclius sont |iarallèlcs aux deux plans de pnlarisstion, Dana Ami (les angles ainsi delimitus, les variations de la différence du marche suivent une loi fki compliqua; nous avons niiinlnî qu'il doit y appariûlrc des places' BlternalivcmentbrillantOH et aolubres, mais le* dislancrs et les largeurs do ces places varient suiianl Ulirectiou considériÇr et d'aprèit une loi di>nt In ri'clierelit' neccHsitcralt le eecuun de Tut lysu mathématique.

Tolijoui's ost-il qu'on apenjoil, dans ces ronditions , quatre systénJM Je franges afTecUiiil la forme de hrniiclies d'hyperbole , (lonl les hi-as de h en» . . .^ repiiiseiileiit les asymptolcs. Telle est la di.*positiiii

"■"^ ^'' (igiirée ci-contre (Fia. 2Ô6).

l>orsqu'on opère avec de la lumière blauclie, les fnui-

ges sont irisées, et les couleurs s'y succèdent dans If

•f//M^^^X<V "^'^'"'<^ ordiT que celles des anneaux de Newton (cf. gîW

■^^^^^^^^^ et 231). Mais il fst évident que les couleurs oWn'to

^^^$^^^^^\ varient avec ré|>aisseiir de la plaque cristallisée, en«

og» dintïrf.- *"'"'' 'l"^ "' ' P"'"" ""'' <iP'''isseur donnée, on obtient h

■mi.TB pi>i»ri- série des couloiirs correspondantes à celles du prenwr

ordre dans les anneaux lic Newton, une plaque pin*

épiiisso donnera des couleiu's d'un ordre phis élevé.

230. Anneaiuc d'interférence d'one lame perpendicnlaire à l'axe dans la luwrt polarisée et divergente. — Les phL'noiiièni.'s d'inlerférmce se présenleul sou> m autre aspect lorsiiu'oii revoit un laiscoau diver^'ent de lumière |iolurisei> sur une plaque de spatli d'Islande taillée perjieudii-iiluifenient à l'axe. Peur altrfçer le langage, nous appellerons une lanio ain.ii taillée lunte iierjiendictilii'tre.

Premier en» : LuMiKiiK iiojioi'.ène. — Alin île siinplilier l'étude du pliàw mène, nous supposei'ons d'alioivl qu'on o|>ère avec do la lumière monocliron»" tique.

Soit SS' (Fig. 357) In cuu]ic il'unc lame ptrprml'iniln'irt. Oonnidi'rons uu ray.in ilf hiiiiiTC pi.Iuriste, parti du p..iul \. i-t tombunt nonuttlemeut sur la plai[ue; ce ravi^n. rtol <liri),'é suivant l'iixu oplii,>ii- L.l du cristal, pnaKiTa sans su dédoubler et sans sulù: '<'

ili'viatinn; nous supposons que h: plnn de pularinali !■■ la lumîùre incidentr D' "^

ni |iiirHlli'Ji' ni pcrpendiculairi' an phiu di' la lîgnn-. Mai» li- ruyi>n oblique Ll *•■ diV^' imser.i en uu rayon ordinairi- lU polarisé dans la section prinripnir qui vtX ici le pJw * la Ttgure, et en uu rayuu extr.ioriliunirc IB polarisé dans lu section p('q>i'U(Ucnl.u[< : '"

iU

t nonnales h la «ectioa principale, et colles du eecund aocettc derniëie. Par suite de la difTercncc de vitesso de pro-

lilirstioiu du premier si lunl lilu^es duis le plai

pigitian, l'un de ces rayons aéra ea retard sur l'autre d'une rcrtoine quantité. Un autre njon incident LI' donnerait do même un «jon ordinaire l'O' et un «itraordinaire l'E'. Or le deoziëme point d'incidence peut tiNÙoin itn prii Mies rapproché du prelùd poor qne le point d'émergenoe 0' dn Jtuitme rayon ordinaire coïncide ave 1[ point d'émergence E du preoûer r^yon citturdinaite ; nons aurone ainsi deux npni qni nÙTTont sensiblement la même cunte, moia avec une différence de marcha it'tenninée. Ce» deux rayons ne peuvent " | ',

pwbterfërer, tant qu'ils sont pularisés ii ' ''

•agit droit; mais du moment qu'on les ra- L

WD< dMia le même plan de polarisation îi „g, j„ ^,,j„„ ^^^ .^^ blrdlrin««« porpwidlliidï d'un analyseur, ils interfèrent de culilrc à l'aiu lur un rilscau dlvcrt-cot de Imulèn DUaière à se renforcer ou k se détruire, potaiiii, I Mkiii leur différence de paarche. Or cette

diHrence de marche , nnlle au point d'incidence du rayon normal à la lame , augmente (ndneUement avec l'obliquité , et devient BuccesHivcmont égale Si ^ , S -x , 3 -^

ete-N'ous devons donc observer de part et d'autre du pied de la perpendiculaire AL, ne térie de points alternativement brillant» et sombres ; comme d'ailleurs tout est ■FB^trique autour de l'axe , ce qui se produit dans le plan do la Fig. 207 Hc répète de la oème manière pour tous les autres plans passant par l'axe AL; ou observera donc un T/itime d'anneaux concentriques alternativement biillutits et sombres. D'après les lois iipoiees au § 2'iT, un anneau donné est brillant ou obscur selon l'orientation réciproque ''•plans de polarisation de l'analyseur et du polanseiir quand tes deux plans sont pa- TinHMileB anneaux correspondants a des différences do marche d'un nombre ^tnir de y MDt brillants; dans ce cas, le centre cRt aussi brillant M tes plans de polarisation wntcruisés, le centre est noir, et les anneaux brillants correspondent a des différences kmuche d'un nombre l'm^ir de -^-

Ainsi, lorsqu'on place une lame bi- ' fifringente perpendiculaire à l'axe entre Un polariscur et un analyseur, soildeux : prismes de Nicol , on aperçoit avec de î « lumière honw^ène une série d'ani "ttui concentriques alternativement r '■rilknts et sombres; si les plans de poi 'uisation sont parallèles, le centre des ^ik».™ .m-^-"-

• ïr,»^ . L -Il . ■ I 1 Flg. Ï5». — Ftmgei d'inlerférom» dei crUUux i un

I «neauï est bnllant; si ces plans sont „e,a™uiumiërBi»iiri.i!«i)i>'orgcnio(i™ei.i-

trwsés, le centre est fioinbrc. On rc- nffringBnio perpendicoi»!™ k l'juc «i iium do po-

■"Mque, en outre, que ces anneaux sont ,„'*^!1!"°" ï.*"""''?.' „ , . ,

"nerrompiis en quatre endroits par une uc. duu u lumii» psiui»;? divog^nU' <uou

<^,i»rîUan(e dans le premier cas (Fig. wr^fringcnu pcr|WDdJciii.irc i rueei pUmâB

««), tioire dans le second (Fig. 250). p»'"'-""" '-"»^)- ^ bras des croix sont parallèles ou pcrpciidiculiûres aux plansî de polarisation.

AU

OPTIQUK.

Fig. 260. — Explication do la cruix brillante ou Bombro des cristaux à un axe.

Pour nous rendre compte de la formation de cette croix brillante on sombre, couiddrons une coupe faite dans la plaque cristallisde par un plan perpendiculaire à Tiie. Le point C (Fig. 260) se trouve alors être la projection de Taxe optique sur le plan de

la figure. £n menant par ce point C une série de plans perpendiculaires k la lame, nous aoroni u* tant dé sections principales PP', 8S' etc. Isuginons que les vibrations transmises par le poliîiseur soient parallèles à PP'. Tout rayon qui toabera sur la plaque cristallisée sera composa de vibrations parallëles à PP' ; soit IV une de cei vibrations appartenant au rayon dont le point Titcidence est en I dans la section principale AA'. Le cristal décomposera la vibration IV en den autres, Tune ordinaire 10 situëe dans la seetioi perpendiculaire, Tautre extraordinaire I£ «taée dans la section principale. Il n*en sera pas de meM des rayons incidents situes dans les plans PP et S8'; leurs vibrations ne seront pas de'conpo* sdes, et selon que les plans de polaristtioB de l'analyseur et du polariseur seront parallèle*, eei vibrations passeront ou seront «éteintes ; do \k Torigine de la croix dont les bras Mit parallèles k PP' et k 88": croix claire, si les vibrations peuvent traverser ranaljieBr; croix noire, si les vibrations sont interceptées.

231. Deuxième cas: Lumière composée. — Lorsqu'on répète rexpérience précédente avec de la lumière blanche, les anneaux sont irisés, et les couleors s'y trouvent distribuées de la même manière que dans les anneaux de Newton; les franges de polarisation obtenues avec le parallélisme des plans de polarisatki correspondent aux anneaux des lames minces vus par transmission; les plans de polarisation croisés donnent des anneaux de même espèce que ceux de Newton vus par réflexion. Les couleurs des deux systèmes d'anneaux de polarisation sont donc aussi respectivement complémentaires les unes des autres (cf. $ '^

On distinguo les conlcurH de ces anneaux en couleurs du premier, du deuxième, di troisième... ordre, suivant qu'elles appartiennent au premier, au deuxième, antroidèBranneau, k partir du centre. En raison de Timportanco que la connaissance de crt(oa' leurs présente pour Vdtudo des corps k Faide do la lumière polarisée, mms en dooiK»» la liste dans le tableau suivant. La colonne A se rapporte au cas où les plans de polin* sation sont croisés ; la colonne B au cas du parallëlisme de ces plans.

PREMIEB ORDRE.

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