‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 168 sur 201 · ÉLECTRICITÉ STATIQITE. SOURCES D'ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

ÉLECTRICITÉ STATIQITE. SOURCES D'ÉLECTRICITÉ

tige métallique et sur les feuilles d'or; ces dernières divergent. aussitôt puisqu'elles sont chargées d'électricités de même nom qui se repoussent.

Au moyen de cet instrument on peut aussi reconns^itre facilement la nature de l'électricité. A cet effet on électrise d'abord le bouton positivement à l'aide d'un bâton de verre frotté avec de la peau. Si on touche ensuite le bouton avec un corps électrise positivement, la divergence des feuilles d'or augmente ; elle diminue, au contraire, ou disparait même, si le nouveau corps possède de l'électricité négative.

L'électroscope peut encore servir à rechercher si un corps est bon ou maunÛ8 conducteur de l'électricité. L'instrument étant électrise, on le touche avec le corps à essayer: ce corps est-il bon conducteur, il enlève à l'instant même à l'électroscope toute son électricité ; le corps est-il mauvais conducteur, la déperdition de l'électricité ne se fait que petit à petit et exige un temps plus ou moins long. L'air, quoique mauvais conducteur, n'est cependant pas un isolant parfait, de sorte qu'un électroscope se décharge de lui-même, au bout d'un certain temps, sans qu'il soit l>esoin de le loucher avec un bon conducteur.

2M. Accamnlation de rélectricité à la surface des corps. — Quand nous électrisons un corps conducteur, soit parle frottement, soit en le mettant en communication avec une source électrique, du moment que ce corps est parfaitement isolé, l'électricité se porte tout entière à la surface. On peut s'assurer du fiût à l'aide de l'élcctroacope. On se •ert , dans ce but , d'une sphère de métal montée sur un pied isolant en verre, ou TOspendue à un fil de soie, et recouverte de deux hémisphères métalliques

. ,, i ,. . A . /c»' cuM\ Fig.291. — Appareil pour démontrer que l'électricité

qui l'emboîtent exactement (Fig. 294). ,,. p^^. Zt enu^ à u .«rface des corp.. Ces hémisphères étant en place , on les

électrise, puis on les enlève en les tenant par des manches de verre et on constate, au moyen de l'électroscope, que la sphère ne renferme pas la moindre^ tracé d'électricité et même que la surface interne des hémisphères en est dépourvue. [L'expérience est encore plus démonstrative si nous éleclrisons d'abord la sphère et que nous la recouvrions ensuite des deux hémisphères isolés ; on constate, en enlevant ces derniers, que la sphère a perdu toute son électricité, et que celle-ci s'est transportée à la surface extérieure des hémisphères.] Faraday a présente cette expérience sous une forme saisissante : il (îl construire une chambre dont les murs étaient formés de corps bons conducteurs; des fils de cuivre traversaient celte chambre de part en part; en électrisant fortement les parois extérieures, il ne remanjua aucune trace d'électricité, ni sur les fils de cuivre ni à la surface intérieure des parois.

I. Déreloppement de rélectricité par influence. — Quand on approche un corps électrise d'un autre qui se trouve à l'état neutre et qui est séparé du premier par une substance isolante, une couche d'air par exemple , le corps à Tétat neutre s'électrise par influence^ de telle sorte que l'extrémité la plus rap-

L ELECTRICITK.

prochée de la source électrique se charge d'électricité de nom contraire, et que l'autre extrémité prend l'électricité de même nom. Si, par exemple, on dispose au-dessus d'une sphère. métallique isolée B (Fig. 295) et électrisée posithrement un conducteur métallique CD, l'extrémité qui regarde la sphère B s'électrise négativement , tandis que l'extrémité opposée C se charge d'électridté positive. La quantité de fluide négatif accamulé à la surface du t;ylindre CD diminue à partir de D, à mesure qu'on se rapproche du milieu du conducteur, pour faire place I l'électricité positive qui augmente progrèssivement jusqu'à l'extrémité C. Vers le milieu du conducteur, mais plus près de D que de C, se trouve donc une zone appelée ligne neutre, où l'on ne constate aucune trace d'électricité. Vient-on à éloigner li sphère B, le cylindre CD retourne à l'éW neutre. Si le conducteur CD était formé de deux cylindres placés bout à bout et qu'on vint à les séparer pendant qu'ils sont soumis à l'influence de la sphère D, le plus rappn^ ché serait chargé d'électricité de nom cootraire à celle de la sphère, et le plus éloigné d'électricité de même nom. On obtitui plus simplement le même résultat , en touchant avec la main le conducteur CD, pendant qu'il est soumis à l'influence de la sphère B; on ôte ensuite la main avant d'éloigner la sphère B , et le conducteur reste chargé d'électricité de nom contraire à celle du corps inducteur. Dans ce cas notre corps et la terre fonnenl ' avec le cylindre métallique un seul conducteur, dans lequel l'électricité ile môme nom que celle de la sphère B est repoussée le plus loin possiblt^, o'eslà-dire dans le sol , tandis que l'autre espèce d'électricité s'accumule sur le cylindre CD. Quel que soit le point touché, c'est toujours J'électricité de même nom que celle du corps inducteur qui s'écoule dans le sol.

Ces mouvements de l'électricité trouvent leur explication dans les phénomènes d'attraction et de répulsion électriques dont nous avons parlé § 288. Nous avons montré que les corps chargés d'électricités d'espèce contraire s'attirent, et (|ue les corps qui possèdent <ies électricités de môme nom se repoussent. Nous voyons maintenant que cette loi s'applique aussi aux fluides élet^trique^ eux-mêmes : en eflet, l'électricité positive de la sphère B (Fig. 295) attire léle( tricité négative du conducteur CD et repousse la positive; elle sépare doiif les deux fluides, qui se trouvaient primitivement à l'état neutre et par moitiés «Vîiles <lans le conducteur, de telle sorte que l'électricité positive s'acciunule en C et la négative en D. Aussi appelle-t-on ce mode de production de IVIetlri- ( ifô , rlcclrimtion par décomposition ou par influence.

Sur les corps non conducteurs comme le verre, la cire h cacheter, on peut ai^^

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