‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 145 sur 201 · ANGLE DE ROTATION · texte numérisé non relu

ANGLE DE ROTATION

0ramin^G45

0innim^550

Ominm^492

0mmm^40C

f rotation est proportionnelle à V épaisseur de Ui lame, Wn^'i une plaque uartz de 2 millimètres d'épaisseur produira une déviation des rayons es extrêmes, égale à 2 X 17", M), ou 34",98. La rotation reste la même, id on retourne la lame face à fa<e.

y, Coulenn avec la lumière blanche. Teinté sensible. — Si , au lieu d'opérer la lumière monochromatique, on emploie de la lumière blanche, il esl *nt que la partie centrale de la figure de polari.sation sera toujours colorée ; en faisant tourner Tanalyseur de la quantité nécessaire pour éteindre coin- 'menl les rayons rouges, on n'arrête pas les autres couleui*s , et si on angle la rotation, l'intensité des rayons plus réfrangihles diminue, mais celle Payons rouges s'accroît de nouveau.

x)rsque la lumière incidente est formée de rayons parallèles, la coloration I plaque est uniforme ; elle change d'ailleurs, d'inie manière continue, à lire qu'on fait tourner l'analyseur. Panni les couleurs qui se succèdent i, Biot a remarqué dans Timage extraordinaire ce <iu'il a|)pelle la teinte ible ou teinte de pansarje ; elle répond à la position de l'analyseur qui pro- Textinction des rayons jaunes ; pour une pl.Mfue de quartz dt» \ millimètre aiss4*ui', l'anidyseur doit don<'. être tourné de 24". La irouleur d(? la teinte ible tîst im bleu violacé ({ui rappelle la couleur tle la /leur du lin ; ellr ' ce i:aractère particulier que, pour le plus jK'tit déplacement de Tanaly- , eUe vin» immédiatement au bleu on au rouge, suivant le sens du dépla- ?nt, circonstance qui permet de la recoimaître faciU^ment (»t de s'en .servir ' délermin<'r la déviation du plan de polarisation (cf. ^ 240* , ap|)areil de , .sac<*liari mètre de Soleil).

laide des déviations du plan de ))olarisation des couleurs simph.'s et de la * de Newton .sur le mélangr des <'onleurs, on peut calculer la colonition donne la lumière hlanche poin* chaque position de Tanalyseur, avec une ue de quartz d'épaisseur connm?. Quand on interpose entre le polarisittMir plaque de quartz un prisme hi réfringent, celui-ci donne deux images (pii, nnnément à la loi de Malus .voy. S 225, p. ^M ,^ nnt des intensités comph'^

mentairos; il on résnltc qu'après le passage (les rayons a travei*s le quartz rt l'analyseur, ces deux images ont toujours des teintes complt}}nenttiiresj jMiisque la portion de cha({ue couleur simple qui manque dans Timage ordinnirt* se retrouve nécessairement dans l'image extraordinaire.]

239 ('J.V}]. Structure du cristal de roche. Théorie de U polariiation roUtoire. — La forme criHtAUographique du qiinrtz donne une indieution sur lu causo dt*» |ihi'ii>i* niencB de polarisation rotatoire prodiiitri par ce corps. La tonne primitive du cristal df roche est une combinaison du prisme hexagonal avec une douhle pyramide k xix fier*-

Dans la Fîg. 2(>ri, les faces appartenant au prisme sont di-Mpién par la lettre M , et les faciès des pyramides par lu lettre P. .Vdi angles du prisme , k la naissance de chaque pyramide terminilr, on remarque des facettes // inclinées toutes d*un côte, soit h druitr, soit h gauche , ce qui constitue un genre de dissyniétrie (loi rentre dans ce qu*on appt>lle Vhémiédrie, Trois de ces facettr* sont posées de deux en deux sur les angles supérieurs (Vi prisme; les trois autres, alternant avec les premières et tournées enwtf inverse, occupent les angles inférieurs. Ces facettes , di'jiijjnéef par IlaUy sous le nom de plaffièdres, peuvent «'tre envisijp'rt comme appartenant h une pyramide ou k un rhomhuêdrir 4111 serait enclavé dans la forme primitive, sans que les axes dejid<-BX formes coïncidassent.

Il y a dès lors à considért;r dans un cristal de quartz drU ellipsoïdes d'élasticité : Tun, correspondant il la funne priiiripi^*^ du cristal; Tautre, h la forme secondaire qui produit rhrinit'drif. les grands axes de ces ellipsoïdes secondaires étant légèrronfl' inclinés Tun sur rmitrc (*(>Ia posé, imaginons qu'on taill»- nulame d(; (juartz perpendiculairement au grand axe dt- rellipM«I« principal; cet axe se confond avec Taxe optique, puisque le quartz est pniiitif. T^irt rayon lumineux normal a la lame la traverserait sans se bifurquer, si rellipsiiïd«' prù' eîpal existait seul; mais, par hu'iU' de la prést-nce dr rdlipsoïde secondaire, rh^qw rayon normal h la lame se décomposera en deux couples de rayons, deux nrdiniir''* qui suivront la même route per])endicuiaire îi la surface réfringente, et deux extrâi'r^" naires qui auront des trajets distincts.

<.>r nous avtins vu que tonte vibration n»*" ligne, telle que AA' iFig. iViT). peut êtri- rrg»r- -5*1 dt'e er>nuiie composée de deux vibration? cin'*"

laires AU AH' et AH'A'U de sens contraire : fl'' cune de ces vi)»ratit>ns circulaires étant tOg'-^' drée à son tour par deux vibrations rectiHim*^' polarisées à angle droit et ayant une diffén-n-'

FIjr. 2f»B. — Forme cri«tHllojO'iiplifuHt-' du crid- Ul de roche 'hémiiMrii* rotntiiin*)*

de pliase égale k '' icf. § -'IM.

Cela ptisé, nous admettrons qUi*, réeijm'^^'* ment, les quatre rayons auxquels doniifut n"*' sance les deux ellipsoïdes d*élastîeîté du q»"''' se combinent deux k deux, un ordinaire* di* T-b des couples avec un extraordinaire de l'auin'- '■' manièrt! k engendrer deux rayons piiUri.'»"* ^ culairement vt de sens contraire, ces deu\ râV"'* restant superposés quand Tincidence est ni'rtn*' k la lame perpendiculaire k Taxe. Si les deux vibrations cireulaires po^si-dai^^'* '• même viti-sse de propagation, elles se cumposeraîent en une vîlirutîon reetilijn'' •^• qui aurait toujours la même direction : mais supposons que Tune des viliratinn" ('>''"''

FIg. 2n7. — Ex]ilicatiiiii dt* la rotuiion du lilnn de poUrisatioii.

POLARIS.VriON ROTATOTRE. 457

laîres se propage plus rapidement qnc Tautrc, la vibration rcctilig^c rdsiiltante ro àé- |ilacera dans le sens do la composante qni marche le plus vite , et d'une quantité angu- Uire d*autant plus grande que le chemin parcouru sera plus considérable. Le plan de vibration prendra ainsi successivement les positions VV\ PiP/ etc., u mesure que la K»ngiicur du trajet accompli augmentera. Telle est la cause de la rotation du plan de puIari«Atïon.

NuuB avons admis qu'un rayon lumineux qui rencontre normalement une lame de Huartz perpendiculaire k Taxe pr<»duit deux rayons polarisés circulaîrement et de sens inverse; qu'en outre, les deux vibrations circulaires possèdent une vitesse do propagation différente. Cette hypothèse est confirmée d'une manière éclatante par rexpérience. Tailloi», en effet, un prisme BDE (Fig. 2G8) do 152^ dans un -cristal de roche dcxtrogyrc : plaçuns-lc entre deux autres prismes HCD et

ADE lëvogyres, taillés et disposés de manière à for- ^ "n

mer avec le premier un parallélipipède rectangle. Un V. ! z.'C ..^:j(.-~ ,

rtyon polarisé entrant normalement kla face liC, se eL ^—^r. h

dëcomposo en deux autres, polarisés circulairenient

. . . . / . Flg. 268. — Scuaratfon de deux rayoïiK

tn wu. contraire ; ce» rayons restent superposes jus- p^,,^,^, clrrulidrement en «n. r«n-

qnen o. Mais arrivés en ce pomt, ils entrent dans le traire,

prisme BDE, qui, faisant tourner le plan de polarisation en sens inverse du prisme d'entrée BCD, donnera à la vibration circulaire droite In Titc»ie de marche qu'avait In gauche dans le premier milieu , et k In vibration gauche la . vitesse que possédait la droite. L'une de ces vibrations se trouvera donc dans le même cis que si elle pénétrait dans un milieu plus réfringent, et l'autre entrera, au contraire, âiDs un milieu relativement moins réfringent. Do là bifurcation du rayon ro et formation de deux rayons od et cj/, tous deux déviés, l'un H droite , l'autre a gauche. Le prisme ADK pruduira sur chaque rayon une nouvelle déviation dans le sens de la première , et augmentera ainsi l'angle d'écartement des rayons émergents dh' et//i. Ces rayons possèdent tous les caractères de la lumière polarisée circulnirouient; ou constate, en outre, que les vibrations se ^iut à droite pour l'un , et h gauche pour l'autre.

[Le quartz doit son pouvoir rotatoire à sa structure cristalline ; la niol(''culo même de ce corps est inactive , car les solutions de silice ne dévient pas le pian de polarisation. Il en. est de niùnie de ({uelques autres substances qui worrent sur la lumière polarisée la même action que le ({uartz ; telles sont le «nalire (sulfure di» mercure cristallisé), le chlorate et le hromate de soude , l'acétate d'urane et de soude. L(î fait est remarquable pour ces trois derniers fûrps, pîu'ce qu'ils cristallisent dans le système régulier.]

240. POUVOIR ROTATOIRE MOLÉCULAIRE. — Un ^nand nombre de substances, liquides naturellement ou dissoutes dans ini li({uide inactif, exercent sur la lumière polarist»e une action senddable à celle du quartz. Le pouvoir rotatoire ^ ces substances , se manifesUmt en dehors de tout phénomène de crist^dlisalion, appartient évidemment à la molécule môme du corps.

Le pouvoir rotatoire moléculaire se rencontre dans la plupart des piincipes immédiate qui sont élaborés .sous Tinfluence de la vie dans les êtres organisés, animaux ou végétaux, et qui offrent un C(Mlain degré de complication molécu- «ire. Nous citerons, entre autres, les dllférentes espèces de sucre, la dextrine, is itonime arabique , les essences de térébenthine, de citron etc., les acides ^rtrique, maliquc etc., la quinine, la cinchonine, la strychnine et d'autres alcaloïdes, Talbiimine, la chondrine etc. Parmi <'es corps, les uns dévient h» l*hn de [K>larisation à droite, les autres le font tournei' à fcauche. Ainsi la sîïc-

charoso (sucre de canne), la glycose (sucre de raif^in, de diabète), la (sucre de lail), la dextrine, l'essence de citron etc. sont dextrogtjres ; mine, la gélatine, la gomme arabicfue, les essences de térélwnthine , i ricr etc. sont lêvogifres. Il en est quelques-uns qui, quoique ayant la composition chimique, sont tantôt dextrogyres, tantôt lévogyres ; Taci triïjue se trouve dans ce cas ; aussi distingue-t-on un acide lartrique i un acide tartriquc gauche.

[L'action rotatoire d'un liquide appartenant à la molécule même du il est évident que, toutes choses égales, la déviation du plan de polan produite par une colonne liquide doit être proportionnelle au noml inoléciden traversées par la lumière^ c'est-à-dire à la longueur de lac et à la densité de la substance active.

Si nouR appelons Qt Taiir^lo de déviatiuii, d la densité do la substance active, i giieur do la colonne liquide , nous avons :

a — p c^/ d'où Ton tire :

f= ,lr ^')

La quantité p est ce que Biot appelle le pouvoir rotatoire moirrulaire : <in pet finir : la tUriation du plan de polarisation que produit une Hubutanee, en êupp dénoté et non épaisseur ramenée* à Vunité. Le pouvoir rotatoîn* moléculaire var substance h Tautre; mais, en général, il est eonstaut pour un nirnie eor]is, que soient les valeurs qu'on donne k d et îi / , ptturvu toutefois que la température ne pas; il sert doue à spécîiîer ce corjis quant îi son action rotatoire.

S'il s'u^t d'une dissolution, on calculera la densité d de la manière suivante 7> le poids de la substance active, et V le volume de la dissolution ; la densité à

actif sera ovidemment le rapport' de siui poids h son vtdume, e'est-h-dire ^, , cl

mule (1) deviendra :

pi

C'ette dernière fonnule pennet de ealouler la quantité de substance active c dans une dissolution, quand on connaît le pouvoir rotatoire p d(^ cette subst suffit alors d'évaluer, à l'aide d'un appareil de polarisation rotati>îre <.voy. îJ "1\\^* la déviation produite par une colonne liquide dont on mesure la louf^u-ur et le

De* la fi»rmule {;!) on tire :

étpiation qui dminc la déviation n itrodiiite par unt* colonne / d'une dissiiluti^n numt un poids p de substance active dans un volumr V.

Quand on a atlaire k un mélange de plusieurs substances actives, on calculr ment les déviations de cbacune d'elles, comme si elle 'était seule, et on fait leur en affectant du signe -f- les déviations qui ont lieu a droite, et du signe — ce sont de sens contraire. Sup]>osons, par exemple, qu'on ait un mélange de deu tances aetives de pouvoirs rotatoires p et p' ; soient 7> et p' les poids de ces siib V le volume de Ja dissolution, et / la longueur de la Cnlonne liquide. I^a dt'\i.it à la iiremièn^ substainee sera :

POLARISATION ROTATOIRE. 459

Lt dëTiation dac à la Rcoonde aura pour valeur :

Donc , nous aurons pour la déviation totale A :

A = «-+-a'=. ^ (Pl>-hP>') ... (4)

Koam donnons, dans le tableau ci-dessous, les pouvoirs rotatoiros d*uù certain nombre de corp0 dont la plupart se rencontrent dans Torganisme humain. Suivant que la de- TÎatioa A lieu k droite ou à gauche, elle est prëcëdce du signe H* ou du signe — .

SUBSTANCES DEXTROGYRES/

Saccharose (sucre do cannes) o =

C w-lycosc (sucre de raisin) **•

f ^actose (sucre de lait) p =^

-. , ^ de Pasteur ? ~

l^actoglycoscs .,,„,,,.

/ de Fudokowski P ^^

r>extrînc ? ~

«Vinidon soluble o ^^

'Vcide glycocholiqnc

Taurocholatc

SUBSTANCES LEVOGYRES.

liëvulose c

(romme arabique c

4i. . \ du sërum 0,

Albumine •..,,, ,, r

I nn blanc d œut

Gélatine

Chondrine \ avec un peu de soude . . .

dissoute dans Teau , / avec grand excès de soude .

I U Qutatîon pD reprc^sentc la de'viation de la couleur correspondant îi la raie D de I «mmbofer. Les pouvoirs rotatoircs simplement ddsignt^s par p se rapportent au jaune

^. Appareils de polarisation pour la détermination du pouvoir rotatoire mo-

^fcalaire. — Biot, Soleil [M. Wild et (rautros) ont ima^iiK"; des appareils qui

P^^ttieltent de mesurer la déviation imprimée au plan de polarisation par un

'J^uide actif y c'est-à-dire doué du pouvoir rotatoire, ou par une substance ac-

^^c en .««olution dans un liquide inactif ; à Taide de cette déviation, on peut

^uite calculer, soit le pouvoir rotatoire moléculaire, soit la richesse d'une

^"*tion en substance active. — Tous ces appareils renferment, comme parties

"^ntielles, un polariseur et un analyseur.

[ Apparkil i»k Biot ('). — Dans col appari»il le polarisour «»sl nn mii-oir «i verre noir qu'on incline sous un angle convenahlt» pour polariser entièreiiu-nl la lumière ; l'analyseur consislo en un prisme <le Nleol monté dans un petit tiil»? mobile autour «le son axe ; ce tuhe entraîne dans son mouvement une alidadf. <jui parcourt un cercle fixe divisé en dej^^rés, et qui indique ainsi Tan^ilo i|'i«' l'ail la section principale de l'analyseur avec le plan primitif de )K)larisatinii.

Entre le polariseur et l'analyseur se place un tuhe de vern» éjiais q\f oii mirplit du litiuide à examiner. Le tube pbîin de li(|uide est fermé à cliacufn» dr ses extrémités par un disque de verre, maintenu en place à Taide d'une \in'Ir méUillique qui .<«» visse sur une pfaîne en laiton , servant d'envelop|V au IuIhde verrt».

Pour observer, on fait tourner l'analyseur jusqu'à ce que la teinte seit*iiik apparaisse (cf. jj 238'') : on lit alors sur \o cei'cle jrradué le depré indiqua jmf l'alidade, et on a ainsi mesuré la déviation d\i plan de polarisation.]

2i0*'. SAcr.iiAHiMKTUK DK SoLKiL. — L'api»areil iinajçiné par Soleil M |«rticulièrement destiné à doser la (piantité de sucre conttMiu dans un liquidi' : il'* là, le nom d(» sacduir'nni'li'e qui lui a été donné.

Le saccliarimètre de Soleil se compose de trois parties princip;ile$ A, HJ* (Fijr. 200) : la partie jïostérieure A itMilerme le polariseur, la p;ntie aiitt'wrr n, l'analyseur et un dis])ositif spécial pour mesurer l'action rolatiuredo ImlNsolution sucrée. Dans la partie iiilerniédiaire C, se place le tube (î , rciii|'li«J" liquide sur bMjuel on opère; ce tube est semblable à celui de ra|i|Mn'il i^'' Hiot.

Le polarisateur est un prisme Ijiréfrinjrent acbromatisé /i, lijiuréà part «'ii»i • la lumière jiénètre en o par une petite ouvertm*<î circulaire, et tonilie ^»r I'' prisme/), ({ui la judarise en donnant deux iniajjes di* rouverlun*: niMi* l'""'' d'elles, l'image onliuaire, est airétée par un diaphragme. L'analysc\n\ i'""' sist^uit en un prismr» de Nicol li«iuré à part en N, de profil et de \'mt* , ikiUI"' dans la parii«» W la |>osition uiartjuée a. 11 e^^t précédé d'un tube L, rmlcinMii' une lunette (h» Cialilée à courti? portée, destinée à rendrr la vision lu-th'. I-*' prisme de Nicol a son ])lan de |)olarisation perpendiculaire à celui du {fin seur. de sorte fjni*, si l'appareil ne renfermait (jue ces deux pièces, l'uiiahM'i: élein<lrait entièrrmènl la hiniière transmise par le |)olariseur. Mai> . ciiln" "' dernier et la partie (1 où on nu't le tubt* reni]di di* la dissolutinn suciVv. '^' trouve» en j>' un biffuariz à rottitians invcrsra ou plaque à drux rotuû*'"^- On nonuiu* ainsi une plaque d«» quartz composée de deux demi-disqui*> <i'«r'*'' épaisseur, tiillés periuMuliculairement à l'axe, l'un dans un cristal dfxtp»-;)''" l'autn» dans un échantillon lévo^iyre ; les deux demi-*lisques stmt jiixt.tfi'^'' suivant leur tranche diamétrale, dt» manière à former un tlisque «in 'il:iii"** conqih't ; la jdacpie à rotation»* inversées est li;;uréi» à paii m i). I^'s |»hn>'''' polarisation dt» l'analyseur et du polariseur étant croisés à an^h* droit, la"*'" ration des deux moitiés du biquartz est identitpuMuent la niénu*. piii^tp^''' moitié (h'xtn)p:yre dévit» à droite b* plan de jxdarisation d'un»» quantité |-i>ti*''

.' Umr, liistnii-ti'tiis ]iriitit|iifs sur ri»l»s<'nali"ii «t In mi'siir»' ilis imiprirtrK it]itii|iitfN !!)■]•« Ii'>> •■'•'*' -' * , \i-f lV\i»u(ii* Miicfiiict i\v leur HpiiIii'Htiim à la rlilinio iiHMUrali*. M-ifiitiliqiit* «t liidiistrlcUi'. I*«ri4 loi-'*- ■' '

I>ULAIII&\T1UN liyTAlKlIlE.

ut «gale à celle «lont la moilii!' lévivgyre le faîl tourner à gauclie. I/èpaisscur b plaque a vté L'hoUie telle que la couleur comiiiune obtenue dans les coiims qui viennent d'être indiquées soit celle de la teinte sennible; il faut

|K)iir cela uiio épaisseur dtî 3""",7. Pour jhmi qu'on déplaaî alors ranalys^'ur dans un sens ou dans Tautrc, Tune des moitiés vire au bleu , tmdisquo Tautn* passe au rouge (Fi^. 'iCî), Q'), car les plans (ie polarisation des rayons lumineux qui ont ti'aversé les <leux moitiés du hiquarlz ne sont plus symétriquoment placés par rapport à la section |)rinci|mle de l'analyseur « et celle -l'i s'fst rapprochée autant de l'un qu'elle s'éloijçnait de l'autre.

Il est évident que rinter)K)sition d'un li((uide doué du pouvoir rotaloire eiilrv la plaque à deux rotations et Tanalyseui*, produira le même effet que la rolatinu de ce dernier; le liquide augmentera l'action du demi-<Hsquc à |H>uvoir natatoire de même sens , dans la même i>roportion ((u'il <iiminuera celle du iloniidis(|ue qui dévie le plan de polarisation eu sens iuvei'se. Ainsi le tul)eG, n'inj'l» de la dissolution active, étant mis en (1, détruira l'i'^alité de teinte des «itMix moitiés de la plaqut; à rotations inverses.

Il s'agit maintenant d'évaluer l'action rotatoire de la colonne liquitle iuttfH l>osée. On y arrive trés-simploment en amiulant celte action par celle (1'»^ plaque de quartz (jui dévie en sens contraire de la rotation pi'oduite jwr K' liquide, et «jui ait l'épaisseur voulue.

A cet eft'et, MM. Didm.sctj et Soleil ont imaginé, sous le nom de cim«/f*<?'i" tcuVj un dispositif ingénieux ([ui permet tout à la lois de faire varier Tépats«»ur de la plaque dt» quart/, et le sens de son pouvoir l'otatoii'e. La* conipmsateur est placé dans la partie B du saccliarimétre, iMitre le tuln.» à liquide «"l l'analyseur. Il comprend deux pièces : une ])laque simple ]t" de quaiiz t/f/troffifre perpeudiculaiie à Taxe», de 3 millimètrtîs <répaisseur, et le conipensateur proprement dit, consisUuit en une placjue de (juartz Icvogijre, formée elle-même de deux lames /, /', dont une coupe horizontale est figurée à p^^ en 1). I^s faces de chaque lame soiit inclinées Tune sur l'autre sous un an;!»' très-aigu, et forment ainsi nn prisme à arête V(Miicale; ces prismes, parlaitenuMit égaux entre eux et achromatises par des pri^mrs d<» veriv, se Inuivrtii tlisposés l'un au devant de l'autn*, mais m sens inverse, de manier»* à i^'r»" siMiler une pKiqur de quartz à faces parallêh^s. On peut , en outre, fain* iili^^'f h's deux lames l'une sur l'autn» horizontalement et dans desdii*ectionsop|>iwo». ce qui permet <le fifire varier l'épaissriir du système <*t de la ivudre à vokw''' HUï)érieiu'e ou inférii-ure à celle dr la plîupn» dextn»gyre />". Pour êHVHtupr«f déj)lacpment nmturl des lames, on mantruvre le bouton h qui porte un pi^iunu denté agissant sur de\ix crémaillères, ada|)tét's à la partie inférieur!» des nu'iiturcs mét;illi(|ucs des prismes. I/iuje des montures (»st surmonlcH» d'une n-;^' ee, placée horizontalement en travers «le Taxe du saccharimèlre (\o\. au-»!*'*' sous de la partie H, la projection horizontale de celle même partie : Vm^^ mouture porte un double vernier rr, pla<é en regard de la règle, sur laip»»'!'' sont tracées des divisions dtî part et d'autre du zéro , qui «»sl au milieu, l-i j*" sition du zéro du vernier. par rap))ort aux divisions de réchelh» , iniiiqn«'lJ grandeur el le sens du déplacement relatif des deux lames, et j^Tinef d'èvaM Tépiiisseur Jorres])ondanh» du système. Quand les zéros di» la W'gle el liu ^frnier conuideni , r'est la jiosition ligurêe à part en F, la sonnne des é|Mis'ii'iiï> ties denx prismes est égale à l'épaisseur de la platpie //' ; l'ellel i-olaloin' ^ celle dernière se Inmve iiinsi amadé. Si on tourne li» boulon '* de niiniièn'J

i><.)LAUIi>ATIUN UOIATOIIIE. KS

limier répais$oiir du systoiuc des laines mobiles , raction de la plaque dex- [vre devient prépondérante ; si , par un inouvemenl ^n sens invei'se , on mente cette épisseur, c'est l'effet du quaiiz lévojryre qui remporte, e compensateur fournit donc le moyen de neutraliser Taction rotatoire ilr issolution active, et de rétablir ainsi Fégalité de teinte tles deux moitiés du [ue à rotations inverses. Connaissant ré|»aisseur du quartz qui produit ce jltat, épaisseur donnée par le déplacement du vernier, on peut calculer ^'le dont le liquidt? fait tourner le plan de polarisation , et si on connaît , en ne, le pouvoir fotatoire de la substance dissoute , on a tous les éléments essaires pour déterminer, à l'aide des formules du Ji ^iO, la quantité de e substance qui est tenue en solution. Ordinairement chaque division d«» lielle correspond à un «lixiéme de millimètre d'épaisseur de quaiiz en plus ïn moins, suivant le sens du déplacement ; le vernier donnant à son tour leî> èmes, on peut mesurer l'épaisseur à un centième de millimètre. — Pour osag^c des solutions sucrées, on évite tout calcul en se servant des tables M. Clerget(')a dressées à cet effet, et qui donnent pour chaque division de lielle du saccharimètre 1» titre correspondant de la liqueui'.

hiand la liqueur sur laquelle on opiTO ou que la luniiiTC employée nv sont pns încu- I, leur couleur, «'ajoutant à eelU- qu'engemiro lu pi^larîsation rotatoire, modifie la ;e fenrîhle et nuit ainsi à Texaetitud-.* de Tobser^'atiou. Pour rétablir la teinte sen- !, on adapte h Textrémite du sac eh a rime tre, au delà du pidariseur y>, une plaque uartz 7 k rotation pîmple, et un Ree(»nd prisme l>irefringent achroniatisé ». Le quart/. 7, é entre les deux prismes polarisants p et n, dimne une teinte qu'on t'ait varier en iMDt le prisme n jusqu*à ce qu'elle neutralise la coloration du liquide ou de la ère employée.]

)nr graduer le saccharinù-tre, on proeèdr empiriquement. On pre'pare une série de

âons de sucre de canne dans l'eau, à divers degrés dir concentration, et ou mesure

inutiiin eorrespondante à ehacum* d'elles. La même méthode peut être employée

graduer le saceliarimètre par rapport à d'autrrs liquides (li>ués du pouvoir rota-

li^y. PoLAïusTKOBOMKTRK i)K WiLi» i",. — L«* saccliaiimètre do Soleil, lié piir des mains habiles, domie des résultats très-précis, iiiai*^ à lii conui que rn?il de l'observateur ne soit pas atlecté d«» quelque anomalie dan^ L'rceplioii îles couleurs (achromalojïsie, dyschromatnpsie;. 1^' ))nlari<frolM»n* de M. Wild offre cet av;ni*;i^^e que Tévaluatioii ii«' la rotation du plan île risation y rep«)se, non sur Tappivciation d'une couh'ur, mais sur la disjKin de fniii;res irinteiTérence et sur leur réapparition.

ans cet appareil , h* polariseur <.'l l'analyseur sont de*- prisim-s de Ni»'ol. L'u 'rÎ8co/w.* tie Stivart^ placé «Mitre l'analyseur et h* lulifâ licpiiib'. doime une fe travei"sée liorizontaleintMit par uii<* série di* tVan«^«'s parallèles : mais o's g(» manquent dans la partie centrale toutes les lois que h's sections prinles des deux prismes d«» nie»»! son! croi>ée*i ou parallèles, et réapparai^s«Mit

CLKKfrRT, Analyie dvn Riili>taiifi-s safrliarifi-n--. un iii.\vin il.-, iir-tprii-l»'- npilipio» ili- U-iir> ili«<<<'Iiiliiiiii« dastltin lie k'iir mnâviiiiriit iii«Iiiitri«-l {Ahu. 'iv rhiufr <■.' »/• ;.*■/.«./>••' [.ij. Ihi'.i. i. XXVl. p. IT/i.- IOSCy , rriitif|iii.- du narrlmrimî'tn.' Silvil. l*itri< 1>^>'.('..

HL W|fj>. IVbirr (.111 la-injH l'uiMri^tnihi>iik-ti-r itii«l t-iiu- nmi IJ <iimiiiMi:r ilor I>ri'liuiigM:Mn»unte d« ft. Ikrn IfHi.'*.

sitôt qu'on l'ait tourner soit le polariseur, soit Tanalyseur. Le polarisio|»e île Savarl esl formé par la superposition de deux lames épaisses de cpiartz, tailléi'^ un peu obliquement à Taxe et croisées à angle droit. Ce système donne dans la lumière polarisée des franges hyperboliques dont on ne voit que les partii-^ éloignées du sommet , de sorte qu'elles paraissent rectilignes et parallèles.

Supposons maintenant que les sections principales du polariseur et de Taiialyseur soient perpendiculaires l'une à l'autre : il y a interruption des franp's dans là région centrale. Vient-on alors à remplir le tube à lifiuide d'une suh<tance douée du pouvoir rotatoire, les franges réapparaissent dans toute réleoilire de l'image ; poui* les faire disparaître de nouveau , on tourne le polariseur d'uue certaine ([uantilé, (jui mesure précisément la déviation du plan de polarisation.

Quand la déviation surpasse 5^', et qu'on emploie la lumière blanche, les franges d'interférence ne ))euvent jamais être elfacées entièrement, quelle que soit la position du polariseur ; elles [)assent seulement jiar un minimum d'écht. Mais on peut obtenir leur disj^arition en se servant de la lumière monoiiiromatique.J

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